MAYOTTE: LE FORUM DES MAHORAIS d'içi et d'ailleurs
NA MOU KARIBU

Mayotte: IMMIGRATIONS CLANDINSTINE

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Mayotte: IMMIGRATIONS CLANDINSTINE

Message par Maadabass le Mar 1 Avr - 19:29

MADAGASCAR Immigration clandestine
Deux vedettes pour renforcer les effectifs de la PAF de
Mayotte


Dimanche 30 Mars 2008



Le Bougainville a quitté Toulon le samedi 22 mars avec à son bord
le Morse et l'Odet, respectivement un pousseur et une vedette de la gendarmerie
maritime qui vont venir renforcer la flotte de la PAF.

Après une brève escale à Djibouti le 6 avril, le
Bougainville livrera ces deux embarcations deux semaines plus tard à
Mayotte.

A Mayotte, le Bougainville chargera le Verdon,
une autre vedette de la gendarmerie maritime qu'il doit livrer à La Réunion le
27 avril.

Pour l'année 2007, le nombre d'interceptions
effectuées autour de Mayotte s'élève à 179 embarcations, en hausse de 80 % par
rapport à l'année précédente! À bord de ces 179 embarcations, 257 passeurs et 4
233 passagers ont été appréhendés.
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Re: Mayotte: IMMIGRATIONS CLANDINSTINE

Message par Maadabass le Jeu 3 Avr - 19:27

MADAGASCAR Immigration clandestine
Les Comores n'acceptent plus les expulsés de Mayotte


Mercredi 2 Avril 2008



Cela faisait plusieurs jours que les rumeurs l'évoquaient.
La nouvelle est tombée mercredi 2 avril dans l'après-midi : les Comores ont
interdit tout rapatriement de leurs ressortissants entrés clandestinement sur
l'île de Mayotte.

Désormais, l'Union des Comores n'acceptera plus sur son territoire
les Comoriens en situation irrégulière à Mayotte expulsés par les autorités
françaises dans le cadre de la lutte contre l'immigration clandestine. "Il est strictement interdit jusqu'à nouvel ordre à
toute agence de voyage, aérienne ou maritime, nationale ou étrangère, de
transporter des immigrés clandestins comoriens au départ de Mayotte
",
précise une directive publiée mercredi par les autorités comoriennes en
direction des compagnies aériennes et maritimes de l'archipel. Alors que les
expulsions depuis Mayotte ont été stoppées depuis l'offensive de la coalition
AND/UA sur Anjouan, le 25 mars, cette mesure entérine une situation jusqu'alors
provisoire.

"C'est pour des
raiso! ns de sécurité que nous avons pris cette mesure
", a expliqué le
secrétaire général au département des Transports à la vice-présidence, M.
Abdillah Mouigni. Des sources proches des compagnies maritimes susceptibles de
transporter des sans-papiers français de Mayotte vers Anjouan font état de
fortes pressions de la part de la communauté anjouanaise à Mayotte et Anjouan
pour que leurs bateaux –le Maria Galanta et le Tratringa- ne répondent pas à la
demande (très forte) des autorités françaises. Certaines personnes auraient
menacé de brûler les navires en cas de collaboration avec la France. M. Mouigni
a prévenu que les contrevenants s'exposeront à des sanctions, dont le
refoulement des passagers vers le lieu de leur embarquement.

Cette mesure s'apparente à une forme de
représailles à l'endroit des autorités françaises, en guise de protestation
contre le refus de la France de renvoyer Mohamed Bacar aux Comores, après sa
fuite de l'île d'! Anjouan le 26 mars (lire par ailleurs). Les Comores soupçonnent la France d'avoir
aidé Mohamed Bacar à fuir l'assaut donné contre son régime par les forces
comoriennes et de l'Union africaine la semaine dernière.

Cette mesure devrait cependant être très mal
prise par les dirigeants mahorais et les autorités françaises, pour lesquelles
la lutte contre l'immigration clandestine est la priorité, et alors que la
population réclame l'intensification des expulsions après les événements du 27
mars. En 2007, la préfecture de Mayotte a enregistré 14.000 arrêtés de
reconduite à la frontière, et a refoulé 16.000 personnes si l'on compte les
mineurs. Mohamed Bacar ne s'était jamais opposé à ces expulsions et avait
toujours laissé les compagnie aériennes et maritimes les déposer sur le sol
anjouanais.

VM
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Re: Mayotte: IMMIGRATIONS CLANDINSTINE

Message par Maadabass le Jeu 3 Avr - 19:34

Le préfet demande la collaboration des
Mahorais

Si les patrouilles
des forces de l'ordre se poursuivent à Mayotte, et si la situation est en
apparence calme, les pressions se poursuivent dans les villages contre les
sans-papiers. Mercredi 2 avril, une délégation d'habitants de M'tsapéré a été
reçue par le préfet, Vincent Bouvier. Les représentants ont demandé
l'intensification de la lutte contre l'immigration clandestine. Le préfet leur a
affirmé que la réponse de l'Etat serait "ferme" mais qu'il se sentait "seul"
dans sa démarche et qu'il avait besoin de l'aide des Mahorais. Une manifestation
contre l'immigration clandestine est prévue dimanche 6 avril à Mamoudzou.

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immigrations clandestines

Message par lulah le Dim 6 Avr - 1:00

Un gouvernement "ferme" je dirai plutôt indécis et qui se sent "seul", on aura tout vu et entendu. Ce gouvernement aurait-il peur de se mouiller et de se compromettre une nouvelle fois en appliquant leurs lois.
De Jean Marie Muller: "Ce n'est pas la loi qui dicte ce qui est juste, c'est ce qui est juste qui dicte la loi. La démocratie exige des citoyens responsables et non des citoyens disciplinés". Alors si la tête de file de ce gouvernement au lieu de faire dans le bling bling se mettait à travailler avec tous les acteurs autour d'une table afin de trouver des solutions ce serait la meilleure des solutions.

lulah
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Re: Mayotte: IMMIGRATIONS CLANDINSTINE

