MAYOTTE: LE FORUM DES MAHORAIS d'içi et d'ailleurs
NA MOU KARIBU

MAYOTTE: GREVE

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MAYOTTE: GREVE

Message par Maadabass le Mar 4 Oct - 21:28

Mayotte - Les dessous chauds d’une grève


Par Annette Lafond

Jeudi 8 Septembre 2011 à
06:56:38


Alors que l’appel devait être unitaire pour la grève du 21
septembre, les syndicats se déchirent avec un but, selon FO : les
élections professionnelles du 20 octobre.






En mai, les syndicats avaient défilé ensemble
Crédit photo : A.L./Malango
La CGT
Ma
et la Cisma
CFDT
appellent à la grève pour le 21 septembre. Les motifs
tournent autour de la vie chère qui justifie selon eux « un
SMIG à 1300 euros
» et l’égalité des droits. Ce devait
être une grève générale mais « après des heures de
négociations avec les autres organisations syndicales, le 25 août
puis le 02 septembre, il n’y a pas eu un accord commun sur les
revendications
» révèle Salim
Nahouda
, secrétaire général CGT Ma. L’association de défense
des consommateurs ASCOMA
se joindra à eux.
« Un travail de sensibilisation de tous les
salariés du public et du privé et des divers classes sociales est
en cours
» complète Salim Nahouda.

Alors qu’Hamidou
Madi M’Colo
, secrétaire FO, compte intervenir sur les ondes de
Mayotte 1ère pour dire son amertume, relatant « je ne sais
pas pourquoi ils ont fait un tel coup !
». Très
certainement, comme il le dit, « parce que nous ne
souhaitions pas remettre en cause les avancées sur l’intégration
»,
alors qu’il rajoute que « faire des démagogies syndicales
c'est berner les salariés et ça je ne pense pas que l'on va (le)
tolérer
».


Rajoutant que la CGT Ma « veut nous
déstabiliser
», il rappelle que sa position « était
soutenue par les représentants des instituteurs (RIVO).
Sur le privé, on avait réussi à s'entendre sur 2 revendications
(conventions collectives et rattrapage du SMIC)
».

Il en tire une conclusion : « l'enjeu
est de taille puisque ce sont les élections professionnelles du 20
octobre
» qui sont en ligne de mire. « Donc
mobilisons nous au lieu de nous déchirer
».

A.L.
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Re: MAYOTTE: GREVE

Message par GAMBIER le Mar 4 Oct - 21:31

Il n'y a pas qu'en
métropole que le mécontentement monte ! De plus, le positionnement de
FO-Ma semble calqué sur FO métropole. Il est vrai que seule la CGT-MA
est indépendante des confédérations métropolitaines !
Merci pour Malengo car ses infos sont précisieuses pour ceux et celles
qui s'interessent au devenir de notre beau et merveillieux nouveau
département.
Bégé

GAMBIER
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Re: MAYOTTE: GREVE

Message par SoukKhaN le Mar 4 Oct - 21:32

La guerre des égos et
les conflits des personnes ont totalament décrédibilisé le mouvement
syndical à Mayotte! En poste depuis des lustes, les leaders syndicaux
n'ont qu'un seul objectif: conserver leur fauteuil de chef que coûte que
coûte! Les intérêts des salariés et les intérêts de la population sont
le cadet de leur souci! Ils ont le culot de demander à la population de
les soutenir et de les suivre!
Absolument pathétique!

SoukKhaN
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Re: MAYOTTE: GREVE

Message par Maadabass le Sam 8 Oct - 0:37

Mayotte - Attention, trafic perturbé ce matin entre Kawéni et Mamoudzou

Par Annette Lafond

Mercredi 21 Septembre 2011 à
07:57:52


Grève générale demain matin à Mayotte avec un
rassemblement au Rond Point El Farouk autrement dit sur un des points
névralgiques de l’île.








Un rond point toujours prisés par les grévistes
Crédit photo : A.L./Malango







La grève CGTMa-CFDT est devenue une grève générale
puisque les syndicats ont été rejoints par la CFE-CGC,
l’association des consommateurs ASCOMA, et le Collectif des
citoyens perdus. FO a fait son come back par son association de
consommateurs l’AFOC (voir Malango
du 8 septembre
« Les
dessous chauds d’une grève
»).

Le rassemblement est prévu à 7 heures du matin au
rond point El Farouk (SFR), autant dire que les conditions sont
réunies pour que les bouchons soient garantis.

Les revendications portent toujours sur la
cherté de la vie avec « le non respect du relevé de
conclusion du 28 mai 2010 sur la cherté de la vie et le gain de
pouvoir d’achat à Mayotte
», mais il faut rajouter le
SMIG à 1300 euros par mois minimum pour tous en janvier 2012, les
statuts des salariés des conventions collectives, les salaires, les
retraites et plus particulièrement les indexations. D’autres
points sont notés, entre autre, « l’accès au logement et
à la propriété, l’intégration dans les cadres d’emplois
nationaux de tous les agents de la fonction publique, la
titularisation des contractuels ainsi que l’alignement de tous les
droits sociaux ou la création de l’octroi de mer
».

Les syndicalistes demandent également l’intégration
en urgence de Mayotte dans la région ultrapériphérique dont
l’inscription n’est toujours pas demandée par le gouvernement
français, mais intégration qui dépend surtout de la manière dont
Mayotte consomme les budgets européens existants, notamment du FED
(Fonds européens de développement), consommation toujours lente,
sinon inexistante.


L’intersyndicale appelle tous les salariés des
secteurs privés et publics ainsi que les membres de la société
civile à participer à ce mouvement du 21 septembre.

