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ZIMBABWE:violence politique

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ZIMBABWE:violence politique

Message par Maadabass le Ven 15 Aoû - 0:25

ZIMBABWE Politique
Zimbabwe : Morgan Tsvangirai demande l'aide des dirigeants africains


Mercredi 25 Juin 2008




Morgan Tsvangirai, le leader de l'opposition zimbabwéenne, a
demandé, mercredi 25 juin, à l'Afrique de l'aider à sortir son pays de la crise.
"Le temps est venu de l'action, maintenant", a-t-il lancé à l'adresse des chefs
d'Etat africains. "La population du pays ne peut plus attendre", a-t-il ajouté.
Arrivé en tête du premier tour de la présidentielle le 29 mars, le chef du
Mouvement pour le changement démocratique (MDC) a fini par renoncer à participer
au second tour de l'élection présidentielle, prévu vendredi, en raison des
violences.

"Je demande à l'Union africaine (UA) et à la Communauté
de développement d'Afrique australe (SADC) de mener l'initiative afin de lancer
ce que j'appellerais un mécanisme de transition
", a ! déclaré M.
Tsvangirai, en réclamant le déploiement de "troupes armées de maintien de la paix". Morgan
Tsvangirai a également appelé les Nations unies à isoler son rival. "Nous demandons à l'ONU d'aller plus loin que sa
récente résolution, qui a condamné la violence au Zimbabwe, pour incorporer un
isolement actif du dictateur Mugabe
, écrit-il dans une tribune publiée
par The Guardian.

Malgré le retrait de M. Tsvangirai, le président
Mugabe, désormais seul candidat, a maintenu le second tour du scrutin. "L'Occident peut crier tant qu'il veut, l'élection
aura lieu
", a indiqué le chef de l'Etat, âgé de 84 ans, lors d'un
rassemblement mardi dans l'ouest du pays. Il s'est aussi déclaré prêt à des
négociations après le second tour, selon le quotidien Herald, proche du pouvoir.
De son côté, M. Tsvangirai, qui a exigé la libéra! tion des prisonniers
politiques comme préalable à toute négoc! iation, a estimé mercredi qu'un "règlement négocié serait dans l'intérêt du
pays
". Il a cependant exclu toute négociation avec un gouvernement issu
du second tour de la présidentielle.

Le premier ministre britannique, Gordon Brown, a
déjà annoncé un renforcement des sanctions contre le régime de M. Mugabe :
"Je peux confirmer qu'il y aura un renforcement
des sanctions financières et interdictions de territoire, contre des membres du
régime de Mugabe qui seront nommément désignés. (...) Nous connaissons les noms
des individus qui entourent Mugabe actuellement, nous connaissons les noms de la
clique criminelle qui cherche à le maintenir au pouvoir et nous désignerons ces
individus qui seront touchés par la nouvelle phase de sanctions
", a
annoncé le premier ministre.

La Communauté de développement d'Afrique australe
(SADC) tien! t mercredi une réunion extraordinaire sur la situation au Zimbabwe.
Selon l'agence angolaise de presse Angop, les ministres des affaires étrangères
de la SADC ont convenu lundi qu'un "climat
d'extrême violence
" prévalait au Zimbabwe et que le gouvernement devait
protéger son peuple. Le président sud-africain, Thabo Mbeki, ne s'y rendra pas.
"Il s'agit d'une réunion de la troïka de la
SADC, et M. Mbeki n'est pas membre de la troïka
", a ajouté son
porte-parole, Mukoni Rashintanga. La troïka est la commission de sécurité de la
SADC, qui comprend le Swaziland, l'Angola et la Tanzanie.

L'ambassadeur des Etats-Unis à Harare, James
McGee, a appelé les membres de la SADC à déclarer "illégitime" le régime de
Mugabe si le deuxième tour a lieu malgré le retrait de l'opposition. "M. Tsvangirai a demandé que cette élection soit nulle
et no! n avenue et nous sommes d'accord avec lui pour dire que c'est!
probablement la meilleure solution
", a-t-il déclaré. "Nous ne reconnaîtrons pas la légitimité du pouvoir
issu des élections faussées du 27 juin
", a de son côté déclaré la France,
par la voix de la porte-parole du ministère des affaires étrangères, Pascale
Andréani.
(Le Monde, avec AFP et Reuter)

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Re: ZIMBABWE:violence politique

Message par Maadabass le Ven 15 Aoû - 0:28

Violences post-électorales au Zimbabwe : des victimes parlent


Mercredi 25 Juin 2008-
18:54:38
-
Les agresseurs d'Yvonne Chipowera l'ont battue, violée et aspergée
d'urine pendant 16 heures, tout cela parce qu'elle soutenait le
Mouvement pour le changement démocratique (MDC), parti d'opposition
zimbabwéen.