Message par Maadabass le Dim 6 Avr - 1:32

lulah a écrit:Un gouvernement "ferme" je dirai plutôt indécis et qui se sent "seul", on aura tout vu et entendu. Ce gouvernement aurait-il peur de se mouiller et de se compromettre une nouvelle fois en appliquant leurs lois.
De Jean Marie Muller: "Ce n'est pas la loi qui dicte ce qui est juste, c'est ce qui est juste qui dicte la loi. La démocratie exige des citoyens responsables et non des citoyens disciplinés". Alors si la tête de file de ce gouvernement au lieu de faire dans le bling bling se mettait à travailler avec tous les acteurs autour d'une table afin de trouver des solutions ce serait la meilleure des solutions.
salut salam
Euh toi je dirai qu tu as la haine contre notr cher president bien-aimé j'ai nommé "sarko" tsssssssssssss
lol! lol! lol!
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Re: Mayotte: IMMIGRATIONS CLANDINSTINE

Message par Maadabass le Dim 6 Avr - 14:48

MADAGASCAR Immigration clandestine
Adrien Giraud dénonce l'attitude des autorités comoriennes


Samedi 5 Avril 2008



Lors d'une intervention télévisée au Sénat, l'un des deux
sénateurs de Mayotte, Adrien Giraud (UDF), est revenu sur la décision prise
mercredi par les autorités comoriennes de ne plus autoriser les retours des
personnes expulsées de Mayotte par les autorités française.

Après avoir lu le décret des autorités comoriennes, le sénateur
s'est inquiété des conséquences d'une telle interdiction. "D’autre part", a-t-il lancé à l'assemblée,
"la conjoncture politique et diplomatique, liée
aux difficultés de l’île comorienne d’Anjouan a comporté pour Mayotte – et à
Mayotte même – de très graves conséquences en raison des violences exercées sur
les personnes par des "clandestins" comoriens. Ces événements sont d’autant plus
fâcheux que les au! torités de l’Union des Comores paraissent décidées à
s’opposer au retour de leurs ressortissants reconduits à la frontière.
"
"Monsieur le Ministre", a-t-il lancé à
l'adresse d'Yves Jégo, "les Mahorais ne peuvent
admettre que Mayotte, qui n’aspire qu’à la tranquillité au sein de la République
Française, devienne le théâtre habituel de violences générées par les
affrontements entre les îles voisines. Face à cette situation difficile,
pouvez-vous Monsieur le Ministre, nous faire part des mesures d’urgence
susceptibles de mieux assurer la sécurité de la population de Mayotte
?
"

La réponse de secrétaire d'Etat à l'Outremer,
Yves Jégo, a été la suivante : "Une procédure
[concernant Mohamed Bacar] est engagée, dans le respect des droits de l'homme
mais avec la sévérité et la fermeté nécessaires. Nous sommes conscients des
risq! ues pour la sécurité des Mahorais. Les violences ont fait des! blessés
graves, mais la réaction de la force publique a été efficace. J'étais sur place
pour discuter du dossier de l'immigration irrégulière. Le Gouvernement renforce
le dispositif de contrôle, un troisième radar sera prochainement installé dans
le secteur sud de l'île et les moyens maritimes seront accrus. Mais le contrôle
aux frontières n'a de sens que si nous savons nouer un partenariat avec l'Union
des Comores, afin d'organiser les reconduites vers l'archipel. Le dialogue
s'impose surtout pour éviter les départs massifs depuis les plages
d'Anjouan.
" M. Jégo a affirmé que "cette
question retient toute l'attention du Gouvernement et, depuis mon retour,
plusieurs réunions interministérielles se sont tenues.
"

VM

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Re: Mayotte: IMMIGRATIONS CLANDINSTINE

Message par Maadabass le Ven 11 Avr - 20:25

MADAGASCAR Immigration clandestine
Naufrage d'un kwassa au large de Mayotte : 2 disparus
Mercredi 9 Avril 2008



Une vedette chargée d'une trentaine de passagers en
provenance d'Anjouan a fait naufrage dans la nuit du 7 au 8 au large de
Mayotte.


Dans la nuit du lundi 7 au mardi 8 avril, un kwassa a fait
naufrage vers minuit en tentant de franchir la barrière de corail, au nord-ouest
de Mayotte, à l'ouest de l'îlot M'tsamboro. Selon les informations fournies par
Les Nouvelles de Mayotte, 32 personnes étaient à bord de ce kwassa : 30 ont été
secourues et 2 sont portées disparues. Dès l'annonce du naufrage, une cellule de
crise rassemblant l'ensemble des acteurs du secours a été mise en place à la
préfecture. Les 30 passagers sauvés des eaux ont été pris en charge médicalement
et transportés à l'hôpital de Mamoudzou vers 5 heures du matin, après avoir été
transportés sur des vedettes de la Police aux frontière. Ils souffraient
d'hypothermie et de légères éraflures dues aux coraux. Concernant les éventuels
disparus, les recherches se sont poursuivies mardi afin de locali! ser les deux
derniers passagers qui ont pu être identifiés comme étant les passeurs. Les
moyens aériens et maritimes présents à Mayotte ont été mobilisés.
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Re: Mayotte: IMMIGRATIONS CLANDINSTINE

Message par Maadabass le Jeu 17 Avr - 21:46

ANJOUAN Immigration clandestine
Naufrage du kwassa : le bilan corrigé

Jeudi 17 Avril 2008



Selon un témoin du drame, le bilan du dernier naufrage de
kwassa connu entre Anjouan et Mayotte, intervenu samedi 12 avril au large de
Papani, serait moins lourd que prévu.
(lire article précédent)


Le bilan annoncé sur ce même site il y a deux
jours faisait état de deux morts et une quarantaine de disparus. Un témoin qui a
participé aux premières tentatives de secours des naufragés du kwassa parti
samedi soir depuis la plage de Papani, au sud d'Anjouan, estime cependant que
ce bilan doit être revu. Selon lui en effet, "de nombreux passagers de la
vedette ont pu regagner la côte à la nage, car le kwassa a chaviré à moins de
200 mètres de la plage". Lui-même dit en avoir croisé sur la terre ferme,
trempés. "Ils se faisaient discrets". Si d'habitude les rescapés se font
connaître, là, "ils sont vite rentrés chez eux" de crainte, indique notre
témoin, "de se faire arrêter par les troupes soudanaises". Positi! onnées dans
la région pour sécuriser l'île depuis le débarquement le 25 mars dernier, ces
dernières ont notamment pour mission d'empêcher les départs de kwassa à
destination de Mayotte, affirme notre témoin. Les rescapés parmi la cinquantaine
de passagers du kwassa seraient donc plus nombreux que prévu – combien ? nous
l'ignorons. Le nombre de morts a par contre augmenté : il était mercredi 16
avril de cinq.