A.L.
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Re: MAYOTTE: GREVE

Message par Maadabass le Sam 8 Oct - 0:38

Mayotte - Reprise du travail à la mairie de Koungou

Par Annette Lafond

Mardi 20 Septembre 2011 à
16:01:29


Mairie dont le calendrier est rythmé par des débuts et
fins de grève, Koungou va pouvoir de nouveau accueillir ses administrés.
Un protocole vient d’être signé. Mais une mairie qui n’a pas fini de
faire parler d’elle…







Crédit photo : A.L./Malango

«Nos
revendications ont été acceptées par les élus : les agents seront
reclassée et les créations de poste demandées pour une fonction réelle
de policiers municipaux seront effectives le 2 octobre
» Ibrahime,
délégué CFDT des policiers municipaux se réjouit après plusieurs heures
de discussion avec le maire remplaçant Ambdi Moussa et ses adjoints,
Abdoul Daoussika le directeur général des services et Arribou Ahamada
directeur général adjoint.
La commission technique paritaire va travailler avec les agents de la mairie sur leurs points de revendication et « va émettre plusieurs propositions d’amélioration des conditions de vie ».
Espérons
que tout marche dans le bon sens désormais, ce qui va être difficile :
dernière perle en date, au lieu de remettre en circulation les
camions-poubelles dont elle avait reçu un financement de l’Etat pour
l’assurance, les élus ont acheté des petits camions benne de 3 tonnes,
obligeant les agents à ramasser les ordures à la main, et ne sachant
plus que faire ensuite des 450 bacs neufs qui ne s’adaptent que sur des
camions poubelles…
Mairie à suivre… ou à ne pas suivre…
A.L
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Re: MAYOTTE: GREVE

Message par Maadabass le Sam 8 Oct - 0:41

Mayotte - Koungou :
« La mairie n’est pas une entreprise familiale ! »



Par Annette Lafond

Mardi 20 Septembre 2011 à
10:38:31




Les policiers municipaux de la commune de Koungou, en
grève depuis jeudi 15 septembre, ont été rejoints par les agents de la
mairie. Des grèves qui cachent une maladie bien mahoraise.






Sur une pancarte:" Les agents ne doivent pas être
pénalisés à cause de l'incompétence de leurs élus en matière de gestion"

Crédit photo : A.L./Malango

La mairie de Koungou, cernée de bandes rouges et
blanches « comme pour protéger les indices ! »
plaisante un policier, fonctionne en service minimum, voire
inexistant. Car les employés d’Etat civil, d’aménagement,
d’urbanisme, de direction des ressources humaines ont rejoint les
policiers dans leurs revendications.

Ces derniers souhaitent avant tout la transformation
des postes de gardes champêtres en Policiers municipaux. Leur grève
de 2009 pour l’intégration dans la fonction publique avait
débouché sur un protocole de Formation initiale d’Agents de
Police municipale, signé avec le secrétaire général d’alors
Christophe Peyrel, d’une durée de 6 mois, qui leur évitait un
concours que beaucoup n’étaient pas sûrs d’avoir. Au terme de 2
sessions, 40 policiers ont déjà été formés sur l’île sur 90
existants, dont 6 sur 15 à la mairie de Koungou.


Mais pour être policier municipal à part entière,
les mairies doivent prendre des délibérations pour des créations
de postes, soit 6 dans un premier temps à Koungou, puis 15. « Nous
ne pouvons pas verbaliser, seulement faire de la prévention
»
explique Madi Ibrahime, délégué CFDT des policiers de Koungou qui
indique avoir voulu rencontrer Ambdi
Moussa
le maire de Koungou à plusieurs reprises, en vain. Ce
dernier, en réalité 1er adjoint, a remplacé Ahmed
Souffou
le maire élu, depuis sa révocation
par le Conseil des ministres
en janvier 2011.


Les autres revendications policières sont la
transformation des postes d’agents de prévention et de médiation,
le reclassement des contractuels et les équipements en véhicules
d’intervention identifiables « sérigraphiés ».

« Nos élus sont incompétents et doivent
se former »



Le maire Ambdi Moussa aurait proposé une rencontre
le 12 octobre : « mais nous ne pouvons pas rester sans
eau, ou sans téléphone comme c’est le cas à M’Gombani-Longoni
au Service d’aménagement et du Foncier, ou sans papier hygiénique
dans les WC !
» expliquait un agent. Car quatre
cinquièmes des 262 agents de la commune sont en grève, « en
dehors des assistantes d’Instituteurs (Atsem) ou du ramassage
d’ordures
», pour demander, outre des conditions
d’hygiène acceptables, l’amélioration des conditions de
travail, la révision et l’harmonisation des conditions salariales
et du régime indemnitaire, le retrait du règlement intérieur du
personnel communal et le reclassement des agents contractuels au bout
de 3 ans.

En aparté, les employés se plaignent de la
politique de l’emploi au sein de leur mairie : « le
maire licencie 3 personnes pour en recruter 8 : il utilise la
mairie pour placer sa famille
». « Un peu comme
partout à Mayotte
» souligne un autre, « nos élus
ne voient pas l’intérêt de leur commune mais leur propre intérêt.
Comme ça l’a été avec Douchina
qui fait investir le Conseil général à Kani-Kéli, ou ceux de
l’opposition qui le feront dans leurs cantons. Jusqu’à quand
vont-ils continuer comme ça ?!
». A la mairie,
certains contractuels sont renouvelés 5 fois ou « des
titulaires sont licenciés… nos élus incompétents doivent être
formés !!
» raconte un autre agent qui veut témoigner
anonymement « car les coups fourrés sont nombreux ici… Le
1er adjoint a la signature et ne veut plus laisser sa place et la
majorité se déchire
».

Ils demandent le retour du maire Ahmed Souffou, qui
avait pourtant creusé le déficit ainsi que le mentionne le
rapport de la Cour Régional des Comptes : « en sus des
dépenses de 1,6 M d’euros mandatées pour 2009, la commune a
engagé plus de 2,3 M d’euros de dépenses en 2009 en dehors de
toute inscription budgétaire
» !!

Ou bien « si Souffou ne peut revenir, il
faut réorganiser des élections !
» rétorque un
autre. Madi Ibrahime résume leurs revendications en une seule :
« le bon fonctionnement de cette administration »
en justifiant la grève : « qui ne risque pas ne vit
pas l’aventure !
».

