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NA MOU KARIBU

MAYOTTE!! manifestation contre la violence

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MAYOTTE!! manifestation contre la violence

Message par Maadabass le Mar 8 Avr - 23:59


Mouvements sociaux,
Syndicalisme
Mayotte : 1.200 manifestants contre les violences du 27
mars


Lundi 7 Avril 2008


<table cellpadding="0" cellspacing="5" width="100%"><tr><td rowspan="2" valign="top">
Près de 1.200 personnes (2.000 selon la police) ont
manifesté dimanche 6 avril à Mamoudzou contre les violences du 27 mars, au cours
desquelles 18 personnes avaient été blessées –dont une grièvement- par des
manifestants, anjouanais pour la plupart.</td>
<td class="EC_pointvertical" align="center" width="350"> </td></tr>
<tr><td class="EC_pointvertical" align="center">La marche a été menée par
Abdoulatifu Aly, Zoubert Adinani et Ibrahim Soibahaddine (tous trois au centre).
</td></tr></table>

<table border="0" cellpadding="10" cellspacing="0" width="100%"><tr><td align="left" valign="top">
Dix jours après le 27 mars, près de 1.200 manifestants, une
majorité de Mahorais mais aussi de nombreux métropolitains, se sont retrouvés
pointe Mahabou à Mamoudzou dimanche, vers 9h30. Le mot d'ordre -"Plus jamais ça !"- a rassemblé des groupes
hétéroclites contre les violences du 27 mars : des wazungu choquées par les
passages à tabac, d'autres plus fondamentalement opposés à l'immigration, des
intellectuels mahorais, des élus, des militants, des journalistes. Menée par le
président du Mouvement départementaliste mahorais, Zoubert Adinani, la marche a
réuni le député Abdoulatifu Aly, le sénateur Ibrahim Soibahaddine, le président
du Conseil général Ahmed Attoumani Douchina, plusieurs conseillers généraux
(parmi lesquels les vice-présidents M'hamadi Abdou, Hadadi Andjilani, et le !
socialiste Ibrahim Aboubacar), ainsi que des maires, dont celui de Mamoudzou.
Des journalistes et des personnalités de la société civile faisaient également
partie des manifestants, comme le syndicaliste Boinali Saïd. Le Collectif des
femmes leaders de la vie publique et l'association Oudaïlia Haqui Za M'mahore
étaient présents en force. Sur les pancartes, on pouvait lire : "Vols, insécurité, prison, plein… Partez
partez
" ; "1/3 de clandos à Mayotte = 20
millions de clandos en France
" ; "Multiplier les moyens de surveillance" ;
"Mayotte aux Maorés"…

Parti vers 10 heures de la pointe Mahabou, le
cortège s'est dirigé pacifiquement vers la place du Marché, après que les
principaux responsables politiques aient dit une prière sur le rond-point
Passot, devant la stèle à l'effigie de Z! ena M'dere.

Sur l'estrade ! place du Marché, les discours des
différents intervenants ont tous fait l'amalgame entre les quelques dizaines de
casseurs du 27 mars et l'ensemble de la communauté anjouanaise de l'île. Selon
le maire de Mamoudzou, "aujourd'hui, tout
Mayotte s'est rassemblé pour parler d'une seule voix et dire : 'ça suffit !" Je
m'adresse à l'Etat pour qu'il prenne ses responsabilités pour que les choses
aillent dans le bon sens. Je m'adresse à mes collègues les maires pour qu'ils
prennent comme moi des délibérations [il a interdit la semaine dernière la vente
à la sauvette aux abords du marché, ndlr]. Il faut dire que les Mahorais sont
respectueux du droit, mais ils finiront par être excédés !
"

Le député Aly s'est pour sa part dit "fier d'être français" et "de pouvoir manifester librement", à un moment
"où dans le monde entier, y compris dans le voisinage immédiat, beaucoup
de personnes veulent devenir français parfois au prix de leur vie". Il
s'est cependant dit inquiet pour trois raisons : "Je suis inquiet de voir que sur un territoire
français, des étrangers peuvent prendre le contrôle de la rue au vu de tout le
monde. Je suis inquiet de voir que des clandestins se font arrêter à Mayotte
mais ne se font pas juger chez nous, mais à la réunion [il fait ici allusion au
cas Mohamed Bacar, ndlr]. Enfin je suis inquiet de voir et d'entendre des
responsables politiques étrangers annoncer qu'ils vont s'accaparer de notre
territoire sans entendre une seule réaction des autorités
françaises.
"

