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COMORES - Des coups de feu

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COMORES - Des coups de feu

Message par Maadabass le Mar 6 Sep - 16:48

Comores - Des coups de feu dans la région de Ouani-Barakani… et des interrogations


Par Kamal Ali Yahoudha

Dimanche 4 Septembre 2011 à
09:43:17
-
Défense - Conflits


Des coups de feu d’armes de guerre ont retenti dans la
nuit de mardi à mercredi à Marsatra, un quartier de Ouani à l’entrée de
la localité de Barakani, soutenus par deux autres salves dans d’autres
endroits toujours dans la périphérie de Ouani-Barakani. Si ces coups de
feu n’ont pas fait de victimes, ni de dégâts matériels, des questions se
posent : que revendiquent les auteurs ? et pourquoi à Barakani ? et que
fait la commission en charge de l’insertion et du ramassage des armes
encore aux mains des civiles depuis la sécession de l’île en 1997?







Ouani et sa région, à une dizaine de kilomètres de la capitale de l'île, Mutsamudu
Crédit photo : E.T./Malango

D’origine inconnue, ces coups de feu soulèvent
des interrogations, car depuis quelques semaines, voire des mois, des
anciens éléments des FGA (Force de gendarmerie d'Anjouan), ex-bras
armé de Mohamed
Bacar,
disent ne pas comprendre les critères de sélection
concernant l’insertion au sein des différents corps de l’armée
comorienne des anciens FGA. Des missives et des courriers anonymes
ont circulé et un officier de la brigade de la gendarmerie de
Mutsamudu, qui a préféré garder l’anonymat, nous a confié jeudi
soir qu’il « n’est pas écarté que des éléments des FGA
soient impliqués dans cette histoire. Ils ont clairement affiché la
couleur
. » Avant d’ajouter que des « mesures ont été
prises pour identifier le ou les auteurs de ces coups de feu, sans
perturber la quiétude de la population civile
». C’est pour
cette raison que des patrouilles nocturnes et des points de contrôles
routiers ont été mise en place dès mardi.

Quatre personnes ont été interpelées au bénéfice
de l’enquête puis relâchées vendredi. « Ce sont des
riverains qui se trouvaient au mauvais endroit et au mauvais moment.
Il fallait les entendre. Mais l’enquête se poursuit. Nous
n’écartons aucune hypothèse
. »

Les riverains interrogés affirment avoir entendu
une des trois salves d’armes à Marsatra mardi, vers 1h30 mais sans
conséquences. A noter que ces tirs provenaient d’une zone très
fréquentée, un débit de boissons alcooliques informel y ayant
pignon sur rue.

Cependant, « les deux autres tirs nourris qui
ont succédé au premier à environ une heure d’interval,
démontrent que l’acte n’est pas le fait du hasard. C’est un
travail d’un ou plusieurs professionnels, des gens qui se
déplaçaient pour éviter d’être identifiés ou suivis. Les
douilles de gros calibres retrouvés à Marsatra en témoignent. Mais
pourquoi et que revendiquent le ou les auteurs ? Cela reste du
domaine du mystère
» s’interroge Aboullatuf, un riverain.

Il est vrai que la proximité des faits avec la
localité de Barakani, fief de Mohamed Bacar, l’ex-chef rebelle
d’Anjouan en exil au Benin, peut bien supposer une implication de
ses fidèles qui croient toujours à un retour probable aux affaires
de leur chef.

Toutefois, une source crédible nous a informé
vendredi matin que parmi les interpellés, il y aurait une personne
qui a témoigné avoir entendu un véhicule qui rôdait dans les
lieux avant et après les coups de feu de Marsatra. Ce qui peut
privilégier la thèse d’une action qui visait à faire porter le
chapeau aux partisans de l’ex-chef rebelle.

A Barakani, les rares personnes qui ont accepté
donner leur opinion sur l’affaire, disent n’avoir jamais entendu
de coups de feu, ni de mouvements inhabituels, mais ces événements
se sont produits dans des heures tardives de la nuit, à la veille du
jour de l’Aïd El Fitr.

Tous ces éléments remettent en action la mission
des experts militaires et civils qui s’occupent du programme
d’insertion des anciens FGA et du ramassage
des armes
. Cette commission peine à fournir des résultats
concrets depuis son institution en 2009.

Il se dit que depuis la mise en place de cette
commission, pas plus d’une dizaine armes ont été rendues ou
ramassées. Quant à l’insertion, c’est une autre paire de
manche. Une thèse démentie par un gendarme qui affirme qu’un lot
important d’armes aurait été ramassé « même si nous n’avons
pas encore mis la mains sur la totalité de l’armement encore en
circulation. A noter qu’il est évident que la plupart de ses armes
qui échappent à notre contrôle sont devenues inutilisables faute
d’entretien.
» « Toutefois un arme de guerre reste
toujours un arme de guerre et il ne doit pas être à la portée des
civils ou être stoker dans un endroit en dehors des casernes
militaires
» a-t-il conclu.

A titre de rappel, sur les centaines d’ex-FGA qui
servaient Mohamed Bacar, une soixantaine seulement a été intégrée
dans l'armée nationale.

KAY
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