A.L.
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Re: MAYOTTE: GREVE

Message par Maadabass le Sam 8 Oct - 0:43

Mayotte - Manifestation :
grosse grève reconduite mardi prochain


Par Annette Lafond

Mercredi 21 Septembre 2011 à
18:20:55


La lutte contre la cherté de la vie a été à l’origine
d’une grosse manifestation pour Mayotte, mais aussi de tensions
auxquelles l’île n’est pas habituée.






La tension monte entre syndicaliste et gendarmes
Crédit photo : A.L./Malango

Une seule motivation « la vie est trop
chère à Mayotte
» rassemblait 3 grosses centrales
syndicales : CGT Ma, Cisma CFDT et FO, accompagnées de la
CFE-CGC, de l’association de consommateur ASCOMA, du Collectif des
Citoyens perdus et de Oudailya Haki Za Maoré (défense des
droits des mahorais).


A 7 heures, ils étaient déjà nombreux à se
rendre au Rond point El Farouk (SFR) pour finalement atteindre 600
manifestants selon la police, 3000 selon les syndicalistes… Peu
d’entreprises fermées, en dehors des stations Total.


Et à ce rond point, véritable n½ud de la
circulation mahoraise, l’inévitable s’est produit : le
blocage dès 8 heures de la circulation par des manifestants qui
attendaient en effectuant des tours de ronds point que grossissent
les rangs pour défiler vers Mamoudzou. Mais les gendarmes et
policiers sur place avaient des ordres stricts : « dégager
le rond point
». « Tout le monde à le droit de
manifester, mais les automobilistes ont aussi le droit de circuler
»
s’époumonait en français et shimaoré le Capitaine de Police
Chaharoumani Chamassy.

Le capitaine Chamassy négocie avec 3 des leaders

Les gendarmes poussant d’un côté, l’énervement
montait rapidement chez les manifestants, avec un Salim
Nahouda
, secrétaire général CGT
Ma
, hors de lui s’emportant contre les forces de l’ordre,
alors qu’un jeune invectivait : « lorsque les
africains manifestent on ne leur dit rien !
», en
référence à la manifestation
des demandeurs d’asile
africains des Grands Lacs en février.

Daniel Zaidani en discussion avec le commissaire Delattre
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Re: MAYOTTE: GREVE

Message par Maadabass le Sam 8 Oct - 0:43

« Une manifestation, ça s’organise ! »


Boinali
Saïd
, secrétaire général de la CISMA-CFDT,
dans le tumulte, reprochait au Commissaire Delattre son autorisation
de les laisser faire un tour de rond point « au moment où
nous voulions aller sur Mamoudzou !
», sous entendant
une provocation au blocage. Quelques seat-in et négociations plus
loin, Hamidou
Madi M’colo
, secrétaire général FO téléphonant au
sous-préfet Grégory
Kromwell
pour se plaindre de l’attitude violente des forces de
police et de gendarmerie, les leaders se dirigeaient vers Mamoudzou,
invitant la base à les suivre, mais les meneurs restaient sur place,
continuant leur affrontement verbal avec les gendarmes.

La manifestation manquait alors cruellement de
leader : « nous avons mal préparé cette journée »
déclarait une manifestante FO, « c’est pourquoi nous
avons été réticents à nous joindre au mouvement : pas
d’organisation interne, c’est à dire de service de sécurité,
de soins ou d’information de la base sur le circuit de la manif
».
Le manque d’organisation décrédibilisait le mouvement alors que
cette jeune syndicaliste essayait de diriger le flux vers
Mamoudzou : « il ne suffit pas de faire descendre
des gens dans la rue, il faut savoir défendre notre cause. Je me
bats pour ma fille qui est en CP en sachant que les prix ne vont pas
baisser du jour au lendemain. Mais il faut dire haut et fort qu’avec
des mabawas (ailes de poulet) à 2,6 euros le kilo, les mahorais
souffrent
».

C’est au moment où l’ensemble des manifestants
évacuait vers Mamoudzou que le président du Conseil général,
Daniel
Zaïdani
, accompagné d’Ibrahim
Aboubacar,
et d’Issoufi
Ahamada
respectivement 1er et 4ème vice-président, faisait son
entrée, ramenant toute la foule vers le rond-point… Non avertis de
la présence du représentant de la Collectivité, les gendarmes
continuaient à faire barrage au rond-point, l’ensemble des
manifestants ressemblant alors à des sardines compactées dans leur
boite.


Le souffle court et parvenant à s’extirper,
Daniel Zaïdani entamait avec les manifestants un ultime tour de rond
point, les accompagnant jusqu’au parvis du Comité de Tourisme pour
un speech d’un Ibrahim Aboubacar qui se mettait à énumérer les
délibérations en cours sur l’indexation ou le RSA : « on
s’en fout, nous voulons une réponse à la cherté de la vie avec
une baisse des prix du riz et des mabawas !
»
hurlaient alors plusieurs manifestants, coupant court à
l’intervention des politiques.
Une manifestation très encadrée

« Des lois contre la vie chère dans les
DOM ? »



Daniel Zaïdani avouait ensuite à la presse
comprendre l’immédiateté du problème, en soulignant que le
Conseil général avait accepté de ne plus percevoir de taxes sur
les produits de premières nécessité il y a 1 an, à condition que
les grands distributeurs baissent leur prix, ce qui a été immédiat,
mais vite rattrapé à la hausse par la suite : « j’ai
demandé aux services douaniers une étude d’impact sur les
ressources du Conseil général
» déclarait le président
qui invitaient les manifestants à aller demander des comptes au
préfet.

Le rond point du Commandant Passot (rond point de la
barge) tendait les bras aux grévistes qui ne se sont pas privés de
trois tours de plus, bloquant à nouveau la circulation. Nouvelles
tensions donc, alors que les gendarmes embarquaient avec les
menottes, un manifestant, Ali Madi qui, relâché quelques temps
après, a du se rendre à l’hôpital avec un doigt en sang.