La
jeune femme a raconté qu'une trentaine de miliciens fidèles au
président Robert Mugabe et à son parti, la ZANU-PF, étaient entrés par
effraction chez elle, à Epworth, une vaste commune située à la
périphérie d'Harare, la capitale, le 9 juin dernier.
Ils
ont commencé par emmener cette jeune militante du MDC, âgée de 24 ans,
au domicile présumé d'un leader local de la ZANU-PF, la battant tout le
long du chemin.
« Trois hommes me
bousculaient pendant qu'on marchait. Ils m'ont emmenée loin de la route
et m'ont bandé les yeux. Un homme m'a tenu les bras, un autre m'a cloué
les jambes à terre et un troisième m'a violée », a-t-elle raconté à
IRIN.
Quand ils ont eu terminé,
ils ont continué à marcher jusqu'à la maison, qui sert de base aux
miliciens de la ZANU-PF, selon les habitants du quartier.
Yvonne
Chipowera a été conduite de force dans une pièce où se trouvaient déjà
un groupe d'autres prisonniers ; d'autres encore étaient retenus dans
un trou, creusé dans le jardin, a-t-elle rapporté.
Depuis
la victoire du MDC aux élections législatives du 29 mars, et celle de
Morgan Tsvangirai, chef du parti, face au président Mugabe au premier
tour du scrutin présidentiel, Epworth, ainsi que d'autres banlieues
urbaines, sont devenues des zones interdites pour l'opposition, un
phénomène qui reflète la campagne de terreur dénoncée par les
associations de défense des droits humains dans les régions rurales.
Selon
le MDC, les miliciens de la ZANU-PF, armés de lance-pierres et de
couteaux, pourchassent ceux qu'ils considèrent comme leurs opposants,
forçant des centaines de personnes à fuir pour éviter d'être capturées.
Les malchanceux sont conduits dans l'un des « centres de réorientation
» de la commune.
« Ils m'ont jeté
de l'eau froide, et les hommes m'ont uriné sur la tête. Ils m'ont
forcée à dire que Tsvangirai était un trou du ***, un chien, plein de
noms d'oiseaux. Je l'ai dit, bien sûr, parce qu'ils me frappaient »,
s'est souvenue Yvonne Chipowera.
«
Ils m'ont violée de nouveau, et puis ils m'ont remise dans la pièce ;
ils m'ont battue à coups de fouet, en me lacérant le dos, les fesses et
les jambes. Toute la nuit, ils m'ont donné des coups de poing, de pied,
des gifles ».
Yvonne Chipowera a
été libérée à cinq heures du matin, le 10 juin. Elle a pu retrouver son
petit garçon, qui avait passé la nuit dehors, devant leur domicile,
dans le froid de l'hiver.
«
J'espère que Dieu les emportera et les tuera tous », dit-elle, en
tenant son fils dans ses bras. « Maintenant, j'ai peut-être le
VIH/SIDA, tellement ces hommes étaient sales ». Des violences organisées


Pour Yvonne Chipowera, ce sont les dirigeants de la ZANU-PF à Epworth qui ont orchestré ces violences.
Tandis
qu'on la torturait, elle a pu reconnaître un ancien ministre, qui se
trouvait dans la maison, mais les miliciens agissaient sous les ordres
d'une conseillère locale, a-t-elle rapporté.
Cette
même conseillère locale a également été nommée par une autre habitante
d'Epworth, interviewée par IRIN la semaine alors qu'elle se remettait
de ses blessures.
Cette dernière,
une responsable du MDC âgée de 38 ans, qui a requis l'anonymat, avait
été attrapée le même jour qu'Yvonne Chipowera. La première fois, elle
avait réussi à s'en tirer avec un simple passage à tabac, infligé par
les miliciens, qui avaient également pillé son domicile.
Enceinte
de deux mois, elle avait décidé de fuir Epworth, en compagnie d'une
autre militante du MDC. Vêtue d'un T-shirt pro-Tsvangirai, elle avait
néanmoins été interceptée.
« Ils
étaient plus d'une cinquantaine. Ils nous ont emmenées au cimetière de
la route de l'Aérodrome [à Harare]. Ils m'ont mis un bandeau noir sur
les yeux et m'ont violée. Ils m'ont uriné sur le visage et ont
introduit leurs sexes dans ma bouche. J'avais du sperme sur le visage
», a-t-elle raconté.
« J'essayais
de les repousser, mais ils m'ont brûlée avec un fil chaud, qu'ils
avaient fait chauffer sur un feu. Ils ont violé l'autre femme, aussi.
Elle a été violée par trois hommes et elle saignait. Ils nous donnaient
des coups de pied ; ils disaient "Tu veux que Tsvangirai devienne
président. Tu veux vendre notre pays aux blancs" ».
IRIN
n'a pas pu vérifier les récits de ces deux femmes, mais ils
correspondent aux actes d'extrême violence qui auraient été commis par
des soldats, des représentants des forces de l'ordre et des militants
du parti au pouvoir.
Des violences
auraient également été perpétrées par le MDC à l'encontre des partisans
de la ZANU-PF et des prétendus « vétérans de la guerre », mais dans une
bien moindre mesure.
D'après le
MDC, 86 de ses partisans ont été tués depuis les élections générales du
29 mars. Nelson Chamisa, porte-parole du parti, a déclaré à IRIN que
ces « violences cautionnées par l'Etat » avaient fait plus de 200 000
déplacés et 10 000 blessés, et détruit plus de 20 000 logements.(IRIN)
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