VM



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Re: Mayotte: IMMIGRATIONS CLANDINSTINE

Message par Maadabass le Jeu 17 Avr - 21:50

Trois kwassa interceptés à Mayotte

La préfecture de
Mayotte annonce avoir intercepté dans la nuit du mardi 15 avril deux
embarcations de type kwassa au large des côtes mahoraises, entre 1 heure et 2
heures du matin. La première, pilotée par deux passeurs, transportait 29
passagers ; la seconde 38, plus deux passeurs. La veille, un autre kwassa avait
été intercepté à l'intérieur du lagon à 17 heures. Il transportait 15 personnes
dont deux passeurs, selon les autorités françaises.
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Re: Mayotte: IMMIGRATIONS CLANDINSTINE

Message par Maadabass le Sam 3 Mai - 22:36

ANJOUAN Immigration clandestine
Comores / France : facilité de visas contre reconduites à
la frontière
Vendredi 2 Mai 2008



Dans un communiqué publié à Moroni mardi 29 avril, le
ministère comorien des Relations extérieures fait état de certaines mesures
prises par la France pour faciliter la libre circulation des Comoriens à
l'intérieur de l'archipel, particulièrement vers Mayotte. Ces mesures concernent
également l'entrée des ressortissants de l'Union des Comores en France.

Selon le communiqué, la France entend faciliter "la délivrance pour Mayotte de visas de circulation
pour les hauts fonctionnaires comoriens, pour les détenteurs de passeports
diplomatiques et de service bénéficiant de la même facilité pour l'espace
Shengen, ainsi que les hommes d'affaires et les artistes
". Les Comoriens
qui voudront participer "à des événements
culturels, spo! rtifs et religieux (mariages et enterrements)
" à Mayotte
bénéficieront des mêmes facilités, tout comme les travailleurs comoriens
titulaires d'un contrat de travail.

Toujours selon le communiqué officiel, "les deux parties se sont convenues de faire une
évaluation et un suivi réguliers de la mise en œuvre de ces mesures et lancer
officiellement, les travaux à la mi-mai du Groupe de Travail de Haut Niveau
(GTHN) qui doit entre autres étudier les modalités pratiques devant lever toutes
les contraintes à la libre circulation des biens et des personnes entre les îles
sœurs de l'archipel des Comores. Ce Groupe de Travail étudiera en priorité les
questions relatives au regroupement familial (Couples Mixtes et Dossiers traités
par l'ANAEM), aux visites familiales, et aux travailleurs
saisonniers.
"

Cette annonce a été suivie, jeudi 1er mai, des
premières reconduites ! à la frontière de Comoriens sans-papiers français sur le
terr! itoire mahorais depuis le débarquement de l'armée comorienne à Anjouan, le
25 mars. Jusqu'à présent, le président comorien refusait ces expulsions. La
décision française de faciliter l'octroi de visas a semble-t-il poussé M. Sambi
à rouvrir ses frontières, alors qu'à Mayotte, la situation est de plus en plus
tendue –d'autres pressions ont cependant été avancées, notamment
financières.

A Moroni, l'annonce faite par le ministère des
Affaires extérieures laisse songeur, rapporte l'agence de presse APA. Idriss
Mohamed, porte-parole du Comité Maoré, une organisation de la société civile qui
milite en faveur du retour de l'île de Mayotte dans le giron comorien, a comparé
ces dispositions à de "la poudre aux yeux pour
justement faire passer en douce le futur refoulement de Comoriens vers
Moroni"
.

D'autres estiment qu'aucun progrès n'a été
enregistré, poursuit APA. "Depuis toujours, les titulaires de passeports
diplomatiques et de service bénéficient de visa d'entrée à Mayotte et en France.
C'est triste que notre ministère des Relations extérieures nous sorte un
communiqué d'une si banale teneur", a déclaré un homme politique comorien
qui a requis l'anonymat.

VM (avec APA)
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Re: Mayotte: IMMIGRATIONS CLANDINSTINE

Message par Maadabass le Ven 15 Aoû - 0:31

MAYOTTE Immigration clandestine
La Cimade demande la fermeture du CRA de Mayotte
Mercredi 25 Juin 2008

<table width="100%" border="0" cellpadding="10" cellspacing="0"><tr><td valign="top" align="left">
Dans un communiqué intitulé "Après Vincennes des mesures
s'imposent", la Cimade demande, entre autres mesures suite à l'incendie du CRA
de Vincennes et à la mort de l'un des retenus, la fermeture du Centre de
rétention administrative de Mayotte.

Dans son communiqué, la Cimade "demande aux pouvoirs publics d'assumer leur
responsabilité sur les évènements du centre de rétention de Vincennes, et de
prendre d'urgence les mesures destinées à protéger les personnes afin d'éviter
de nouveaux drames
". Le week-end dernier, un homme est mort au Centre de
rétention de Vincennes, et le bâtiment a été incendié le lendemain. Le transfert
des autres retenus dans d'autres centres de rétention "s'est déroulé dans des conditions particulièrem! ent
pénibles, sans d'ailleurs respecter les procédures prévues. La plupart ont perdu
tous leurs effets personnels et n'ont pas pu joindre leurs proches
",
indique la Cimade.

Outre "la
libération immédiate des personnes qui étaient à Vincennes samedi et dimanche
dernier
", la "suppression et
[l']interdiction des quotas d'expulsion
", et le respect de "l'engagement pris de limiter la capacité des centres
de rétention
", la Cimade réclame la "fermeture du CRA de Mayotte". "Si les conditions matérielles des CRA en métropole
sont globalement convenables, ce n'est pas le cas outre-mer. Celui de Mayotte
est indigne. Nous demandons, comme la Commission nationale de déontologie de la
sécurité (CNDS), sa fermeture immédiate", indique l'association qui
intervient dans ces lieux d'où ! sont reconduits à la frontière les étrangers en
situation irrégulière.