Évacuation du rond point El Farouk pour rétablir la circulation

Arrivés devant les grilles de la Préfecture, les
manifestants ont été reçu en délégation de longues heures par le
préfet Thomas
Degos
, le sous-préfet Grégory Kromwell, Jean-Paul Aygalent le
directeur de la DIECCTE (direction du travail), le directeur du
Service de la Concurrence, de la Consommation et de la répression
des fraudes (DCCRF). Daniel Zaïdani explique dans un communiqué ne
pas avoir voulu participer à ces discussions « par souci de
respecter le droit de réserve réglementaire entre les services de
l’Etat et le département en cette période préélectorale des
sénatoriales
».

Les syndicalistes sont ressortis déçus de n’avoir
aucune proposition à leurs revendications : « le
préfet s’abrite derrière la libre concurrence et se repose sur la
DCCRF qui a été créée pour signaler les abus. Mais c’est un
groupement qui décide des prix pour tout l’Océan indien, nous
sommes plutôt dans une situation de monopole, il faut donc des
mesures législatives
».


Un nouveau préavis de grève illimitée a été
déposé pour mardi prochain.

A.L.
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Re: MAYOTTE: GREVE

Message par SoukKhaN le Sam 8 Oct - 0:45

Il
y avait quasiment autant de policiers que de grévistes à la manif!
C'était impressionnant! L'année dernière des manifestants ont défilé
librement du rond point El Farouk jusqu'à la préfecture, sans encombre.
Les mêmes manifestants ont cassé les grilles du sacro-saint bâtiment
symbole de l'Etat à Mayotte, sans qu'aucun policier ne lève le petit
doigt! Mais ces grévistes étaient Mzoungou….Si c’était des indigènes,
des authentiques Boina, ils auraient probablement fait de la détention
provisoire, en attendant leur condamnation définitive!





SoukKhaN
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Re: MAYOTTE: GREVE

Message par sada le Sam 8 Oct - 0:46

Vive la départementalisation !

Une assistante sociale pour diriger le port de Longoni? Tel que présenté
dans l'article ci-dessus, cette décision a tout de la mauvaise blague
ou plutôt du népotisme mahorais ! A Majicavo l'agresseur !

sada
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Re: MAYOTTE: GREVE

Message par RHIN le Sam 8 Oct - 0:47

SoukKhan ?!?...j'espère du fond du cœur que vous ne faites pas allusion à la
manifestation du 23 février à laquelle notre association, le Réseau
d’Éducation Sans Frontière Ile de Mayotte a participé ! ((je le crains
puisque vous parlez de mzoungou...). Il y a des bêtises qu'on ne peut
pas laisser dire ! Vous y étiez à cette manifestation ? vous y étiez
lorsque le cortège est passé devant la préfecture ? Je vous pose la
question car moi j'y étais et je peux vous assurer que personne n'a
cassé les grilles de la préfecture !!! Les gens se sont simplement
allongés sur le bitume avant de repartir. Je vous invite à prendre
connaissance de l'article rédigé par Malango lors de cette
manifestation, tout y est !!! Il y avait une véritable organisation qui
n'a conduit à aucun débordement et ce malgré les provocations faites au
rond-point de la barge de la part de personnes qui ne semblaient pas
avoir bien compris le sens de ce rassemblement... Merci donc de ne pas
affirmer des choses qui n'ont jamais existé, évitez les rumeurs
inutiles, c'est à vous qu'elles causeront du tord !
Pour en revenir au rassemblement de mardi, je suis de tout cœur avec mes
frères et sœurs mahorais. Cela fait déjà depuis bien longtemps que je
trouve inacceptable les différences constatées dans les prix, tout comme
cela est le cas aux Antilles. Il est temps que Mayotte trouve son
"Domota" et que ce type d'actions se répète. La population n'a pas à
souffrir du monopole de certaines entreprises. Mayotte département ?
Qu'elle le devienne enfin totalement ! Vivement mardi prochain...

RHIN
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Re: MAYOTTE: GREVE

Message par SoukKhaN le Sam 8 Oct - 0:48

  Rhin, je n'étais pas favorable à cette manif du 23
février, mais ce n'était pas à ça que je faisais allusion. Je faisais
référence à la grève des chefs d'entreprises intervenue il y a un peu
plus d'un an, en marge de la dernière grève des salariés de Total
Mayotte.

SoukKhaN
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Re: MAYOTTE: GREVE

Message par SAID le Sam 8 Oct - 0:49

Monsieur le prefet, je m'adresse directement à votre directeur de cabinet, voir votre responsable de sécurité.
je pèse vraiment mes mots en vous demandant de n'est prendre les
mahorais pour des .....vous croyez toujours qu'on va mettre le feu à nos
bien voire notre patrimoine. dommage qu'on ne vous pas tout informer
des suite des differents grevequi se sont produit à mayotte . lors
certtains se sont plein de l'appartenabce de mayotte à mayotte ils ont
casser le bureau de notre député et agresser des (mzoungous).nous les
mahorais , on etait choqué par vos incapables responsables de service
pour assurer la sécurité. alors laisser nous grever tranquillement . en
une journée ne fera pas tuer les mahorais. ici ,total a fait greve
pendant une semaine et personne n'ya mis le feu.alors laisser nous
pleurer car par votre incapaciter, vous nous enfiler votre camisole de
force.on est pas des fous.

SAID
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Re: MAYOTTE: GREVE

Message par SoukKhaN le Sam 8 Oct - 0:50

C'est
marrant, j'ai répondu à Rhin qui m'a directement interpelé et
bizarrement la rédaction du Malango a censuré ma réponse! Pourtant, je
n'y ai proféré aucune insulte ni menace!

