MAYOTTE: LE FORUM DES MAHORAIS d'içi et d'ailleurs
NA MOU KARIBU

MAYOTTE: GREVE

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MAYOTTE: GREVE

Message par Maadabass le Mar 4 Oct - 21:28

Rappel du premier message :

Mayotte - Les dessous chauds d’une grève


Par Annette Lafond

Jeudi 8 Septembre 2011 à
06:56:38


Alors que l’appel devait être unitaire pour la grève du 21
septembre, les syndicats se déchirent avec un but, selon FO : les
élections professionnelles du 20 octobre.






En mai, les syndicats avaient défilé ensemble
Crédit photo : A.L./Malango
La CGT
Ma et la Cisma
CFDT appellent à la grève pour le 21 septembre. Les motifs
tournent autour de la vie chère qui justifie selon eux « un
SMIG à 1300 euros
» et l’égalité des droits. Ce devait
être une grève générale mais « après des heures de
négociations avec les autres organisations syndicales, le 25 août
puis le 02 septembre, il n’y a pas eu un accord commun sur les
revendications
» révèle Salim
Nahouda, secrétaire général CGT Ma. L’association de défense
des consommateurs ASCOMA
se joindra à eux.
« Un travail de sensibilisation de tous les
salariés du public et du privé et des divers classes sociales est
en cours
» complète Salim Nahouda.

Alors qu’Hamidou
Madi M’Colo, secrétaire FO, compte intervenir sur les ondes de
Mayotte 1ère pour dire son amertume, relatant « je ne sais
pas pourquoi ils ont fait un tel coup !
». Très
certainement, comme il le dit, « parce que nous ne
souhaitions pas remettre en cause les avancées sur l’intégration
»,
alors qu’il rajoute que « faire des démagogies syndicales
c'est berner les salariés et ça je ne pense pas que l'on va (le)
tolérer
».


Rajoutant que la CGT Ma « veut nous
déstabiliser
», il rappelle que sa position « était
soutenue par les représentants des instituteurs (RIVO).
Sur le privé, on avait réussi à s'entendre sur 2 revendications
(conventions collectives et rattrapage du SMIC)
».

Il en tire une conclusion : « l'enjeu
est de taille puisque ce sont les élections professionnelles du 20
octobre
» qui sont en ligne de mire. « Donc
mobilisons nous au lieu de nous déchirer
».

A.L.
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Re: MAYOTTE: GREVE

Message par Maadabass le Lun 10 Oct - 22:04


Le Collectif des réfugiés africains en France soutient la manifestation







Dans une
déclaration, Abdallah Akishuli qui dirige ce Collectif, exprime la
compassion de sa communauté aux revendications contre la vie chère des
manifestants. Il en profite pour rappeler « la situation de précarité qu’ils endurent au vu et au su de tout le monde ».
Il dénonce « la
contre-manifestation du 8 mars 2011 dirigée contre celle du Collectif
des réfugiés africains et demandeurs d’asile qui avait été poussée et
soutenue par certains élus
» sous entendant une man½uvre politique
pour les élections cantonales qui se serait basée sur l’aversion des
mahorais envers les demandeurs d’asile africain or « les mahorais ne sont pas xénophobes » et cette « stratégie de tension n’a pas été suivie dans les urnes »… les proches de l’UMP comprendront !
Et Abdallah demande que les autorités prennent en charge la problématique de la cherté de la vie « et d’y apporter remède sans distinction de statut ou autre puisque la dignité humaine est identique ».
Les africains demandeurs d’asile se joignent donc à la manifestation, en lançant un appel au calme, « au dialogue, à la concertation et sans violence aucune face aux autorités ».
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Re: MAYOTTE: GREVE

Message par zanatani le Lun 10 Oct - 22:05

cette fois la manif
est bien encadré,mais les caillasseurs doivent cesser.ILS Ne doivent pas
bloquer les routes partouts.QU'ils bloquent simplement les zones
trajectoires sans fermer les magasins.Notre économie en dépend.

zanatani
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Re: MAYOTTE: GREVE

Message par mimi le Lun 10 Oct - 22:06


Et il y a ceux qui profitent pour se faire remarquer. Juste
pour faire croire qu'ils sont touchés par le fond du problème de la vie
mahoraise. Non, Non, Non, arrêtez la mascarade! Profiteurs vous étiez,
profiteurs vous resterez!

mimi
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Re: MAYOTTE: GREVE

Message par Maadabass le Lun 10 Oct - 22:10

Mayotte - Dur, dur de négocier !

Par Annette Lafond

Mercredi 5 Octobre 2011 à
21:45:32


Des négociations qui n’avancent pas de manière confortable
en raison de la poursuite du mouvement où les débordements sont
fréquents et sujets à suspension des discussions.






Cinq policiers face aux manifestants postés dans les trois artères
Crédit photo : A.L./Malango

eaucoup de barrages, beaucoup de blocages en
différents points de l’île. En dehors de la manifestation devenue
traditionnelle sur Mamoudzou, ce sont surtout des jeunes qui
bloquaient à Chirongui, au carrefour de Dapani, à Malamani, à
Koungou ou à Vahibé… En Petite-Terre de nombreux barrages étaient
érigés, rendant impossible pendant plusieurs heures l’accès à
l’aéroport.
Du côté de la « capitale », les
affaires s’annonçaient mal dès le matin avec une intervention des
forces de l’ordre contre des manifestants venus fermer les grilles
du magasin Shopi. « Les gendarmes ont agressé un handicapé
qui venait secourir quelqu'un !
» s’exclamait une
manifestante. « On nous a jeté des pierres »
répondait un membre des forces de l’ordre. Re-croisement de jets
de pierres contre grenades lacrymogènes, et re-tensions, remettant
en cause les retours des leaders syndicaux vers les négociations
achoppées l’avant veille : « nous ne reprendrons pas
dans ces circonstances !
». Après une courte concertation,
la dizaine de syndicalistes mandatée pour négocier se retrouvèrent
avec les décideurs économiques à la DIECCTE (Direction du travail)
vers 9h.