VM</td></tr></table>
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Re: Mayotte: IMMIGRATIONS CLANDINSTINE

Message par Maadabass le Ven 15 Aoû - 0:32

MAYOTTE Immigration clandestine
Un réseau de passeurs démantelé et jugé à Mayotte
Mercredi 25 Juin 2008


Le Tribunal de première instance de Mamoudzou a jugé mercredi
18 juin les membres présumés d'un réseau qui organisait les passages clandestins
de personnes et de drogue entre Anjouan et Mayotte.

Le substitut du procureur de la République, Thomas Michaud n'a pas
masqué sa fierté à l'audience correctionnelle du 18 juin, lorsqu'il a déclaré :
"J'éprouve aujourd'hui une grande satisfaction
de vous présenter autre chose que de simples passeurs. Nous avons devant nous un
vrai réseau mafieux qui tire profit de la misère humaine
". Habituellement
jugés en comparution immédiate et condamnés à douze mois de prison ferme, et
bien que présentés comme des "exploiteurs de
misère
", les passeurs, souvent de simples pêcheurs, ne sont pas les!
premiers responsables du trafic de kwassas entre Anjouan et Mayotte. Ils sont
pourtant les plus exposés. Rarement les vrais commanditaires –propriétaires de
barques et organisateurs de filières- sont jugés : ce procès concernant un de
ces réseaux fut donc une première.

Les quatre prévenus qui comparaissaient à la
barre –en l'absence du cinquième en fuite, Abdourazak, qualifié par M. Michaud
de "grand horloger" et qui fait l'objet
d'un mandat d'arrêt international- étaient accusés d'être les chevilles
ouvrières d'un réseau de passages clandestins de personnes mais aussi de drogue
entre les deux îles distantes de 70 km.

L'affaire remonte au 31 août 2006, lorsqu'un
kwassa appartenant à Abdourazak est arraisonné dans le lagon par la gendarmerie.
Outre 15 passagers, le passeur transporte 3 kilos de bangué -l'herbe locale.
Lors de son interrogatoire, il révèle qu'il doi! t transmettre la drogue à un
homme de nationalité malgache do! nt les enquêteurs avaient déjà entendu parler,
ainsi qu'à une femme, la nièce du "grand
horloger"
, de nationalité française. La mise en place d'écoutes
téléphoniques permet de prouver que ces derniers sont en contact régulier avec
Abdourazak à Anjouan, ainsi qu'avec sa femme, avec qui ils organisent les venues
des barques clandestines et discutent des tarifs et des adresses où envoyer les
"colis".

Après plusieurs mois d'enquête, ces deux
individus sont interpellés en mars 2007. Rapidement, ils dévoilent tout : les
personnes qui, à Mayotte, veulent faire venir clandestinement des membres de
leur famille contactent la nièce et lui payent 120 euros par personne –en
général ; trois à quatre fois par mois selon elle, celle-ci se rend à l'aéroport
et confie à un passager qui part à Anjouan une enveloppe adressée à Abdourazak ;
elle sert ensuite de relais entre ce d! ernier et les familles. Quand elle n'est
pas là, c'est le Malgache qui la remplace. Le trafic est d'importance : selon sa
nièce, Abdourazak affrète un kwassa par jour en moyenne. Quant au bangué
importé, le Malgache l'estime à 1.000 kg par mois…

Arrivée quelques jours après leur arrestation
pour les remplacer, la femme d'Abdourazak est elle aussi arrêtée. Puis c'est au
tour d'une quatrième personne : un commerçant en situation irrégulière qui
aurait financé la fabrication de barques par Abdourazak. Des quatre prévenus, il
est le seul à nier les faits. Selon son avocate, Me Fatima Ousséni, l'argent
qu'il aurait remis à Abdourazak devait servir à fabriquer trois barques de pêche
pour "des membres de sa famille et rien
d'autre
".

Le cas particulier de ce dernier, incarcéré
depuis plus d'un an comme le ressortissant malgache, inspirera au procureur plus
d'indulgence que ! pour les autres. M. Michaud réclamera 3 ans de prison ferme,
! contre 5 pour les trois autres, et 10 pour Abdourazak, au cas où il serait
arrêté – "des peines exemplaires", a
estimé le procureur. Verdict le 2 juillet.

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MAYOTTE: enterement klandestin

Message par Maadabass le Mer 21 Jan - 21:18

Inhumation des naufragés à Mayotte : les Comores demandent des explications à la France, qui dément
Jeudi 11 Décembre 2008


Le gouvernement comorien a demandé des explications à la France quant à l'enterrement dans des conditions jugées "indécentes" le 26 novembre à Mayotte de douze des quatorze victimes d'un naufrage.

Dans un communiqué publié mardi 9 décembre, le gouvernement de l'Union des Comores s'interroge quant à la manière dont douze des quatorze corps repêchés au large de Mayotte après le naufrage de leur embarcation le 20 novembre, ont été inhumés, mercredi 26 novembre, dans le cimetière de Mgombani, à Mamoudzou.

Les corps, dont des habitants et les élus de Bouéni avaient refusé qu'ils soient inhumés dans leur commune, avaient été e! nterrés dans une fosse du cimetière du chef-lieu, "au mépris des rites religieux" selon plusieurs témoins. "Nous n'avons pas pu leur faire les ablutions nécessaires, ni même lire les prières habituelles", avait indiqué l'un d'eux.

D'après le quotidien Al-Watwan, le ministère comorien des Relations extérieures (Mirex) aurait convoqué l'ambassadeur de France aux Comores, Luc Hallade, afin de lui "demander de plus amples informations" sur cette affaire.

Ce dernier, dans un message envoyé aux médias comoriens, dément les informations publiés dans la presse et dénoncées par la Fédération comorienne des droits de l'Homme (FCDH), qui s'est fendue d'une dia! tribe à ce sujet la semaine dernière.