SoukKhaN
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Re: MAYOTTE: GREVE

Message par Cactus le Sam 8 Oct - 0:51

@SoukKhan :
c'est plus fort que vous, il faut toujours amener ça sur le plan du
racisme (oui, oui, c'est bien de cela qu'il s'agit!) Vous ne pouvez pas
imaginer que tout le monde est dans la même galère, blanc ou noir? Quant
à oser dire que les manifs de wazungu ne sont pas réprimées, je me
permettrais de te rappeler la fameuse manif d'enseignants (pas mal de
wazungu dans les enseignants, tu en conviendras?) où l'on avait balancer
quelque chose comme 80 lacrymo sur le rond-point de la barge. A la même
époque, les routes du sud étaient barrées par des bouénis et des
wazungu se sont vus rackettés, sans intervention aucune des forces de
l'ordre... J'espère que tu n'as pas la mémoire trop sélective et que tu
te souviens de ces faits...

Cactus
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Re: MAYOTTE: GREVE

Message par SoukKhaN le Sam 8 Oct - 0:52

Cactus, vous trouvez
que ce que j'avance est : faux? exagéré? injuste? ou il ne faut juste
pas trop en parler parce que ça met tout le monde mal l'aise?

SoukKhaN
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Re: MAYOTTE: GREVE

Message par Maadabass le Sam 8 Oct - 23:18

Mayotte - Une manifestation tendue reconduite demain

Par Annette Lafond

Mardi 27 Septembre 2011 à
17:49:41


Une manifestation qui avait commencé tranquillement, mais
au cours de laquelle les leaders ont bien voulu se laisser dépasser par
la base : toujours pas de mégaphone, et des leaders absents lorsque la
tension était à son comble. La manifestation est reconduite demain.







Lacrymos contre pierres
ls
étaient 10 à s’être rassemblés à 7h devant Disma (à côté du tribunal de
Grande Instance) sous l’enseigne de la CGT Ma, dans une ambiance bonne
enfant. Un agent de la mairie de Mamoudzou passait par là, sourire aux
lèvres : « je fais grève mais ne veut pas manifester, il fait trop chaud sous le soleil ! ». La procession s’avançait vers 8h et au fur à mesure, les rangs grossissaient : « nous convergeons vers le Rond point du Commandant Passot avec nos collègues qui arrivent de M’tsapere » signalait Kamiloudine Djanffar, CGT Ma.
La
première tension se faisait sentir au niveau de la SMCI lorsque les
grévistes entamaient un tour de rond-point, s’opposant à un niet ferme de la Police qui laissait pourtant faire quelques minutes après… « Nous avions prévu ce circuit »
signalait Boinali Salim-Toumbou Cisma CFDT, qui nous assurait que
cette fois ci la manifestation avait été préparée, avec un service
d’ordre interne « même si ces derniers ne savent pas trop ce qu’il faut faire »… En effet, les quelques brassards rouges avaient l’air quelque peu dépassés. « Nous voulons le kilo de mabawas (ailes de poulet) à 10 ¤. La Préfecture doit faire pression sur les distributeurs » enchainait Boinali Salim.
Plusieurs
tours de rond-point plus tard, permis par un commissaire Delattre qui
avait cette fois ci organisé la circulation par la Sogéa pour qu’il n’y
ait aucun blocage, les grévistes étaient rejoints par la vague de 40
personnes qui stationnaient au rond point El Farouk (SFR). La tension
montait encore d’un cran : « il y a trop de gamins » glissait Boinali Said, « il faut temporiser ».

Une manifestation tranquille en matinée
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Re: MAYOTTE: GREVE

Message par Maadabass le Sam 8 Oct - 23:19

« Ni sono ni mégaphone comme mercredi dernier… »

Au rond point SFR, une autre manifestation attendait : une trentaine d’enseignants qui avaient suivi le mot d’ordre national de grève
voulait rejoindre le gros des troupes. Nous leur avons demandé s’ils
n’avaient pas peur que leur revendication portant sur le statut des
professeurs ou l’insuffisance de salles de classe ne passe au second
plan d’une vaste revendication contre la vie chère : « nous voulions manifester avec les mahorais » expliquait Roger Combarel, secrétaire départemental CGT Educ’action.
Ce
sont maintenant 300 manifestants qui, après un petit tour du rond
point SFR, s’en vont vers le centre ville de Mamoudzou… avec beaucoup
de mal puisque les leaders, FO en tête, avec Cisma CFDT et CGT Ma, sont
en position de départ comme pour un 110m haies, mais sans personne
derrière… !! Certains meneurs n’ayant qu’une idée en tête : bloquer le
rond point. Et toujours aucun mégaphone sous la main pour diriger les
troupes… Lorsque nous abordons ce point avec Boinali, le commissaire
Delattre partait chercher celui de la Police… en panne !
Au
rond point de la barge, et après connexion des deux groupes, ce sont
1000 personnes qui défilent. Pas de force de l’ordre, le préfet ayant
fait passer des consignes de tolérance, la circulation se faisant par
le haut. « Si rien ne bouge au niveau des prix, c’est Mayotte qui bougera pour amener de vrais débats comme en ont eu les Antilles » signalait Salim Nahouda, secrétaire général CGT Ma, « ailleurs
on trouve des produits frais et abordables. Ici, il sont chers et
pourris : on n’en connaît pas la provenance, des emballages d’origine
sont modifiés. Souvent, à peine achetées, nous sommes obligés de jeter
la moitié des denrées car elles sont pourries ou périmées. Si nous
arrivons à accroitre le pouvoir d’achat, cela équivaudra à une
indexation
».
Le capitaine Chamassy dans son rôle d'arbitre avec Hamidou Madi M'colo et Salim Nahouda
Beaucoup de tirs de grenades lacrymogène lors de cette manifestation