Mais la foule de manifestants (300 selon la Police,
et « sans comptage tellement le mouvement est suivi »
selon la CGT Ma), 600 au plus fort de la journée, apprenant
l’arrestation de 5 d’entre eux, firent stopper les négociations
et Salim Nahouda (CGT Ma), Boinali Said Toumbo (Cisma CFDT) et
Noussoura (CGC) entre autre, entamèrent une discussion avec le
commissaire Delattre sur une libération des interpellés, préambule
à la reprise du dialogue. Selon nos informations, 4 d’entre eux
étaient libérés, alors que pendant ce temps, les manifestants
étaient retournés en masse vers le rond point de toutes les
tensions, le rond point El Farouk (SFR).

Un jeune interpelé...
alors que les syndicalistes discutaient de sa libération quelques heures plus tard

Encore et toujours la même valse entre ceux qui
étaient là à la demande des leaders syndicaux pour encadrer la
manifestation et qui ne voulaient pas de blocage de rond-point, et
les « je-suis-là-pour-en-découdre ». De
nouvelles grenades lacrymogènes dispersèrent les manifestants sur 3
côtés : Kawéni, la Grande Traversée (Sodifram) et vers
Mamoudzou et mirent en évidence… les 5 malheureux policiers au
centre du rond point, tentant de faire face sur trois fronts. Les
gendarmes, trop interventionnistes en matinée, arrivèrent pour
reprendre la place. Pas de grosses violences ni de jets de pierres
intempestifs mais cinq manifestants ont été blessés dont une femme
enceinte. A signaler toutefois, le pillage d’un dépôt Sodifram à
Kawéni, au cours duquel, selon nos confrères de Kwézi FM,
« dix-huit sacs de riz ont été placés sur la chaussée »…
Un autre sens à la cherté de la vie…
Nos collègues Fahar et Géraldine de Mayotte 1ère s'abritent des jets de
pierres et
des bombes lacrymogène après avoir eu une caméra endommagée

Les négociations de leurs côtés reprenaient dès
15h. Elles ont été difficiles mais ont débouché sur plusieurs
propositions de baisses des prix, valables dès le lendemain de la
signature du protocole et pour un mois : le sable
baisserait de 2 à 4 euros, la bouteille de gaz passerait de 31 euros
chez Somagaz et 26 euros chez Total, à 25 euros alors que le prix de
la bouteille en métropole est compris entre 28 et 30 euros. Les
cuisses de poulet et les ailes de poulet ont déjà baissé depuis
lundi à respectivement 21,50 euros et 22 euros. Le prix d’1 kg de
farine passerait de 79 centimes à 72 centimes, et les tomates pelées
(397 gr) de 59 centimes à 53 centimes. Le litre de lait ½ écrémé
de 1 euro à 90 centimes.

Les leaders syndicaux doivent présenter ces
avancées à leur base qui émettra des contrepropositions.


Les négociations reprendront demain à 14h.

A.L
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Re: MAYOTTE: GREVE

Message par muzungu le Lun 10 Oct - 22:12

Les grands
responsables de la vie chère à Mayotte sont; JUMBO, SODIFRAM et TOTAL,
voila des années qu'ils se gavent sur le dos de la population en toute
impunité.Si leurs prix étaient diminué de moitié, ils gagneraient encore
de l'argent.
Maintenant, les barrages sur les routes avec des arbres coupés, les feux
de pneus et de poubelles, ne sont pas des façons de manifester. C'est
de la provocation, de la dégradation en fait de la connerie.

muzungu
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Re: MAYOTTE: GREVE

Message par soukkhan le Lun 10 Oct - 22:13


Un bon début, mais peuvent mieux faire!

soukkhan
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Re: MAYOTTE: GREVE

Message par zanatani le Lun 10 Oct - 22:13

s-serif] je suis choqué
de voir que les élus et les syndicats n'appellent pas les jeunes au
calme!on peut manifester sans violence et sans bloquer totalement
l'économie de cette île bassi ivo!
][/size]

zanatani
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Re: MAYOTTE: GREVE

Message par bill le Lun 10 Oct - 22:14


il ne fallait pas faire passer mayotte departement tadon mayotte aux comores

bill
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Re: MAYOTTE: GREVE

Message par Maadabass le Lun 17 Oct - 21:04

Mayotte – Quelques réactions au mouvement contre la vie chère

Par E.T.

Jeudi 6 Octobre 2011 à
16:41:43


Après deux semaines d'un conflit social qui tourne parfois
à l'émeute et au pillage, quelques réactions ou déclarations de soutien
se sont fait jour en métropole, parfois tardivement pour les principaux
partis politiques ''traditionnels''.