"Mesdames, Messieurs les membres du comité exécutif de la FCDH (…) Je pense qu'avant d'établir et de diffuser de tels communiqués "vengeurs", vous devriez aller à la source demander des explications, que l'on vous fournirait bien volontiers", indique M. Hallade. Selon lui, un rapport de police "établit clairement que, contrairement aux allégations d'une certaine presse peu fiable, l'enterrement des corps (…) s'est fait dans des conditions respectueuses des morts et des préceptes religieux".

Ce rapport, rédigé le 8 décembre par la Direction centrale de la sécurité publique "à la demande de M. le Préfet de Mayotte", détaille ainsi l'enterrement du 26 novembre : "Vers 12h30 les 4 employés des services municipaux ont commencé à creuser la tranchée à l'aide d'une pelleteuse (…) A 14h30 [l! e directeur général des services de la mairie] nous avise de la présence de deux journalistes. Les policiers municipaux leur ont demandé, en vain, de respecter l'intimité des opérations en cours. A 15 h, les deux camionnettes transportant les cercueils sont arrivées sur place, accompagnés du responsable de la société des Transports posthumes de Mayotte (…) Ce dernier refuse, dès son arrivée, d'effectuer les enterrements devant la presse. Il justifie son refus en indiquant que ses agents, tous mahorais, ne souhaitent pas être filmés, ni photographiés. Après discussions, les journalistes, comprenant que l'enterrement n'aurait pas lieu en leur présence, décident de quitter les lieux. L'enterrement (…) a lieu à partir de 16h20, selon les règles et pratiques du service funéraire de Mamoudzou. (…) Un fundi s'est rendu sur les lieux à 17 h, en accédant par le bas du cimetière, suivi d'une quinzaine de personnes, dix femmes restant à l'extérieur. Il a alors prononcé l! es "fatihas" en hommage aux disparus. Durant les travaux, au! cune famille ne s'est présentée."

"Tout ce "bruit" autour de morts dont justement le respect qui leur est dû aurait appelé à davantage de retenue, n'honore, ni le journalisme, ni votre ONG", poursuit le message de l'ambassadeur à l'adresse de la FCDH. Un message qui ne dit rien sur le silence de la préfecture de Mayotte qui a suivi l'inhumation (lire ci-dessous). Ce n'est que mercredi 10 décembre, lors de l'ouverture à Moroni du quatrième round des négociations du GTHN, que le préfet Denis Robin a nié la version des faits relatée par la presse.

RC
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Re: Mayotte: IMMIGRATIONS CLANDINSTINE

Message par Maadabass le Mer 21 Jan - 21:19

Mise au point de la rédaction

L'ambassadeur de France à Moroni évoque une presse "peu fiable". Il écrit que cette affaire et tout le "bruit" fait autour "n'honore [pas] le journalisme". Nous nous sentons évidemment visés, puisque l'article de Malango - même s'il n'a pas été le seul en la matière, Mayotte Hebdo ayant également publié un article relatant les mêmes faits - a servi de base à la presse comorienne. Nous répondrons brièvement à M. Hallade par ces quelques points :

Lors d! e la rédaction de l'article relatant les conditions dans lesquelles ont été enterrés ces douze corps, nous avions pris le soin de contacter, lundi 1er décembre au matin, la préfecture de Mayotte afin d'avoir sa version. Celle-ci nous a rappelé quelques heures plus tard pour nous préciser qu'elle ne souhaitait pas communiquer à ce sujet. Dommage ! Peut-être aurions-nous pu prendre connaissance, sinon de ce rapport de police révélé par l'ambassadeur et rédigé près de deux semaines après les faits, du moins de la version des autorités. Version que nous aurions évidemment intégrée à l'article… Si le "bruit" évoqué par l'ambassadeur n'honore pas, selon lui, le journalisme, ce silence préfectoral sur une question aussi sensible nous semble bien plus indécent.

Ainsi, il n'est pas si simple, malgré ce qu'affirme M. Hallade, d'"aller à la source demander des explications", et il est encore moins évident que cette source nous "fournirait bien volontiers" sa version. Ce n'est pas une nouveauté à Mayotte (pas plus qu'aux Comores indépendantes), où l'administration oublie souvent son devoir de transparence vis-à-vis des citoyens. Pourtant, quand il s'agit de promouvoir les actions de l'Etat (semaine de la sécurité, contrôles routiers, etc…), la préfecture sait parfaitement – et rapidement - communiquer.

Ce n'est pas le cas dans la p! résente affaire : alors que nous avons demandé aux services ! de la préfecture, jeudi 11 décembre au matin, de nous indiquer quel était le "fundi" qui avait selon le rapport de la police participé aux funérailles – dans le but de le contacter pour recueillir sa version -, nous attendions toujours une réponse jeudi soir.

De même, il convient de préciser que le 1er décembre au matin, nous avions contacté le responsable de la société des Transports posthumes de Mayotte par l'intermédiaire de la secrétaire de cette entreprise, dans le but d'entendre sa version. Il n'a jamais rappelé… Les élus de Bouéni, eux, avaient daigné répondre à nos questions, malgré l'embarras d'une telle situation.

Enfin, au-delà de la forme, plusieurs questions restent en suspens, le rapport de police n'y répondant pas : pourquoi des membres de la communauté comorienne ont été empêchés par les autorités d'assister à l'inhumation ce 26 novembre ? pourquoi des membres de l'association CCCP, qui s'occupe à chaque naufrage de trouver un cimetière pour les corps, n'ont pu témoigner des conditions dans lesquelles elle s'est déroulée ? pourquoi la presse n'a pu y assister, alors qu'il lui était possible de respecter le droit à l'image des employés de la société en les "floutant" sur les images ? pourquoi le "fundi" évoqué par le rapport de police est arrivé après l'inhumation, par "le bas" ?

Rémi Carayol
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MAYOTTE: prison d klandestin

Message par Maadabass le Mer 21 Jan - 21:44

Centre de rétention de Mayotte : une vérité qui dérange
Samedi 20 Décembre 2008

Le quotidien « Libération » a mis en ligne sur son site (www.liberation.fr) un film tourné au centre de rétention de Pamandzi (Mayotte) montrant les conditions de rétention des clandestins avant leur reconduite à la frontière.
Le centre de rétention de Mayotte, vu de l'intérieur.