Contre toute attente, et au lieu de se rendre en Préfecture « où nous n’avons abouti à rien mercredi dernier »,
les manifestants se dirigeaient de nouveau vers le rond point SFR.
Bloqués 300 m avant par les forces de gendarmerie sous le commandement
du commissaire Delattre, certains manifestants ont vu rouge, tentant de
forcer le barrage. Les gendarmes les ont dégagés sans ménagement, et
c’est à ce moment que des pierres sont tombées sur les forces de
police, en provenance du CEFSM (Centre des études et formation
supérieures) dans l’enceinte d’un bâtiment du Conseil général, en face
de l’entreprise Budget. La riposte par grenades lacrymogènes ne s’est
pas faite attendre, après plusieurs autres chutes de cailloux, la
manifestation reprenait vers le rond point, derrière des leaders et des
forces de l’ordre très tendues.
Et comme d’habitude, c’est le capitaine Chamassy qui calme le jeu : « vous
deviez distribuer des itinéraires à vos adhérents et nous avertir de
tout changement de parcours avant de quitter le rond point de la barge.
Résultat, les esprits commencent à s’échauffer, nous ne tolèrerons
aucun blocage
» lançait-il à Salim Nahouda. « On essaie de canaliser »
répondaient les syndicalistes. Alors que les autorités n’arrivent pas
à mettre la main sur ce préavis de grève illimitée, qui doit être
assorti d’un parcours. Préavis que Salim Nahouda jure avoir faxé au
directeur de la DIECCTE (direction du travail).
Les manifestants agressent un automobiliste non gréviste
Mais
le blocage était réel, les manifestants ne voulant pas lever le camp,
et contournant l’effectif de gendarmes, certains s’en prenaient
violemment aux automobilistes au motif qu’ils n’étaient pas grévistes.
Alors que derrière, à Kawéni, des bandes de jeunes commençaient à
s’organiser autour de barrages et de jets de pierres, provoquant
l’arrivée massive de gendarmes et leurs grenades lacrymogènes pour
dégager la voie, mais perçus par la population comme une provocation :
« ils vont inciter les jeunes à continuer, à jouer au chat et à la souris » signalait un commerçant.
Le
commissaire Delattre donnait alors l’ordre d’évacuer le rond-point par
la force, ce qui fut fait en 15 secondes à grand renfort de bombes
lacrymogènes contre jets de pierres, repoussant les manifestants vers
Mamoudzou et vers le magasin Sodifram où plusieurs barrages étaient
incendiés, comme à Kawéni.
Les manifestants se
repliaient alors vers Mamoudzou où ils décidaient de la reprise du
mouvement. Pour Kamiloudine Djanffar, CGT Ma, le déroulement de cette
journée de grève, avec ses forces en présence, « fait parti du jeu,
chacun joue sa partition, même si nous regrettons le déploiement de
force arbitré par le Préfet et la mobilisation des forces depuis la
métropole
». En réalité, des forces supplémentaires ont bien été dépêchées, mais depuis La Réunion.
Le
mouvement est reconduit demain, aux mêmes endroits que ce matin :
devant Disma et au terre plein de M’tsapere dans un mouvement
convergent vers Mamoudzou vers 7h. « Nous demandons une table ronde
avec les distributeurs, grands et petits de Mayotte, autour du préfet
pour discuter des prix dans l’alimentaire, le bâtiment ou la
quincaillerie
» signalait Salim Nahouda.
A.L.
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Re: MAYOTTE: GREVE

Message par Maadabass le Sam 8 Oct - 23:19

En marge des manifestations, les affrontements entre les bandes
d’enfants de Tsoundzou et de Passamainty qui perturbent les lieux depuis
une semaine, se poursuivaient devant le collège de Passamainty d’où les
mères en colère ont décidé de faire sortir leurs enfants. Résultat :
les forces de l’ordre étaient mobilisées par de nombreux heurts qui
continuaient dans la soirée.
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Re: MAYOTTE: GREVE

Message par COUTUME le Sam 8 Oct - 23:21

Thomas DEGOS exagère
un peu s'il croit que les mahorais après avoir décrier des prix abusifs
par les commerçants importateurs, qui sont des filiales étrangers
installées à Mayotte bénéficiant de tous les avantages (défiscalisation,
monopole conventionnel,sans taxation sur la fortune...); il doit partir
si il n'est pas ouvert au dialogue... il veut écouter les anciens
fonctionnaires qui sont là depuis dix ans et plus et qui sont les colabo
des patrons locaux. 2011 est une nouvelle année et un nouveau départ
pour les mahorais une nouvelle page de notre histoire. Mayotte colonie
et pays sans droits des expatriés c'est fini. Et tout le monde doit le
comprendre. S'ils veulent faire n'importe quoi ici qu'ils s'en aillent.
Nous ne pouvons plus tolérer de tels comportements chez nous
aujourd'hui. Ils ont assez profité de notre île et les choses vont
changer malgré eux. Nous allons maintenant prendre en main la destinée
de notre île, dans la France, l'égalité et la fraternité. Mais la loi et
la même pour tous!!! et DEGOS doit savoir que lui même n'est pas
au-dessus de la loi!!! Alors qu'il s'ouvre maintenant au dialogue ou
qu'il parte. Car lui ne sais pas que nous avons marre des abus répétés
de ses collaborateurs et les patrons gourmant qui se sont installés à
Mayotte!!! Nous allons continuer notre pouvement jusqu'a obtenir
satisfaction.

COUTUME
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Re: MAYOTTE: GREVE

Message par lucide le Sam 8 Oct - 23:22

il faut préciser que
les mahorais ont déja totalement pris en main la gestion du conseil
général et des communes avec les résultats catastrophiques que tout le
monde connait

lucide
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Re: MAYOTTE: GREVE

Message par jodeau le Sam 8 Oct - 23:23

Si je comprends leur
démarche et leur colère bien attisée par les meneurs que sont les
syndicats, devenus inutiles en France, j'estime que la grève ne sert
qu'à rendre plus malheureux les gens, partout l'oligarchie règne c'est à
nous de rétablir la démocratie non pas avec une droite néolibéraliste,
pas plus qu'avec une gauche-caviar mais avec un changement radical : le
front de gauche. Patientons jusqu'en 2012 c'est tout près ! et en
attendant rien ne nous empêche de nous organiser directement du
cultivateur, de l'éleveur,du pêcheur....au consommateur ce qui évitera
les intermédiaires qui font monter les prix pendant que la nourriture se
gâche.....c'est ce que j'essaie de faire ici. Lire sur face book-
janine jodeau un extrait de " Nous on peut" de Jacques Généreux editions
du Seuil

jodeau
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Re: MAYOTTE: GREVE

Message par Maadabass le Sam 8 Oct - 23:26

Mayotte - Manif aux quatre coins= bouchons assurés pour demain !