Situation chaotique à Mayotte après 8 journées de manifestations
Crédit photo : A.L./Malango
Le PCF (parti communiste français) a été le premier à réagir, jeudi dernier, en apportant son soutien aux « légitimes revendications du mouvement en cours » et a protesté « contre le recours à la répression ». Il accuse Nicolas Sarkozy d'avoir « imposé le processus de départementalisation de l'ile à marche forcée » qui lui impose maintenant d'« assumer les exigences que ce processus a fait naître dans la population française de Mayotte ».
Le PCF est le seul parti politique français qui s'est toujours
clairement prononcé contre la départementalisation de Mayotte.
Vendredi, le NPA (nouveau parti anticapitaliste) d'Olivier Besancenot dénonçait « le déploiement des blindés dans les rues (.) pour s'opposer à la grève générale » et apportait « tout son soutien aux travailleurs mahorais ». Le parti de gauche a jugé la réaction gouvernementale « totalement disproportionnée », faisant le parallèle avec les mouvements sociaux des autres dom tom, « autrement dit dans l'une des "dernières colonies française" ». Il estime qu'il s'agit avant tout « d'une
manifestation du mépris des autorités coloniales pour les Mahorais qui
fait suite à d'autres interventions policières, aux propos racistes de
certains hauts fonctionnaires, à la chasse aux comoriens
"clandestins", aux tentatives de dresser les Mahorais contre les
migrants africains venus du continent
».
Comme on pouvait s'y attendre, le LKP de Guadeloupe a apporté, par la voix de son leader Elie Domota, son « soutien à la mobilisation des travailleurs et du peuple de Mayotte » et « contre le mépris, pour la dignité et le respect ». Il dénonce « un impressionnant dispositif de répression destiné à terroriser les femmes et les hommes ». Il s'insurge également contre le « black out médiatique organisé », notant qu'« aucune information n’est diffusée dans les autres colonies ». Il demande la mise en place d'un « véritable encadrement des prix pour mettre fin à la pwofitasyon ». Tout comme Victorin Lurel, il évoque « l’article
L410-2 du code de commerce [qui] permet de réglementer les prix en
absence de concurrence tout en protégeant et développant la production
et la consommation des produits locaux
».
Pour le parti socialiste, Victorin Lurel, de passage à Mayotte
pour faire campagne pour François Hollande dans le cadre des primaires
socialistes s'est exprimé sur ces manifestations et leurs origines. Il
a notamment fustigé le système des agences de marques qui fait que « avant
même que les produits quittent la métropole, ces agences ont déjà pris
une marge de 50%. Une fois sur place, les distributeurs
correspondants invoquent de faibles marges avoisinant les 1 %, mais le
bénéfice a déjà été fait avant !!
».
Hier, mercredi, François Hollande, candidat à la primaire PS, a appelé le gouvernement à « sortir de son mutisme » face « à l'amplification de la crise sociale à Mayotte » et à ouvrir « sans délai de réelles négociations ». Dans un communiqué, il se dit « inquiet de l'amplification de la crise sociale » « où les manifestations contre la vie chère se succèdent depuis le 27 septembre ». Il appelle également les manifestants « à rester dignes et pacifiques dans leurs protestations ».
Du
côté de la majorité gouvernementale UMP, il aura fallu attendre une
semaine de conflit et trois jours d'émeutes avant que la ministre de
l'outre mer, Marcie-Luce Penchard s'exprime en condamnant les « actes de violence inacceptables ». Hier, dans une allocution télévisée, elle appelait les manifestants au calme tout en faisant un résumé des actions engagées par le gouvernement dans le cadre de la départementalisation.
A Mayotte, quelques réserves

Pour le SNUipp/FSU Mayotte, qui ne participe pas au mouvement, c'est une « autre stratégie qu’il faut pour changer la donne ».
Le syndicat enseignant n'a d'ailleurs pas appelé à manifester.
Égratignant au passage les organisations syndicales qui mènent le
mouvement, « étrangement absentes durant les mouvements durs des enseignants les années précédentes », le Snuipp estime qu'il serait plus efficace d'accompagner les manifestations « de propositions concrètes : faire baisser les prix ou augmenter les salaires ». Le Snuipp en revient à son cheval de bataille, « l’indexation des salaires », qui permettrait « à une partie de la population d’augmenter son pouvoir d’achat et de consommer ». (Il paraît bon de rappeler que l'indexation des salaires ne concerne que les agents de l'état).
Le Snuipp propose également d'installer une aide « sous forme de baisse de taxe sélective pour les entreprises s’engageant à maintenir des prix bas ». Le bon fonctionnement et le respect de ce dispositif serait contrôlé par le conseil général de Mayotte.
Le syndicat enseignant semble aussi très inquiet sur la tournure que pourraient prendre les événements et prévient que « nous ne pouvons pas attendre qu’un malheur plus grave vienne toucher notre communauté ». Il choisit malgré tout clairement son camp en affirmant que « le SNUipp est au côté des manifestants dans leur souffrance et est présent pour obtenir de réelles avancées ».
Il revient également sur l'« effort, porté par l’ensemble de la communauté »
qui avait été fait l'année dernière, en réduisant les taxes douanières
sur quelques produits de première nécessité. La baisse des prix,
logiquement induite par cette mesure n'avait duré que quelques jours,
ce qui n'avait échappé à personne et fait dire au Snuipp qu'elle n'a
« servi qu’aux entreprises à augmenter leurs profits ». Ce
manquement, encore frais dans les mémoires, pèsera forcément sur les
négociations difficiles qui ont bien du mal à s'installer.
(Lire le communiqué intégral)
La
CGPME (confédération générale des petites et moyennes entreprises de
Mayotte), de son côté, estime que la crise que traverse Mayotte est « le résultat d’une économie de marché sans concurrence et organisée principalement par le marché ». Pour elle, la baisse des taxes douanières n'est pas la solution est mène à « un échec prévisible ». Elle déplore que les très petites entreprises qui « représentent la majorité des acteurs économiques du territoire » « ne sont pas du tout accompagnées ».
Elle propose la mise en place d'états généraux des prix à Mayotte et de dégager des solutions pour « éviter
de monter la population contre les entreprises qui souffrent autant
qu’elle des problèmes structurels de l’économie de l’Ile
».
Hier
soir, mercredi, le syndicat des petites entreprises saluait
l'engagement pris la veille par le vice-président du conseil général,
Ibrahim Aboubacar, d'accompagner la mise en place d'une centrale
d'achats « afin de répondre aux besoins des Très Petite Entreprises
(TPE) et de pouvoir adapter les prix des différents produits sur le
marché de Mayotte
», un projet porté par la CGPME Mayotte « depuis 2009 ».
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Re: MAYOTTE: GREVE

Message par Maadabass le Lun 17 Oct - 21:15

Mayotte :
démission totale !!!


Par Annette Lafond

Jeudi 6 Octobre 2011 à
19:46:50


Les négociations se poursuivent alors que les communes de
Mayotte ressemblaient à un état de siège. Aucun appel au calme des
responsables politiques à la radio, aucun effort des adultes qui
regardent les jeunes agresser les automobilistes sans rien dire.







Des jeunes et très jeunes font tomber deux arbres en cours d'après midi à Koungou
Crédit photo : A.L./Malango

Aucun lien possible entre les villages aujourd’hui
à Mayotte. Les barrages et les feux sont allumés un peu partout sur
l’île par des jeunes casseurs. Partout ? Non ! Car tel
le village des invincibles gaulois, le village de Dzoumogné
résiste : « nous, les jeunes adultes avons signalé
que tout poseur de barrage serait dénoncé à la Police, et depuis
ce matin nous n’avons encore eu aucun barrage !
»
affirmait ce jeune croisé sur le bord de la route. Qu’attendent
les autres villages pour réagir ainsi ?


