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COMORES: angoises departemental

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COMORES: angoises departemental

Message par Maadabass le Mar 12 Mai - 18:33

Le référendum sur la départementalisation de Mayotte : sujet de toutes les angoisses aux Comores


Mercredi 18 Mars 2009
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Le 29 mars, date du référendum sur la départementalisation de Mayotte, arrive à grands pas. Alors que jusqu’à maintenant l’Etat comorien semblait se borner à des « condamnations de pure forme », accuse le comité maoré. Oukacha Djaffar, un des membres fondateurs de ce comité, estime qu’en ce moment « le gouvernement devrait être à la pointe pour sensibiliser l’opinion internationale afin de [faire] fléchir la position française. Mais jusqu’ici rien n’est entrepris ».

Le 29 mars, date du référendum sur la départementalisation de Mayotte, arrive à grands pas. Alors que jusqu’à maintenant l’Etat comorien semblait se borner à des « condamnations de pure forme », accuse le comité maoré. Oukacha Djaffar, un des membres fondateurs de ce comité, estime qu’en ce moment « le gouvernement devrait être à la pointe pour sensibiliser l’opinion internationale afin de [faire] fléchir la position française. Mais jusqu’ici rien n’est entrepris ».
Des tracts hostiles à la « France et aux intérêts français en territoire Comorien»
Des tracts apposés sur plusieurs murs à Moroni, appellent les Comoriens à s’unir pour « se dresser contre la colonisation de notre territoire » en faisant allusion au référendum que la France s’apprête à organiser à Mayotte, le 29 mars prochain. La véhémence des propos dans ce tract n’ont d’égal que l’agacement d’une partie très importante de la population comorienne face à ce qu’ils considèrent comme une « agression caractérisée contre leur pays ».
« Décrétons la guerre à la France et aux intérêts français en territoire comorien jusqu’à ce que celle-ci cesse d’empiéter sur notre souveraineté dans l’île comorienne de Mayotte », indique ce tract signé par un certain Kari Nkodo.
« Combien de fils et filles avons-nous perdu à cause de l’arrogance de cet impérialisme français qui n’a aucun pitié ni respect de ses engagements, qui n’écoute ni le cri du faible, ni l’appel au secours du vieux, ni le besoin de la veuve. Êtes-vous prêt à oublier les 6000 de nos compatriotes qui ont perdu leurs âmes entre Mayotte et les autres iles sœurs », interroge le tract. « Que la France sache que nous agirons et le moment venu nous taperons fort avec l’aide de tout le monde », prévient l’auteur du tract en guise de conclusion. C’est dans ce contexte qu’une mission du parti communiste français est attendue à Moroni le 18 mars prochain.

C'est dans ce contexte que des citoyens se mobilisent pour interpeller la population et les autorités sur la menace que fait peser ce référendum sur l’unité et l’intégrité territoriale des Comores. C’est sans doute dans cette démarche que s’inscrit la conférence débat animée la semaine dernière par le journaliste Kamal Eddine Saindou au foyer Bargum de Magudju à Moroni, mais aussi le « Hitma » (lecture du saint) lu quelque jours après par des jeunes contre l’occupation illégale de Mayotte par la France. Dans le même ordre d’idée un « Gungu » (une pratique traditionnelle infligée aux Comores en guise de punition à une personne ayant commis un acte immoral) a été organisé dans la capitale. La presse locale, elle, foisonne d’articles dénonçant avec vigueur ce référendum, considéré par beaucoup comme « une agression contre le peuple comorien ». Au sein de la population les points de vue semble unanime pour condamner cet acte de la France, l’ancien pays colonisateur des Comores, qui bénéficie encore de la sympathie d’une large majorité de Comoriens.

« La France est un pays que tous les Comoriens adorent, elle est une référence pour nous. Il est donc de son devoir de mériter cette prestation », pense Ahmed Hassani alias Medass, un artiste photographe comorien. Ce photographe ne croit pas que le gouvernement français et surtout le président Sarkozy, un homme en qui, il a « confiance » un homme « très cultivé, très attentionné et très sensible » ira jusqu’à prendre « le risque de bousculer l’ordre et l’équilibre du monde » en organisant ce référendum à Mayotte. « Il y a une évolution qui fait que chacun cherche à être correct envers son semblable, de respecter ce qu’il est. C’est la loi de la mondialisation qui a fraternisé l’humanité », ajoute Medass, qui se qualifie d’ « âme du monde de souche comorienne ».

« Ce référendum à Mayotte est un prétexte que la France veut utiliser pour parachever la balkanisation de notre archipel », soutient Cheikh Abdou, un étudiant à l’Université des Comores et président du mouvement « Mawatwania » -les patriotes-, une structure qui milite pour l’unité et l’intégrité de l’archipel des Comores. Confortés par le fait que « nous avons le droit avec nous », les Comoriens considèrent le référendum français à Mayotte comme illégal, un non sens juridique. « L’organisation de cette consultation à Mayotte par les autorités françaises est un entêtement qui n’a ni fondement ni base juridique », affirme Oukacha Djaffar. Pour lui les deux arguments (droits des peuples à disposer d’eux même et libre choix des mahorais à rester française) plusieurs fois avancés par les parlementaires et les autorités français pour justifier la présence française à Mayotte sont dénués de tout sens. « La population de Mayotte est une minorité du peuple comorien, pourquoi dans ce cas ne pas organiser un référendum en Corse ? », s’interroge-t-il.

« La France ne peut pas continuer comme ça à diviser tout un archipel. Cela ne favorisera pas l’harmonie de l’océan Indien et de l’archipel des Comores », prévient ce membre du comité Maoré.

« La France aurait mieux fait de maintenir le statut provisoire actuel qui permet de continuer des négociations entre les Comores et la France tout en facilitant le rapprochement des populations comme cela a été prévu dans le cadre du groupe de travail de haut niveau (Gthn). Malheureusement le Gthn n’a pas permis d’aboutir à une solution juste de la question de Mayotte et l’objectif recherché ne sera pas atteint », pense de son côté El-Had Saïd Omar directeur de publication du journal indépendant « la Gazette des Comores ». Ce journaliste craint que ce référendum « peut malheureusement aboutir à une suspension ou une rupture des relations diplomatiques sous la poussée d’une opinion publique toujours hostile à toute présence coloniale à Mayotte. Ce qui serait quand même dommage ».

Faissoili Abdou
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Re: COMORES: angoises departemental

Message par Maadabass le Mar 12 Mai - 18:34

Des tracts hostiles à la « France et aux intérêts français en territoire Comorien»
Des tracts apposés sur plusieurs murs à Moroni, appellent les Comoriens à s’unir pour « se dresser contre la colonisation de notre territoire » en faisant allusion au référendum que la France s’apprête à organiser à Mayotte, le 29 mars prochain. La véhémence des propos dans ce tract n’ont d’égal que l’agacement d’une partie très importante de la population comorienne face à ce qu’ils considèrent comme une « agression caractérisée contre leur pays ».
« Décrétons la guerre à la France et aux intérêts français en territoire comorien jusqu’à ce que celle-ci cesse d’empiéter sur notre souveraineté dans l’île comorienne de Mayotte », indique ce tract signé par un certain Kari Nkodo.
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