Par Annette Lafond

Lundi 26 Septembre 2011 à
17:10:59


Les syndicats innovent : après avoir animé la
manifestation contre la cherté de la vie mercredi dernier (Voir Malango
21 septembre), CGT Ma, Cisma CFDT et FO appellent à manifester de
nouveau dans un préavis de grève illimitée. Pendant ce temps, les
syndicats enseignants défileront dans un mot d’ordre de grève national,
mais divisés, certains rejoignant la manifestation contre la cherté de
la vie…








Les mêmes en deux points stratégiques demain...
Crédit photo : A.L./Malango









Le rendez-vous de la manifestation contre la cherté
de la vie est donné en deux endroits différents, avec convergence
dans une marche lente. « Une partie d’entre nous sera
devant Disma, à hauteur du tribunal de Grande Instance, et l’autre
au terre plein de M’Tsapere et nous nous rejoindrons
»
détaille Salim
Nahouda
, secrétaire général CGT Ma.


Les enseignants avaient également appelé à une
journée de grève comme c’est le cas en métropole. Le SNES FSU
(second degré) et le SNUipp FSU (premier degré) donnent rendez-vous
devant le vice-rectorat à 9h, « il ne s'agit pas de la
grève contre la vie chère mais du mouvement national de défense de
l'éducation nationale (deux choses à ne pas mélanger...)
»
indique Yann
Durozad
(SNES) qui rajoutait que seule la FSU avait à ce jour
demandé une audience avec le vice-recteur. Mais coup de théâtre
aujourd’hui : « le vice-recteur ne veut plus nous
recevoir, alors qu’en métropole quelque soit le rectorat, et lors
d’un jour de grève national, les syndicats sont toujours reçus,
au moins par un représentant !
». Et alors que le
syndicat est reçu vendredi par le préfet.

Faisant bande à part, la CGT Educ’action, Sud
éducation et FO lycées et collèges donnent rendez-vous aux
manifestants au rond point El Farouk (SFR) à 8h « pour
rejoindre la manifestation contre la vie chère
». Sauf,
que cette dernière a changé de stratégie comme décrit plus haut…
Les enseignants contestent les suppressions de poste comme en
métropole, ainsi que la dégradation des conditions de travail. Ils
se rendront ensuite au rond point du commandant Passot (barge) puis
au vice-rectorat pour demander une entrevue. « Nous avons
une sono et des banderoles
» conclut le représentant de
CGT Educ’action, en référence au peu d’organisation de la
manifestation de mercredi dernier contre la vie chère où, pour
s’organiser, les manifestants avaient du emprunter un mégaphone à
la gendarmerie…

A.L
















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Re: MAYOTTE: GREVE

Message par Maadabass le Lun 10 Oct - 22:02

Mayotte - « Les négociations ont atteint un prix limite à la baisse ! »


Par Annette Lafond

Mardi 4 Octobre 2011 à
18:42:19


Daniel Zaïdani risque de couper l’herbe sous les pieds des
manifestants avec cette phrase, alors qu’il doit rencontrer les
syndicats ce soir.






Accrochage avec un manifestant qui exige la présence
de Daniel Zaidani à leurs côtés lors de la fermeture des magasins
Crédit photo : A.L./Malango

C’est un Daniel
Zaïdani
bousculé qui a émergé de la foule qui l’avait tiré
de son bureau au Conseil général et qui voyait en lui un
manifestant de choc : « venez fermer les boutiques avec
nous !
», pour se réfugier au Comité de Tourisme
(CDTM).


Il avait auparavant tenu un discours « étape »
au bout de 6 jours de grève. Rappelant l’exclusion de fait des
politiques, par peur de détourner le mouvement de sa cause, Daniel
Zaïdani a révélé le montant de la perte endossée par le Conseil
général après que les élus aient annulé les droits de douane sur
les produits de première nécessité : « ce sont 2
millions d’euros par an de recettes en moins pour la Collectivité
qu’elle aurait pu réinjecter en aidant les associations ou
l’économie. Perte qui est double puisque les prix des marchandises
non taxées qui devaient baisser, n’ont pas bougé
». Et
en 2010, la Collectivité a consenti de nouvelles baisses de droits
de douane sur de nombreuses gammes de produits, « provoquant
une baisse de 1,4 millions d’euros de recettes, soit 3,4 millions
d’euros d’effort au total que l’on peut mettre au crédit de la
Collectivité
», signalant qu’il n’accepterait plus de
nouvelles baisses de taxes douanières.


Bottant en touche, il se tournait vers l’Etat qui
« ne doit plus se contenter d’être un arbitre, mais qui
doit jouer un rôle de modérateur des prix comme il le fait dans
d’autres Départements d’outre-mer
», en dédouanant en
passant les grandes surfaces ou les commerçants, ce qui ne fut pas
du tout du goût de la foule. Surtout qu’on ne sait quelle mouche
piqua Zaïdani, ou plutôt si, la mouche politique, lorsqu’il
informa se présenter à la présidence de la SIM (Société
Immobilière de Mayotte) jeudi « alors que l’Etat
fera tout pour m’en empêcher !
»… Le hors sujet
n’aura pas plu aux manifestants, « on n’est pas là pour
faire de la politique !
», provoquant une sortie toute
présidentielle vers le CDTM.