Pour accompagner cette vidéo qui a déjà suscité de nombreuses réactions, Libération publie deux articles signés Rémy Carayol, par ailleurs collaborateur de Malango (R.C.).
Mayotte : le centre de rétention, une zone de non-droit

MAYOTTE, correspondance RÉMI CARAYOL

Des dizaines d'hommes entassés dans une pièce dont la grille est fermée à double tour. Et qui crient, refusant d'être ainsi filmés - certains sont torse nu. A quelques mètres, tout près des poubelles où se trouvent les restes du rep! as, des femmes et des enfants sont couchés sur des matelas de fortune. Des gamins crient, d'autres pleurent. Certains dorment. Derrière les toilettes, un jeune homme qui a fui la promiscuité s'est assoupi à même le sol.

Les images du film que Libération s'est procuré, tourné en octobre par un agent de la Police aux frontières (PAF) de Mayotte au sein du centre de rétention administrative (CRA) de Pamandzi, sont édifiantes. Ce jour-là, il y avait 202 retenus dans le CRA, qui n'est habilité à n'en recevoir que 60…

«Inadmissibles». «Ce film montre ce que nous vivons au quotidien», indique un agent de la PAF qui, après avoir vu les images, a accepté de nous répondre de manière anonyme. Selon lui, «il est très fréquent que le nombre de retenus dépasse les 150, voire les 200». «Le record cette année est de 240», assure-t-il. Quant aux conditions d'accueil, «elles sont inadmissibles. […] Il n'y a ! que 60 matelas - et encore depuis peu. Les douches sont visi! bles depuis la salle des hommes. Il n'y a pas de toilettes réservées aux femmes et aux enfants.»

Un autre agent de la PAF de Mayotte va plus loin. «Les conditions de rétention des sans-papiers sont indignes, dit-il. Les gens sont traités comme des animaux. Et nous, on a la pression de la hiérarchie pour faire notre boulot sans rien dire. L'objectif, c'est de répondre aux attentes du ministère.» Si cet agent a accepté de nous parler, c'est d'abord parce qu'il n'a «pas fait ce boulot pour traiter ainsi les gens. Ce que je vois à Mayotte, je ne l'ai vu nulle part ailleurs». C'est aussi «parce que s'il y a un accident un jour, c'est nous, les lampistes, qui payerons, alors que la hiérarchie est parfaitement au courant de ce qui se passe ici. Par exemple, on est obligé de fermer à clé la salle des hommes pour éviter qu'ils s'échappent par le toit. Nous ne sommes que 5 agents, nous ne pouvons donc tous les surveiller. Mais! s'il y a un incendie, ils seront bloqués… Nous sommes dans l'illégalité !»

Le CRA de Mayotte détient le record national de reconduites à la frontière avec 16 000 refoulés en 2007 - un sommet qui devrait être égalé en 2008. Des chiffres faramineux s'expliquant par la proximité historique, géographique et culturelle des Mahorais avec les Comores, d'où viennent la majorité des immigrés (lire page suivante).

Malgré les travaux en cours afin d'améliorer les conditions d'accueil - une pièce pour la restauration, des toilettes pour femmes et un coin enfants sont prévus, Flore Adrien, présidente du groupe local de la Cimade, dénonce elle aussi ces conditions d'accueil «indécentes». Surtout, affirme-t-elle, «le droit des personnes n'est pas respecté : des mineurs isolés sont expulsés, des Français qui n'ont pas le temps de montrer leurs papiers ou des Comoriens présents depuis vingt ans sur le territoire aussi…! »

En décembre 2006, le syndicat Unsa ! police Mayotte avait déjà dénoncé «la surpopulation et le "toujours plus" [engendrant] des tensions que le personnel du CRA ne peut plus supporter». «Allons-nous attendre un incident grave pour agir ?» interrogeait le syndicat dans un tract, qui rappelait que «pour satisfaire aux lois de la République, nous respectons les textes en vigueur, mais il faut aussi que l'administration respecte les règles qu'elle a elle-même édictées».

Avertissements. Le 15 avril, la Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS) avait jugé ce CRA «indigne de la République». «Les conditions de vie […] portent gravement atteinte à la dignité des mineurs retenus», notait également la commission. «Malgré ces avertissements, la direction n'a rien changé», déplore l'un de nos informateurs. «Certes il y a des travaux pour améliorer l'accueil, mais la logique de traiter ces personnes comme des chiffres reste l! a même. Et les moyens ne suivent pas.»

Yvon Carratero, le directeur de la Police aux frontières cité dans un rapport de la commission des lois du Sénat publié début décembre, affirme que le CRA, «qui accueillait naguère 200 personnes», en accueille désormais «50 à 80, grâce à une meilleure organisation des modalités d'éloignement». Le film, tourné après la rencontre du fonctionnaire avec les sénateurs, prouve le contraire. «Rien n'a changé», certifie l'un de nos deux informateurs.

Libération, édition du 18 décembre 2008
«C'est là qu'est ma vie»

Venus de l'île comorienne d'Anjouan, les sans-papiers ont souvent plus d'attaches à Mayotte.

MAYOTTE, correspondance REMI CARAYOL

L! e Centre de rétention administrative (CRA) de Pamandzi, Abdo! u le connaît bien. «J'y suis passé quatre fois, j'ai été expulsé quatre fois, je suis revenu quatre fois», dit-il dans un sourire amer, assis au fond de sa case en tôle située dans les bas du village de Mtsapere. «Quand on est là-dedans, on n'a pas envie de parler», raconte-t-il. «On dort ou on regarde la télé, mais on ne parle pas. On espère qu'une chose : être amené à l'aéroport et monter dans l'avion.»

