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AFRIQUE DU SUD:N mandela

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AFRIQUE DU SUD:N mandela

Message par Maadabass le Ven 15 Aoû - 0:26

AFRIQUE Politique
Les 90 ans de Nelson Mandela
Mercredi 25 Juin 2008


<table width="100%" cellpadding="0" cellspacing="5"><tr><td class="pointvertical" width="350" align="middle"> </td></tr>
<tr><td class="pointvertical" align="middle">Nelson Mandela (Affiche
électorale 1994).
</td></tr></table>

Nelson Mandela aura 90 ans le 18 juillet prochain mais son
anniversaire sera célébré le 27 juin par un grand concert à Londres, vingt ans
après le concert historique de Wembley pour sa libération.




<table width="100%" border="0" cellpadding="10" cellspacing="0"><tr><td valign="top" align="left">
Beaucoup se posent la question de son héritage, dans une jeune
démocratie au bilan mitigé : décollage économique d'un côté et immenses défis de
l'autre, avec les inégalités, la corruption, la violence et le sida.

L’ancien prisonnier politique avait déjà fêté ses
85 ans en grande pompe, en 2003. La nation arc-en-ciel s’était retrouvée dans
les rues de Johannesburg, courant pieds nus ou dans des baskets dernier cri,
dans un vibrant hommage en forme de marathon. Encore une fois, celui que tout le
monde, en Afrique du Sud, appelle Madiba, son nom de clan dans l’ethnie xhosa,
va être célébré. Le 27 juin 2008, vingt ans après le concert historique de
Wembley pour la libération de Mandela, un grand concert va de nouveau être
organisé à Hyde Park, à Londres. En Afrique du Sud, la Fondation Nels! on
Mandela entend donner la part belle aux « idées », avec des livres, des
expositions et des débats sur la liberté, l’égalité des races et des sexes.
Ellen Johnson-Sirleaf, la présidente du Liberia, est notamment attendue en
juillet à Soweto, où elle donnera une conférence spéciale. Le jour de
l’anniversaire, des millions de personnes devraient pouvoir envoyer un texto à
Nelson Mandela, qui ne sortira pas de l’intimité d’une réception familiale.

À la retraite depuis 1999, après un unique
mandat, l’ex-président se fait discret, mais ne dédaigne pas les honneurs.
Occupé à rédiger la suite de ses mémoires, il vit entre les maisons familiales
de Houghton, un quartier chic de Johannesburg, Qunu, son village natal du Cap
oriental, et Maputo, la capitale du Mozambique. Un pays où il se rend
régulièrement, depuis qu’il a épousé, le jour de ses 80 ans, Graça Machel,
l’ancienne première dame mozambicaine.

Alors qu! ’il s’apprête à souffler ses 90
bougies, beaucoup, à l’étrang! er, se posent la fameuse question "Wham?", qui
fait tant sourire les diplomates sud-africains : "What happens after Mandela? (Que va-t-il se passer
après Mandela ?)
" L’interrogation suppose qu’un seul homme tienne à bout
de bras un pays aussi immense. "Il n’en est
rien, bien sûr
", affirme Peter Magubane, un photo-reporter qui a
immortalisé Mandela tout au long de sa vie, avant et après ses 27 années de
prison. Sans son "exceptionnelle
personnalité
", reconnaît cependant le photographe, la transition négociée
entre la fin officielle de l’apartheid, en 1991, et les premières élections
multiraciales de 1994, n’auraient sans doute pas abouti au "miracle sud-africain".

Alors que le pays était au bord de la guerre
civile, Nelson Mandela a souvent sauvé la mise, grâce à sa droiture moral! e.
"Sa politique de la grâce et de l’honneur, en
évitant d’humilier l’adversaire, est la seule qui ait pu mener à une transition
démocratique relativement paisible
", commente Tom Lodge, professeur de
sciences politiques à l’Université du Witwartersrand.

S’il n’a pas apporté toutes les réponses aux
nombreux problèmes de son pays, Nelson Mandela a posé les premières pierres
morales de la "nouvelle" Afrique du Sud. "Il
laisse un héritage qui va durer
", estime George Bizos, un avocat blanc
qui avait pris sa défense contre le régime raciste lors du retentissant procès
de Rivonia, en 1963. Accusés de trahison, Mandela et ses camarades risquaient la
peine de mort. Ils ont été condamnés à la prison à vie. Avec le recul, George
Bizos n’a qu’un seul reproche à faire à son ami Mandela : "Il a promu la réconciliation avec ceux qui lui on! t
causé du tort dans le passé. Son appel au pardon a été très! fort. Moi-même, je
ne peux pas y souscrire complètement."
Un sentiment que partagent nombre
de Sud-Africains noirs, parmi lesquels Ruth Mompati, actuelle maire de Vryburg,
ancienne responsable du Congrès national africain (ANC) en exil et secrétaire de
Nelson Mandela, lorsqu’il était avocat dans les années 1950. "Au sein de l’ANC,
nous l’avons parfois trouvé trop gentil avec les gens qui nous ont opprimés",
dit-elle. Elle le décrit cependant comme un "leader fort, honnête, humain, grand travailleur, sans
aucun ego, adoré par tout le monde et en même temps très ferme. Il savait ce que
l’ANC voulait et avait la vision pour l’avenir.
"

Grand apôtre de la réconciliation nationale,
Nelson Mandela est resté un membre loyal de l'ANC. Contrairement à l’archevêque
Desmund Tutu, qui a lancé en septembre 2006 un appel moral à des élites
politiques critiquées pour leurs goûts de luxe et leur corruption, ! Nelson
Mandela a gardé une certaine réserve. Très impliqué dans la Fondation pour
l’enfance qui porte son nom, il ne s’est guère fait entendre que sur le dossier
du sida, pour prendre la défense des malades, stigmatisés, et préconiser l’accès
de tous aux traitements anti-rétroviraux, face à un gouvernement qui a refusé
jusqu’en 2003 de les distribuer, dénonçant leur "toxicité". À la mort de son fils Makghato, en
2005, il a eu le courage de reconnaître que le VIH était la cause du décès.

Aujourd’hui, l’homme qui a appelé à la lutte
armée contre l’apartheid, en 1961, reste en retrait. Il observe les joutes
politiques qui marquent la succession de Thabo Mbeki, l’actuel président, sans y
prendre part. Dans les coulisses, a cependant révélé le journaliste sud-africain
William Gumede, Nelson Mandela avait eu des objections, dès 1998, à la
nomination au poste de vice-président de Jacob Zuma. Le bras droit ! de Thabo
Mbeki était déjà considéré comme peu présidentiable.! Aujourd’hui, c’est un
responsable de l’ANC acquitté de viol, mais toujours poursuivi pour corruption –
le procès commencera en août – qui entend briguer la magistrature suprême en
2009. Un contraste saisissant avec Nelson Mandela, modèle de probité et icône
internationale.

(Sabine Cessou, Syfia
International)</td></tr></table>

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