Les gendarmes étaient toute la journée au four et
au moulin, alors qu’à Dzoumogné, les ambulances ne pouvaient
passer, dont une femme enceinte d’un bébé en état de mort f½tale
qui a du être transportée par la brigade nautique de Longoni à
Mamoudzou…

Les chauffeurs de taxi ont décidé de rejoindre à
leur tour le mouvement de grève en mettant en place plusieurs
opérations escargot qui ont momentanément paralysé le trafic à
Kawéni, et le personnel naviguant du Service de Transport maritime
(STM) a mis en place depuis mercredi un service plus que minimum :
une barge effectue les rotations chaque heure, et aucun véhicule
n’est accepté à bord, hormis les urgences et les évacuations
sanitaires. Des camions de police qui voulaient intervenir en Petite
Terre se sont donc vu refoulés dans la matinée.


Mais le problème actuel de Mayotte c’est qu’elle
ne vit plus : les rideaux sont baissés, la consommation est
réduite à néant. Les supermarchés ont pu ouvrir un moment en
matinée, protégés par la gendarmerie, à la demande du préfet.
Mais le Sodifram de Kawéni a du fermer après avoir été pillée
dans la foulée par des manifestants en colère…

Les taxis sont de la partie en opérations escargot

Du côté des syndicats, après avoir refusé
l’ensemble des propositions faites par les décideurs économiques,
les leaders se sont entretenus avec leur base ce jeudi matin. Salim
Nahouda reste sur la proposition de l’intersyndicale : « que
les distributeurs maintiennent leurs marges à 30%
». Les
prix de la bouteille de gaz ont été sujets à débat la veille :
« nous demandons que les tarifs soient régulés par décret
comme c’est le cas en métropole ou à La Réunion. C’est à dire
que de 25 euros proposés par Somagaz et Total, nous pouvons
descendre à 20 euros si l’Etat prend en charge les 5 euros de
différence
». Enfin, la proposition de maintenir cette
baisse des prix sur un mois « est rejetée. Nous demandons
que cela dure le temps des négociations
».


Mais dès le départ des
négociations du jour, le préfet Thomas Degos a prévenu : « on
ne sort pas tant qu’aucun accord ne sera signé
».
Résultat : à 19h les parties discutaient toujours, avec des
éléments positifs à la clef.

A.L.
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Re: MAYOTTE: GREVE

Message par bartam le Lun 17 Oct - 21:18

Ce qui serait
bien c'est qu'enfin la France se dise : "Mais qu'est ce qu'on est venu
faire ici ??" C'est beau la départementalisation...toujours donner et
encore donner mais rien ne suit..ça date pas d'hier. Cette situation,
pour l'avoir déjà connu mais plus brièvement, ne m'étonne guère !

bartam
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Re: MAYOTTE: GREVE

Message par guili- le Lun 17 Oct - 21:19


Stef... Je crois que le temps où l'on se posait la question de
savoir ce que la France est venue faire ici est dépassée depuis un bon
moment. Je ne pense que là soit le problème. On ne s'est pas posé cette
question pour la Guadeloupe me semble-t-il lors des mêmes manifestations
il y a deux ans. Non, pour avoir discuté avec nombre de comoriens, la
population j'entends, pas les dirigeants, aucun ne souhaite voir Mayotte
retombée dans la même misère que ses îles sœurs. Je vous rappelle que
nos compatriotes mahorais sont aujourd'hui tout autant français que vous
ne pouvez l'être. Le problème n'est pas non plus de se dire "nous avons
donné et rien ne suit". En effet, regardez bien, qu'avons nous
réellement donné ? La possibilité aux grosses entreprises de spéculer
honteusement sur la défiscalisation sans pour autant en faire profiter
la population. En trente ans, qu'est-ce que la France à réellement
apporté ? Un hôpital dont la salle des urgences sort depuis peu de
l'insalubrité, des écoles qui ne disposent d'aucun matériel, des
collèges et des lycées surchargés et qui désengorgent à coup de
pré-fabriqués. J'ai même connu une époque où pour un emploi identique,
les m'zungous étaient plus payés que les locaux ! Ne parlons même pas
des prestations sociales ! Non, vraiment, je ne vois pas ce que la
France à réellement "donné". J'ai plus le sentiment que les métros en
ont bien profité... Seulement voilà, l'heure des comptes à sonnée. J'ai
beaucoup de mal avec l'idée que vous véhiculez. Nous, les bons français
qui sommes venus vous coloniser et qui n'avons abolit l'esclavage que 6
ans après l'achat de cette île, dans notre grande mansuétude, nous vous
avons offert des infrastructures métropolitaine au rabais, une
départementalisation fantoche tout en laissant vos élus locaux s'en
mettre plein les fouilles et vous ne nous dites pas merci ? Quel manque
de savoir vivre... On ne peut se moquer du monde sans en subir les
conséquences. J'entends autour de moi des personnes dire : "Mayotte,
c'est plus ce que c'était...". Elle signifie quoi exactement cette
phrase ? Elle me fait penser aux nostalgiques de Tintin au Congo.
J'aurais plutôt envie de dire, enfin, Mayotte ne va plus ressembler à ce
qu'elle était. Il n'y aura plus les métros, dont le seul contact avec
la population locale se limite aux employés de maison, d'un côté et les
gentils locaux au sourire charmant qui vivent dans des cases en vendant
leur artisanat si pittoresque. Le changement semble difficile
apparemment, de devoir enfin se regarder les uns les autres comme des
égaux. Ce qui m'attriste, c'est le manque de soutien aux syndicalistes
qui font ce qu'ils peuvent, avec leurs moyens. Combien de métros se sont
ralliés à leurs côtés pour les aider et les conseiller ? Du coup, et
ben oui, ça dérape, ça déborde et ont rit de leurs revendications qui
nous semblent pour certaines complétement farfelues, mais qui les aident
à structurer tout ça ? Nous vivons simplement ce qu'on appelle le "choc
des cultures". Alors, au lieu de nous enfermer chacun dans la notre,
aidons nous plutôt les uns les autres à nous comprendre et nous
apprécier, sur un même pied d'égalité ! les corses, les bretons et les
alsaciens ont bien réussi eux, alors pourquoi pas nous. Je n'irais pas
jusqu'à dire Mayotte-Lybie même combat, mais c'est tout de même une
forme de tyrannie, toute proportion gardée, qui est vouée à disparaitre.
Cela semble d'ailleurs être dans l'air du temps que de voir les
populations se soulever contre les injustices, réclamant plus d'égalité.
Ne serait-ce finalement pas là le signal de départ de la fin "d'un
monde" annoncé pas les Mayas pour 2012 ? Écoutons nous les uns les
autres, aidons les syndicalistes dans leur mouvement pour sortir de
cette crise, rapprochons nous. Malheureusement, j'ai le sentiment que
l'écoute et la compréhension ne soit pas de mise de part et d'autre...