Arrivé à Mayotte en 1999, Abdou, natif d'Anjouan, l'île la plus proche, située à 70 kilomètres au nord de Mayotte, a été arrêté en 2004, en 2007, et deux fois cette année. «Je suis toujours revenu quelques jours après, le temps de me faire envoyer l'argent nécessaire pour payer les passeurs. C'est ici qu'est ma vie : j'ai un travail, mes amis, mes enfants, qui sont tous deux nés à Mayotte…» Sa femme, elle, vit à Anjouan depuis quelques mois. «Elle est malade et a dû rentrer dans son village p! our se faire soigner par les plantes.» Abdou n'a pas de papiers, mais il travaille dans un atelier de couture «qui marche bien». Récemment, lui et son collègue également sans papiers ont réalisé les robes pour l'élection de Miss Mayotte…

«Pas besoin de papiers». Son voisin, Mohamed, un Anjouanais qui passe sa vie entre son île natale et Mayotte, a fait mieux : il travaille dans un atelier d'artisanat de mobilier sculpté qui, régulièrement, fournit les préfets sur le départ. «On a également vendu des pièces au conseil général», dit-il. «On est tous des clandestins.»

Plus au nord, à Majicavo, dans un paysage d'anarchie urbaine, Salima a profité de ses petites-filles. L'histoire de cette grand-mère est emblématique : âgée de 58 ans, cette mère de cinq enfants dont trois filles, elles-mêmes mères de deux enfants chacune, tous nés à Mayotte, n'avait jamais demandé d! e titre de séjour. «Quand elle est arrivée à Mayotte, on! n'en demandait pas. Les gens n'avaient pas besoin d'avoir des papiers», raconte l'une de ses filles. Le 5 janvier 2006, alors que des policiers organisaient une descente dans son quartier, elle a été arrêtée. Arrivée à Mayotte quatorze années auparavant, elle a été reconduite à la frontière le soir même. «On est venu à Mayotte en 1992», raconte sa fille Fatima. «Moi, j'avais 5 ans. Avant, on vivait à Anjouan. Mon père était venu ici travailler, puis on l'avait rejoint. On était arrivées en avion, on a même le tampon [de la Police aux frontières] sur notre passeport. A l'époque, il n'y avait pas de visa, les gens étaient libres. On a toutes fait nos études ici. On a toujours vécu dans cette maison.» Perdue à Anjouan, dans une île où seule une lointaine cousine était capable de l'héberger, Salima a dû patienter six mois avant de pouvoir rentrer «chez elle», comme l'expliquent ses filles. «Qu'est-ce-que je faisais à ! Anjouan ? Mes enfants sont à Mayotte, mes biens aussi. Je suis étrangère à Anjouan. C'est ici que j'ai fait ma vie.»

«Proximité». Selon les estimations officielles, les «clandestins» représentent un tiers des 178 000 habitants de Mayotte. Cette notion est cependant particulière dans cette île qui, en 1975, a choisi de rester française quand ses trois voisines optaient pour l'indépendance. «Passée dans le langage commun pour désigner le collectif des immigrés comoriens à Mayotte, l'expression de "clandestin" paraît pourtant assez peu appropriée pour décrire la réalité existentielle de cette population, note le sociologue David Guyot. La grande proximité culturelle entre Comoriens et Français natifs de Mayotte conduit à une insertion très diffuse de la population immigrée dans le tissu social et urbain du territoire d'accueil.»

«On nous traite de clandestins, mais on ! vit comme les Mahorais. On prie ensemble. On participe aux m! êmes cérémonies. On joue dans les mêmes équipes», dit Houssein, un jeune au physique d'athlète qui végète à Kaweni, le plus grand bidonville de l'île où s'entassent des milliers de Comoriens dans des cases en tôles perchées sur les pentes de la colline.

Sur les hauteurs du bidonville, la colère succède souvent à la résignation devant le spectacle de la zone industrielle que ce quartier domine. «Les Mahorais nous rejettent, mais quand ils ont besoin d'un maçon, ils nous appellent, nous payent 250 euros par mois, puis nous oublient.» Régulièrement, les habitants de Mayotte réclament en effet leur départ. «Ils représentent une menace, tant au niveau sécuritaire qu'économique», indique un membre d'une association «de défense des intérêts des Mahorais». «Ils doivent tous partir», dit-il. S'il reconnaît qu'ils sont «des frères», il estime que «le choix des Mahorais de rester français doit êtr! e respecté», et que les Comoriens «n'ont qu'à rester chez eux».

Alors que les naufrages de kwassa, les embarcations clandestines, sont nombreux entre Anjouan et Mayotte (on en dénombre six en 2008, pour un bilan de 25 morts et environ 80 disparus), le dernier en date, qui a fait 14 victimes le 20 novembre, a montré à quel point la tension est vive dans l'île. Les jours suivants, les habitants de la commune de Bouéni ont refusé que les corps repêchés soient inhumés dans le cimetière villageois. «L'Etat renvoie les vivants, il peut bien renvoyer les morts», expliquaient les manifestants…

Libération, édition du 18 décembre 2008
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MAYOTTE: regularisation des sans-papier

Message par Maadabass le Mar 12 Mai - 18:45

Mayotte : le préfet évoque « des régularisations » de sans-papiers

Lundi 16 Mars 2009
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Dans un article publié par Le Figaro le 13 mars, le préfet de Mayotte, Denis Robin, évoque pour la première fois la possibilité de « procéder à des régularisations » de sans-papiers.
Denis Robin, préfet de Mayotte (archive)

A l’approche de la consultation des Mahorais sur le statut de département d’outremer, le préfet de Mayotte vient de lancer un pavé dans la mare. Dans un article publié le 13 mars par le quotidien français Le Figaro, intitulé « Enquête sur le futur 101ème département » , Denis Robin estime qu‘on « ne peut pas renvoyer 50.000 personnes ni en régulariser 50.000. Il faudra procéder à des régularisations concertées avec la population ».

C’est la première fois qu’une autorité administrative évoque la possibilité de régulariser un certain nombre de sans-papiers vivant à Mayotte. Si une telle opération avait été effectuée en 2004, elle concernait un faible nombre de personnes issues du même secteur d‘activité - il s’agissait de pêcheurs. Depuis, il n’en est plus question. La majorité de la classe politique mahoraise y est fermement opposée et ce terme - régularisation - ne fait pas partie du vocabulaire du gouvernement français.