Au nom du collectif organisateur de cette marche,
Daniel Zaïdani, membre d'Oudaïlia Haqui Za M'mahore, a dénoncé tous ceux qui, à
ses yeux, sont responsables de cette situation : Mohamed Bacar, A! hmed Abdallah
Sambi "qui po! usse les clandestins au
djihad
", les autorités françaises qui ont "échoué" dans leur politique de lutte contre
l'immigration clandestine, le Conseil général, et enfin "une partie de la population" qui "tire des bénéfices économiques conséquents des
clandestins
". "Il convient désormais de
rétablir la réalité du fléau
" a poursuivi M.Zaïdani. "A Mayotte on compte 50.000 à 60.000
clandestins
" qui sont selon lui la cause de "l'insécurité permanente des biens et des
personnes
", de "la surpopulation dans
les écoles
", des files d'attente aux dispensaires… "Alors que le Mahorais offrait son hospitalité sans
limite
", continuait-il, "l'Anjouanais clandestin s'organisait pour
détruire Mayotte".

Afin d'en finir avec cette situation, le
collectif a fait plusieurs propositions ce dimanche, à l'Etat, au Conseil
général et aux maires. Il demande une conférence regroupant les trois pouvoirs
(Etat, collectivité départementale et communes) et la société civile afin "de redéfinir les engagements de chacun, les actions à
entreprendre, et les résultats attendus
" dans le domaine de l'immigration
clandestine.

VM</td></tr></table>
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Re: MAYOTTE!! manifestation contre la violence

Message par Maadabass le Ven 11 Avr - 20:33

MADAGASCAR Mouvements sociaux,
Syndicalisme
Mayotte : une cellule d'urgence médico-psychologique mise
en place
Mercredi 9 Avril 2008



A la suite des émeutes du jeudi 27 mars au cours desquelles
18 personnes ont été blessées selon les données officielles, le Centre
hospitalier de Mayotte (CHM), la Direction de l'action sanitaire et sociale
(DASS) et le Conseil général ont mis en place une cellule d'urgence
médico-psychologique.





Piloté par la DASS, le dispositif qui associe le service Santé du
Conseil général, le Centre de santé mentale du CHM, les acteurs de la médecine
libérale libéral et le vice-rectorat, a été officiellement mis en place vendredi
4 avril. Un peu tard, selon certaines personnes encore marquées par les émeutes
du 27 mars. "Après les événements, il ne nous
est pas immédiatement venu à l'esprit que ça relevait de ce genre de
disposition
", a indiqué Danielle Mouffard, la directrice de la DASS, au
cours d'une conférence de presse. En effet, si ce genre de cellule de crise est
préparée à des accidents tels qu'un crash d'avion, les émeutes du 27 mars sont
peu envisagées. "C'est en écoutant les gens que
nous avons compris la nécessité de mettre en place cette cellule psy!
chologique
", a avoué Mme Mouffard.

Selon les autorités, une vingtaine de personnes
se sont déjà présentées au CHM pour un soutien psychologique, essentiellement
des métropolitains traumatisés par les violences du 27 mars. "Elles se disent : 'Je suis victime mais je n'aurais
pas dû me trouver là'. Elles ont donc honte d'être victime
", a indiqué la
responsable du Cntre de santé mentale du CHM, Mme Lefèvre. "Le problème est que nous ne connaissons ni le nombre
ni l'état des personnes traumatisées par ces évènements, et en général les plus
touchées ne sont pas celles qui viennent demander une consultation
" a
reconnue la directrice de la Dass. Autre souci : cette cellule est censée être
assurée par des personnes non touchées par les évènements. Il a donc fallu faire
appel à du personnel de la Réunion -10 d'entre eux sont arrivés lundi 7 avril à
Mayotte- et d! e la région Midi-Pyrénées en France hexagonale -3 personnes s!
ont arrivées mardi- pour assurer le suivi des "patients". Ce personnel devrait rester une
semaine.

Entre temps, des groupes de parole ont été mis en
place, qui devraient être suivis de consultations individualisées.

Selon les spécialistes, la névrose post
traumatique chronique, qui peut découler du choc provoqué par les évènements, se
caractérise par une méfiance et une peur de l'autre excessive, associée à la
honte d'être une victime. "Le danger, c'est de
rester seul avec cette souffrance
", a indiqué Mme Lefèvre.

VM
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Re: MAYOTTE!! manifestation contre la violence

Message par Maadabass le Ven 11 Avr - 20:36


Dans un communiqué
envoyé à la presse mardi 8 avril, le parquet du Tribunal de première instance de
Mamoudzou "informe les personnes ayant été victimes de violences sur leur
personne ou de dégradations sur leurs biens qu’elles sont invitées à aller
déposer plainte au commissariat de police de Mamoudzou ou dans l’une des
brigades de gendarmerie de l’île."
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Re: MAYOTTE!! manifestation contre la violence

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