guili-
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Re: MAYOTTE: GREVE

Message par Rashan le Lun 17 Oct - 21:22

Guili- faudrait arrêter à ton tour...
Je suis Mzoungou d'origine, mais j'ai grandi 22 de mes 23 premières
années à Mayotte, et j'ai vu cette île péricliter d'années en années,
précipitée par ma génération, et celle qui l'a suivie, avide de violence
et d'argent facile... De frère, je suis passé au fur et à mesure à
"blanc" alors même que je respectais plus les anciens que leurs propres
descendants et parlait aussi bien la langue que tout autre maoré.
L'île a été pourrie par des gens voulant tout avoir sans faire aucune
concession, n'acceptant pas de réaliser que si les mzoungou avaient ce
qu'ils avaient, c'était le résultat d'études et de labeur, que si leur
train de vie pouvait sembler supérieur à Mayotte, pour la plupart, il
n'était en réalité qu'à peine de la classe moyenne en métropole...
La réalité est que pour beaucoup de jeunes maorés que leurs
parents/grand-parents aient voté français signifiait voter pour avoir
une manne céleste sans rien avoir à faire... Tout ceux qui pensent ainsi
sont comme ces gens des banlieues en métropole qui vivent sur des
allocations, résultat du labeur des autres ou d'emprunts toxiques pour
le pays, et qui trouvent ça le plus normal du monde...
Avant de demander les mêmes avantages qu'en métropole, il faudrait
peut-être s'occuper de rapporter de l'argent dans les caisses de la
France... (et aussi suivre ses lois, la France est laïque...)
Aujourd'hui, arrive ce qui devait arriver, et malheureusement, j'en
viens au seul constat logique : si, en effet, les entreprises en ont un
peu trop profité et, de fait, l'Etat aurait dû réagir avant, le problème
est beaucoup plus profond et la France devrait amorcer une procédure de
retrait des civils, forces et infrastructures, pour rendre à Mayotte
son indépendance, puisqu'être français dans l'état actuel ne leur
convient pas, et qu'aucune solution n'est avancée pour apporter des
revenus à long terme suffisants pour financer le territoire...
C'est bien dommage d'en arriver là...

Rashan
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Re: MAYOTTE: GREVE

Message par sabine le Lun 17 Oct - 21:23

Ce qui est
surprenant, c'est le silence des médias métropolitains, à croire que
Mayotte est devenu une patate chaude que le gouvernement qui a mis en
place la départementalisation refile au suivant... La vie chère ici
n'est plus à démontrer, alors que le conseil général a renoncé aux
taxes. il ne reste que la solution du contrôle des prix. Mais le jour où
le droit commun s'appliquera à Mayotte, où l'affichage des prix sera
rendu obligatoire, où chaque commerce devra justifier d'une licence, où
les taxes seront reversées à l'état pour la mise en place du RSA ou du
SMIG métropolitain, par exemple, que deviendront les petits commerces
qui fleurissent le long des pistes mahoraises? Lutter contre la vie
chère commence par l'application des lois du commerce. il convient d'y
réfléchir avant toute négociation...

sabine
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Re: MAYOTTE: GREVE

Message par riri le Lun 17 Oct - 21:24

C'est cela le vrai
problème à Mayotte : les adultes ne jouent pas leur rôle, ils sont
coupables de complaisance criminelle, voire de complicité. Aucune
régulation dans la société mahoraise, des milliers de gamins sans
parents et des dizaines de milliers d'autres dont les parents sont
présents sur le territoire sans pour autant se soucier de ce qu'ils
font. C'est plus qu'inquiétant,et cela démontre si besoin était que la
départementalisation était une ânerie. Pourquoi ne pas laisser les
Mahorais, qui ne peuvent plus supporter les métros, rejoindre leurs
camarades Comoriens qui réclament leur ralliement à corps et à cris,
soutenus par l'ONU et toute la communauté internationale ?