Discours improvisé sur la Place de la République

« Défiscalisation des charges patronales »


A l’intérieur, et continuant à répondre aux
questions des journalistes, Daniel Zaïdani rappela que les
supermarchés Leclerc avaient été introduit de force à La Réunion,
suite aux Etats généraux de l’Outre-mer, pour y améliorer la
concurrence. Il demanda par ailleurs que les prix de l’essence, qui
soit dit en passant n’ont pas encore été revu à la hausse à
Mayotte alors qu’ils l’ont été la semaine dernière à La
Réunion, « soient révisé tous les 3 mois comme avant et
non plus tous les 2 mois
», procédé où Mayotte sera
gagnante si la période de hausse se poursuit, mais évidemment pas
dans le cas inverse…

Autres mesures préconisées pour accroitre le
pouvoir d’achat, « la défiscalisation des charges
patronales sur les heures supplémentaires comme c’est le cas en
métropole ce qui fera respirer les entreprises qui ont supporté les
augmentations de SMIG
», « l’indexation des
salaires pour les instituteurs, qui ne sera pas forcément vecteur de
hausse des prix si l’offre des produits de première nécessité
continue à abonder
», ça s’est moins sûr !,
« l’implantation de zones franches près de l’aéroport
en Petite Terre qui attirerait les entreprises de Grande Terre
»
etc.


Tout cela financé par l’Etat : « avec
une dette de 1.600 milliards d’euros, ce ne sont pas les 200.000
habitants de Mayotte, soit 0,3% de la population française, qui vont
grever le budget de l’Etat !
».


Daniel Zaïdani concluait sur les limites qu’avaient
désormais atteint les négociations : « les acteurs
économiques ont fait des efforts de baisse des prix, ils ne peuvent
pas faire beaucoup plus que le carton de mabawas à 22 euros, je
suis d’ailleurs en contact avec les entreprises pour connaître
leurs marges de man½uvre
», alors qu’il rappelait qu’il
fallait agir vite après une semaine de grève somme toute « sans
dégâts matériels
».

A.L.
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Re: MAYOTTE: GREVE

Message par Maadabass le Lun 10 Oct - 22:03

Mayotte - Une manifestation dans le calme sans reprise de négociations

Par Annette Lafond

Mardi 4 Octobre 2011 à
19:03:12
-


Une manifestation structurée, pas ou peu de gendarmes… Il
ne manquait plus que des magasins ouverts et une reprise des
négociations pour que le tableau soit idyllique, en dehors d’un
débordement de fin de journée. Un mouvement qui met désormais en valeur
les faiblesses de l’économie mahoraise.






Le nombre faisait la force... tranquille aujourd'hui
Crédit photo : A.L./Malango
Des
manifestants exemplaires aujourd’hui : bien organisés, défilant sans
bloquer, n’agressant pas ou peu les automobilistes, et encore moins les
journalistes, sans aucun propos raciste… de vrais de vrais, n’ayant
qu’un but en se dirigeant massivement (500 selon la police, 2000 selon
les manifestants) vers le supermarché Jumbo score : dénoncer la cherté
de la vie. D’un autre côté, des forces de l’ordre en petit nombre,
voire inexistant par moment, laissant libre champ à la manifestation
qui n’a bloqué le rond point SFR qu’en début d’après-midi. Mais la
reprise des négociations était un enjeu assez fort pour que chacun
marche sur des ½ufs. Cela n’a néanmoins pas empêché quelques fauteurs
de troubles d’envoyer des pierres, auxquelles ont répondu des grenades
lacrymogènes qui ont libéré le rond point.
Cependant,
les fermetures exigées de magasins font entrer Mayotte dans un début
de seconde crise : plus de liquide dans les gabiers, restaurants,
boutiques et supermarchés fermés, avec un manque à gagner qui n’est pas
encore chiffré.
Le préfet a exhorté les grévistes à revenir autour de la table des négociations à 15h, ce qu’ils ont refusé : « nous leur avons proposé de venir demain mercredi à 9h » signalait Thomas Degos qui se félicite d’une situation qui n’est plus dans la rupture : « la
délégation des entreprises et du Medef a des pistes, les syndicalistes
ont su surmonter ce clash et ces difficultés sont la preuves que nous
ne jouons pas la comédie, que nous allons au fond des choses
». Les syndicalistes ont accepté de reprendre les négociations demain.
Mais
le préfet rappelle par contre que si les manifestants ont le droit de
manifester, les salariés ont le droit de travailler, et les
entrepreneurs d’entreprendre. Traduction : pas de baisser de rideaux
demain pour les commerces, sinon les discussions pourraient tourner
court.
Des fermetures qui commencent à devenir insupportables pour l'économie mahoraise
« Une faible demande face à une offre basée sur les importations »

Le
mouvement a le mérite de faire sortir du lagon une situation que l’on
pourrait qualifier de géoéconomique réelle de Mayotte : plusieurs
secteurs faussement concurrentiels, où duopole ou monopole sont dus en
partie, à l’étroitesse de l’île et donc de sa consommation. La fixation
des prix par l’Etat est une solution, comme l’avait avancé Victorin Lurel s’appuyant sur le code du Commerce, ce que réfute le préfet de Mayotte Thomas Degos : « si
nous respectons l’article L410-2, l’Etat doit intervenir pour
compenser le manque à gagner du producteur, anéantissant ainsi toute
arrivée de concurrent sur le marché qui n’aurait pas les reins assez
solides pour supporter de trop faibles marges
». Thomas Degos qui précisait que « cet article ne s’applique nulle part en Outre-mer ».
L’autre
solution est le développement de la production endogène, qui,
encouragée encore trop mollement, donne le résultat que l’on connaît :
proche du néant. Ce sont des structures comme la BGE (Boutique de
gestion) qu’il faut fortement encourager et qui en accompagnant de
jeunes créateurs se heurte malgré tout aux difficultés propres à
Mayotte (foncier, permis de construire), ainsi que nous le confiait son
directeur Jean-François Demontis. Et cela, quand de plus grosses
entreprises déjà en place ne mettent pas de bâtons dans les roues… La
BGE vient d’ailleurs de toucher ses subventions de la Collectivité pour
2011…
La crise des subprimes aurait du
permettre au système bancaire de tirer des leçons qu’il n’a pas voulu
appliquer. Ne commettons pas la même erreur et adoptons de suite des
mesures qui assureront un développement dans de meilleures conditions
de Mayotte.
A.L.
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Re: MAYOTTE: GREVE

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