riri
Invité


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Re: MAYOTTE: GREVE

Message par magnégné le Lun 17 Oct - 21:25

L'angélisme de
"guili-guili" laisse à penser qu'il n'a jamais mis les pieds à Mayotte,
ou qu'il n'a rien compris. Les Antilles ou la Réunion sont des créations
françaises et le resteront, Mayotte n'est qu'un confetti de l'ancien
Empire, non-décolonisé : une erreur de l'histoire entérinée par Sarko.
A Mayotte, on a une haine féroce, avouée et assumée de l'étranger
comorien ou africain et inavouée, jusque récemment, du blanc.
Comment se sentir lésé quand on se situe dans la zone économique la plus
pauvre du monde (Mozambique, Tanzanie, Comores, Madagascar...), que
l'on ne produit rien, le tout avec un niveau de vie supérieur à un pays
européen de l'Est. La société mahoraise accuse non pas 50 ans de retard,
comme on veut leur laisser croire, mais plusieurs milliers d'années
d'un point de vue historique : société de cueilleurs (même pas pêcheur,
ni chasseur), repliée sur elle même, du fait de l'insularité. On se
demande ou était l'utilité de faire exploser le pouvoir d'achat aussi
vite, pour en arriver à la situation actuelle. La bourgeoisie mahoraise a
accumulé bien plus d'argent qu'il n'était raisonnable : défilé de 4*4 à
60 000 € (cassés encore neufs!), propriétaires fonciers de multiples
maisons construites par des anjouanais balancés à une police
complaisante, emplois fictifs, subventions détournées, détournement
d'argent public, abus de biens sociaux...
L'économie à Mayotte n'existe pas en tant que telle, car à 100% sous
perfusion de la métropole, et donc du contribuable. Le
non-fonctionnement de cet embryon d'économie est dû à l'incompétence et à
la malhonnêteté ultime du conseil général et des mairies, au refus et à
l'incapacité de se mettre au boulot de la majorité de la population. Il
s'agirait plutôt d'un problème d'une société schysophrène, à la dérive,
et en perte totale de valeurs morales.
Ce n'est pas un problème de prix, prix qui ne correspondent à aucune
création de richesses, mais qui permettent juste de définir une échelle
de valeurs : un carton de mabawa ça vaut 36 cocos et c'est tout !(3
cocos = 2 €)
Un mahorais dans un emploi fictif ça mérite 4000 € par mois, un
anjouanais qui bosse, 50 à 150 €, voilà ce que pense la population.
Je vous rappelle qu'en 2003 après l'épuration du village d'Hamouro
l'intégralité de la population, des élites et des maires soutenaient le
maire de Bandrélé avec la complicité de la France. La France a effectué
un lavage de cerveau sur la population , non éduquée, revu et corrigé
l'histoire, au point qu'ils pensent tous la même chose. Je vous cite les
principaux postulats plus débiles et inexacts les uns que les autres :
* nous on est gentils et accueillants, car on est mahorais
* On a choisi d'être français et on est plus français que les blancs
puisque l'on est mahorais. On était français avant l'Alsace et la
Loraine !
* On n’est pas comoriens, ni africains, puisque l'on est mahorais.
* Voler un zoungou, c'est pas voler, car c'est un kaffir et que nous on est .... etc, etc
*Tous les mouzoungous sont riches et sont venus à Mayotte parce qu'il était clochard en France
Le fondement de cette société consiste à exploiter la main-d'œuvre
anjouanaise et à extirper le plus d'argent possible à la France et aux
Mouzoungous. La malhonnêteté est sans limites d'un bout à l'autre de la
société. Du député , aux maires en passant par les conseillers généraux
jusqu'au simple citoyen on retrouve le même principe : pillage
systématique considéré comme légitime! Et toujours aucune réaction des
autorités qui laissent la situation se dégrader...et matraque les
Comoriens pour le plus grand plaisir de nos chers compatriotes (dans ce
qui convient d'appeler un "crime contre l'humanité"). Donc impunité
totale devant la justice, avec le sentiment du contraire, enrichissement
très rapide de la nouvelle bourgeoisie : les "enfants gâtés de la
république".
L'explosion démographique, l'immigration des pays voisins non maîtrisée
(voire encouragée pour bétonner à moindre coût Mayotte), le desserrement
et la frustration des jeunes, auraient du conduire l'état à prendre des
mesures tout autres que cette départementalisation parfaitement
incongrue. On voit mal comment les Mahorais qui prennent, mais ne
donnent jamais, pourraient accepter de payer des impôts en 2014.
Donc "liberté des peuples à disposer d'eux même" et retour à
l'indépendance dans l'indifférence générale de la communauté
internationale. Ce serait d'ailleurs très simple pour la France de
soudoyer les dirigeants locaux, corrompus et sans conscience politique,
pour convaincre les autres de demander l'indépendance (à 96 % :-) )!
Il fallait garder Anjouan française, la population est plus francophone et francophile et rechigne moins à travailler !
PS : je m'occupe d'un enfant comorien sur lequel les gentils instits
locaux ont pratiqué les pires maltraitances : par exemple une année
scolaire complète à se faire appelé "godzo boua" (bite de chien) par la
maîtresse qui doit toujours sévir à Cavani briqueterie, ou un autre qui
lui refuse de sortir aux toilettes avec la diarrhée et dit à toute la
classe "vous voyer comment les Comoriens sont sales"...J'ai connu très
bien, des gamins comoriens, aujourd'hui morts, après avoir été refoulés
des urgences, par l'accueil tout mahorais. ( "allé boueni rentre à la
maison lui donner du Dafalgan")... Et je vous épargne les trucs les plus
gores ...
Je m'excuse de ma véhémence auprès des trop rares Mahorais qui
travaillent réellement (souvent au SMIC), qui ont conscience d'être des
Comoriens à la nationalité française, d'être privilégiés, et qui ont
échappé à la sale mentalité ambiante. Je regrette un Y. Bamana qui se
retournerait dans sa tombe, en voyant le travail de sape du CG
d'aujourd'hui. J'invite les jeunes, non encore pourris par la société
des adultes, à profiter de leur nationalité française pour partir à la
découverte du reste du monde et à sortir de cette société des plus
malsaine.

magnégné
Invité


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Re: MAYOTTE: GREVE

Message par ALLAOUI le Lun 17 Oct - 21:25

C'est la preuve
de l'échec de l'UMP. Il ne suffit d'offrir un marmite quasiment vide
qu'il faut crier haut et fort que c'est nous avons accordés aux Mahorais
la départementalisation. Ne nous mette pas dans un bateau à l'essaie
sans gilet de sauvetage. Je crois que je vais devoir déchirer ma carte
membre UMP pour voter à gauche. Mahorais, Mahoraises et les français,
osez changer et basculer le gouvernement à gauche. Nous n'avons plus
besoin des discours futiles des ministres ou du Préfet, nous avons
besoins actes concrets.

ALLAOUI
Invité


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Re: MAYOTTE: GREVE

Message par Frida le Lun 17 Oct - 21:27

Bande de racistes!
donneurs de leçon à deux balles! Le seul qui a raison sur cette page,
c'est guili-. Toi qui te surnommes "Mayotte Magnégné" ça se voit
que tu n'est jamais allé à Anjouan ou tu n'as rien compris! Et non. Ce
n'est pas parce que je suis mahorais que je suis gentil toute la
journée. Ce n'est pas parce que je suis mahorais que je ne sais pas que
pour réussir il faut travailler! Ce n'est pas parce que je suis
mahorais que je laisserai mes enfants participer à ces manifs avec ma
bénédiction. La-dessus, il suffit d'écouter la radio notamment Kwési où
les auditeurs n'arrêtent pas de dire que les enfants n'ont rien a
affaire dans cette grève. Et ce n'est pas des métros ( genre on aurait
copié). D'ailleurs c'est ce que je me suis dit dès le deuxième jour de
l'évènement quand j'ai vu des enfants âgés d'à peine 10 ans barrer la
route. J'ai vu aussi une chose et ce n'est une fiction. En essayant de
me frayer un chemin entre la foule et la fumée, j'ai vu un père venu
chercher de force ses deux garçons d'à peine 8 ans. Et là je me suis dis
" ça c'est un parent et c'est exactement ce que j'aurai fait" C'était
peut-être un bon anjouanais qui sait..

Sinon, si tu te moque de ceux qui te disent " qu'on est pas
comoriens, ni africains" c'est que tu n'as rien compris non plus. Car
pour toi du moment où on vient d'Afrique sans y être né ni vécu ni
grandi on est africains c'est ça ? Alors va dire à un Africain qu'il
est mahorais, et entends ce qu'il te répondra. Ou va dire à un comorien
qu'il est mahorais et écoute le bien..Il te dira non! je suis comorien.
Et du coup c'est normal que le mahorais te dises qu'il est mahorais
tout simplement. Et toi, si on te dis que tu es anglais et que tu ne
l'es pas. Tu réponds quoi? Autrement ne viens pas me faire croire non
plus qu'il n' y a que nos hommes politiques qui sont corrompus et qui
s'en mettent plein les fouilles. Pense à chirac et aux autres. Pourquoi
Napoléon Bonaparte a rétabli l'esclavage déjà? pour s'en mettre plein
les fouilles!

Quant aux Antilles et à La Réunion, ce sont encore des territoires
non-décolonisés. Sinon pourquoi l'antillais et le réunionnais ne se sent
pas a l'aise ou chez lui en Métrople? parce que nègre ou trop basané!

Mayotte, société de cueilleurs même pas de ( pêcheurs et de
chasseurs). Bizarement ce discours me fait penser à ce que les colons
disaient des calédoniens y a quelques années "Regardez, autres fois les
mélanésiens vivaient de cultures et d'un peu de pêche, et le reste de
l'année c'est pour se délasser. Il y a forcément cet état d'esprit qui
reste. Ça changera, ça viendra, mais on ne peut pas changer les
mentalités comme ça". ça c'était pour les rabaisser, pour les faire
passer pour des fainéants histoire de renforcer et perpétuer la
différence entre Calédoniens et les français de France. Donc ça sert à
rien de nous faire passer pour des débiles et des fainéants. ça prendra
pas.

Pour l'histoire de Mayotte, ne nous la fait pas. tu as connu Mayotte
y 50 ans? y a 30 ans? Mon histoire, je la connais. Et personne ne
viendra me laver le cerveau. Il suffit de lire Askandari Allaoui, Bacco
Mambo Abdou et d'autres dont je te laisse le soin de découvrir par toi
même afin de te rendre compte qu'on sait plus que tu ne le crois.


En gros si j'ai bien compris, la grève contre la vie chère vire au
racisme et au mépris de nous autres Mahorais. Et bien bravo!!!!!


Ps- pour les enfants maltraités à l'école, porte pleinte. Ou tu l'as
déjà fait et comme c'est des anjouanais on s'en fou. C'est ça? Me
répondre oui ne m'étonnera pas. si c'est le cas, emploie les bons
moyens: avocat, presse internationnale etc....

N.B: je ne généralise pas je m'adresse à ceux qui se sont exprimé sur cette page quand j'ai écris.

Frida
Invité


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Re: MAYOTTE: GREVE

Message par Mari le Lun 17 Oct - 21:28

c'est
bien une discussion de métropolitain, stérile et sans intérêt réel.
Aujourd'hui les mahorais sont en France et voit réellement, comment s'
applique la fameuse égalité, liberté, fraternité. Nous sommes victimes
de discrimination, racisme comme les autres étrangers en France. Alors
arrêtez de nous prendre pour des idiots quand on réclame nos droits. On
est en France et il y' a beaucoup de chose mauvaises à dire. Alors
respect

Mari
Invité


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Re: MAYOTTE: GREVE

Message par riri le Lun 17 Oct - 21:29

AHAMADI et FRIDA
sortent la grosse artillerie : "racistes!" Voilà on y est, circulez y a
rien à voir, si vous êtes ulcéré ded voir des pseudo-manifestants
pacifiques, bloquer toute circulation (entrave à la circulation : délit
pénal puni de deux ans d'emprisonnement, partout sur le territoire de la
République), et se livrer aux pires exactions, c'est que vous êtes
RACISTES ! Eureka !
En tous cas, peut-être que des racistes il y en a effectivement, et pas
seulement en paroles, confer le jeune métro inconscient,qui a tenté de
passer un barrage sur son scooter, et qui a été courageusement
poignardé...

riri
Invité


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Re: MAYOTTE: GREVE

Message par Frida le Lun 17 Oct - 21:30

Euréka ! Oui, oui,
Riri, tu peux le crier autant et aussi fort qu’Archimède. Mais ce n’est
pas parce qu’on s’insurge contre les blocages que je parle de racisme.
Relie ton commentaire (les parents mahorais sont irresponsables (d’où tu
généralise et pour qui tu nous prends ?), tu nous chante l’Independence
(on n’en veut pas parce que à la con !). Relie les autres commentaires
également et tu verras pourquoi je parle de racisme. Au lieu de faire
comme si t’avais pas compris.

Parlant de blocage des routes (entrave à la circulation : délit pénal
puni de deux ans d'emprisonnement, partout sur le territoire de la
République), je me souviens que pendant la période du CPE (Contrat
Premier Embauche) en Métropole (2006), les étudiants et les lycéens
soutenus par des partis politiques ainsi que par plusieurs syndicats se
sont mis à manifester contre ce projet pendant 3 mois dans tout le
pays. Qu’est ce qui s’est passé ? Blocage de trains, des rocades, de
pont, des voies rapides, heurts avec la police en cours de cortèges,
projectiles sur les forces de l’ordre, cocktails Molotov devant la
Sorbonne et à Rennes, désordre dans les bus, écoles primaires et
secondaires perturbées, Propositions du Gouvernement refusées par les
syndicats….. .Evidemment le tout a empêché bon nombres de personnes de
se déplacer et de se rendre au boulot. Tu vas me dire que les bloqueurs
sont tous allés en prison pendant 2 ans ? (Arrête !!!). Tu vas me dire
que ces jeunes ont fait ça parce que leurs présents sur le territoire
ne se soucient pas de ce qu'ils font ? Retiens juste que tout changement
engendre des désordres qui ne convient pas forcément à tout le monde.
Désordres que je ne cautionne pas non plus mais que je peux comprendre.


Quant à ce jeune métro qui a été poignardé. Comment ça se fait qu’aucun
média n’en a parlé ? Pourtant, des journalistes sont sur les lieux et
en direct à la radio toute la journée. Pourquoi, on a parlé que des
autres blessés et non de lui ? Parce que, c’est un métro et on s’en
fout c’est ça ? Là aussi, (arrête !!!!).

PS- Ce n’est pas que les Mahorais ne supportent plus les mzoungous.
Non, non, non, les Mahorais ne supportent pas les mzoungous comme toi,
qui aiment à nous faire passer pour ce qu’on n’est pas !

Frida
Invité


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Re: MAYOTTE: GREVE

Message par Frida le Lun 17 Oct - 21:31

Pour le jeune homme poignardé, c'est vrai. Autant pour moi,je retire ce que j'ai dit la-dessus.

Frida
Invité


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Re: MAYOTTE: GREVE

Message par Maadabass le Lun 17 Oct - 21:36

Mayotte - Enfant blessé par flash ball :
un gendarme en garde à vue


Par Annette Lafond

Lundi 10 Octobre 2011 à
19:55:39

Un jeune garçon a perdu un ½il lors d’un tir de flash ball
au port de Longoni vendredi dernier. Une reconstitution a eu lieu
dimanche et le procureur rappelle que les enfants n’ont rien à faire sur
ces zones de troubles à l’ordre public.





Le procureur Philippe Faisandier lance un appel aux parents d'enfants dresseurs de barrages
Crédit photo : A.L./Malango










Au port de Longoni vendredi 7 octobre en début
d’après-midi un jeune garçon de 9 ans a été gravement blessé
par un tir de flash ball (tir de balles en caoutchouc) : il a
perdu un ½il et a été évacué à l’hôpital Saint Pierre de La
Réunion samedi.

« De jeunes enfants essayaient de
s’introduire dans le port dont le directeur a aussitôt appelé la
gendarmerie pour protéger les installations
» explique le
procureur Philippe Faisandier. En arrivant sur les lieux, le véhicule
de gendarmerie essuie une « grêlée » de cailloux
et se retrouve devant un barrage entouré de manifestants. Deux
gendarmes s’avancent vers les installations menacées, et l’un
d’eux tire pour protéger son camarade menacé : « il
s’agit d’un tir volontaire, à 11 m de l’enfant. J’ai donc
ordonné l’ouverture d’une enquête diligentée par la section de
recherche de la gendarmerie et qui débouchera sur l’ouverture
d’une information judiciaire
».

Philippe Faisandier va retenir la qualification de
violence ayant entrainé une infirmité permanente et violence sur
mineur de moins de 15 ans avec usage d’une arme et par un
dépositaire de l’autorité public dans l’exercice de ses
fonction. Le gendarme a été placé en garde à vue.

Le procureur rappelle que depuis 2 semaines, en
marge des protestations sociales, d’autres phénomènes se greffent
comme le pillage, le racket ou les casseurs : « il y a de
plus en plus d’enfants au milieu des adultes
» alors
que des violence s’y déroulent « comme cet homme
poignardé parce qu’il avait forcé un barrage
» ou « ces
cocktails molotov envoyés sur les forces de l’ordre
» et
les gaz lacrymogènes qui s’ensuivent. « J’en appelle aux
parents pour qu’ils extraient leurs enfants de ce contexte
trop dangereux
».

A.L
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Re: MAYOTTE: GREVE

Message par Manso le Lun 17 Oct - 21:38

Pour une superficie
de près de 400 km², l’île accueille 210.000 habitants : la densité de
population est donc aujourd’hui de 525 hab/km², ce qui est déjà très
impressionnant. Or, du fait de la permanence d’un taux de natalité
extrêmement élevé (4,2 enfants par femme!), et qui va être soutenu à
bout de bras par les prestations familiales, l’île comptera 500.000
habitants en 2050. Sa densité de population sera alors de 1.250 hab/km²
(par comparaison, celle du Bangladesh est de 1.047 hab/km²). Si une
Démographie Responsable, comme l'association du même nom, ne s'installe
pas à Mayotte, son avenir est plus que sombre...

Manso
Invité


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Re: MAYOTTE: GREVE

Message par bdn976 le Lun 17 Oct - 21:38


début d'aprés midi ! c'est l'école non! encore un agent des
forces de l'ordre qui ne faisait que son travail et qui cherchait à
rétablir l'ordre qui va encore se retrouver devant le tribunal. Encore
une fois, vive la violence envers la police et la gendarmerie, car seuls
les délinquants ont raison envers notre chére justice. On en a marre
que la police soit la cible de commentaires en tous genres alors qu'ils
ne font que leur travail. Ils sont aussi péres de famille et je ne pense
pas que leurs enfants de 9 ans prennent part aux manifs. Ils sont à
l'école pou s'éduquer et non jeter des pierres sur les forces de
l'ordre. Caribu dans la vraie France

bdn976
Invité


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Re: MAYOTTE: GREVE

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