Des associations, dont le collectif Migrants Mayotte, estiment que bon nombre de Comoriens en situation irrégulière sur le territoire répondent aux critères de régularisation, notamment parce qu’ils vivent sur l’île depuis plus de dix ans ou parce qu’ils y ont passé toute leur scolarité. Elles dénoncent « la machine à fabriquer des sans-papiers » que représente la préfecture.

Sur une population de 186.000 habitants selon le dernier recensement de l‘Insee, l’on estime à environ un tiers le nombre de personnes vivant en situation irrégulière sur le territoire.

RC
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MAYOTTE: clandestin en BD

Message par Maadabass le Mar 12 Mai - 19:22

"Droit du sol", une BD qui va (encore) faire grincer des dents

Lundi 6 Avril 2009
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Charles Masson, médecin intervenant régulièrement à Mayotte dresse un portrait révolté de la situation des clandestins dans une bande dessinée, « Droit du sol ».
"Droit du sol", une BD qui va (encore) faire grincer des dents.

On reprochera probablement à cet ouvrage qu'il évoque, une fois de plus, l'immigration clandestine à Mayotte et les situations extrêmes vécues par les clandestins. Mais les problèmes n'ont une chance de trouver leur résolution que dans l'écho qu'on leur fait. En étant française, Mayotte hérite également d'une histoire et d'une réputation de «patrie des droits de l'homme » qu'elle se doit d'assumer, même au prix de susceptibilités heurtées.

Charles Masson a passé de longs mois à Mayotte. Son témoignage n'est donc pas celui d'un journaliste qui n'a que quelques jours pour dresser un portrait de l'île. Son métier de médecin l'a, de plus, confronté à la réalité mahoraise et aux détresses des uns et des autres. Ces années vécue s à Mayotte ne lui ont pourtant pas enlevé son pouvoir d'indignation devant des situations qui seraient insupportables dans n'importe quelle partie de l'Hexagone.

« Depuis tout petit, je suis sensibilisé à l'injustice, et des clandestins, on en voit partout. J'en voyais lorsque je travaillais à la Croix-Rousse à Lyon et j'en vois logiquement depuis que je travaille à la Réunion depuis 2002. Mais le summum, c'est indiscutablement Mayotte. Je suis assez sensibilisé car lors de mon remplacement annuel de deux mois là-bas, je suis seul en place : je pense que 50 à 80 % de la population est formée de clandestins », confie-t-il.

« L'histoire que je raconte dans les quatre dernières pages » est celle du « terrible parcours d'une migrante tentant de rejoindre Mayotte en bateau avec son fils. Comme il pleurait, elle a dû le jeter par-dessus bord pour ne pas se faire repérer par la police des frontières. Je n'avais entendu des histoires similaires que dans des situations de crises graves, comme des génocides ou des guerres. ». Mais l'auteur est surtout choqué par les réactions devant ces drames. « J'ai raconté 30 à 40 fois autour de moi ce témoignage, mais à Mayotte ça ne choque plus personne. C'est devenu normal. «C'est pas grave, elle en fera un autre», m'a-t-on répondu, sans parler des remarques racistes ou à côté de la plaque genre «Elle doit être poursuivie». »

Charles Masson pense que la BD est un bon support pour faire passer le message « parce que le sujet est abordé à échelle humaine. On l'oublie donc moins que lorsqu'on le croise dans un reportage à la télé. » Un message principalement destiné à « l'autre France » où « les gens ne comprennent pas, ils ne connaissent pas la situation. Rama Yade, secrétaire d'État chargée des Affaires étrangères et des Dr oits de l'Homme, n'est jamais venue à Mayotte, sinon elle ne pourrait que s'offusquer de ce qui s'y passe. »

Lorsqu'il est arrivé à Mayotte en 2004, Charles Masson a tout de suite eu envie de faire un livre sur l'Ile au Lagon, mais il pensait « en tirer un livre pour décrire un mode de fonctionnement unique en France. J'étais pour une fois optimiste devant une île française ouverte sur l'Océan indien, avec des gens qui circulaient d'île en île sans trop de difficulté et des forces de l'ordre qui paraissaient plutôt bienveillantes. Plus de la moitié de la population était clandestine, travaillait et s'intégrait doucement, avec un accès gratuit aux soins et à l'école de la France. S'il est vrai que nombre des personnes restaient et devenaient françaises, d'autres retournaient vers leurs îles d'origine. C'était le sas d'entrée de la France dans la région. J'en aurais fait un livre chaotique, certes, mais optimiste. ;»

Finalement, c'est la révolte qui l'a emporté et c'est sur un coup de colère qu'il a « écrit toute l'histoire en une nuit, [...], puis je l'ai retouchée et ai mis trois mois à l'adapter en BD. Je redécouvrais mon texte au fur et à mesure et j'étais choqué d'avoir pu vivre ce que je racontais ! »

Un révolte et une colère devant l'aggravation de la situation au cours des dernières années qui lui font dire que « depuis 10 ans, nous sommes allés trop loin dans l'inhumanité. Comme a dit Michel Onfray: «On fonce dans le mur, mais au moins relevons la tête pour le faire dignement!». »

E.T. d'après différentes interviews.

Site de l'éditeur : Casterman
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Re: Mayotte: IMMIGRATIONS CLANDINSTINE

Message par Maadabass le Mer 17 Nov - 20:17

Mayotte - Encore un accident de kwassa à Kani-Kéli !

Par Eric Trannois
Samedi 30 Octobre 2010 à 08:31:18

Un nouvel accident est survenu jeudi après-midi au large de Kani-Kéli, au sud de Mayotte, faisant deux morts et un disparu, selon un premier bilan.

Jeudi, vers 17h00, une embarcation comptant une trentaine de personnes à son bord a fait naufrage en tentant de passer la barrière au large de Kani-Kéli, à l'extrémité sud de Mayotte.

Deux bateaux de l’élément de la base navale de Mayotte et un hélicoptère de la gendarmerie ont entamé des recherches facilitées par l'heure inhabituellement précoce. D'ordinaire, les kwassas préfèrent arriver de nuit à Mayotte. L’hélicoptère a pu mettre à l’eau un canot permettant le sauvetage de vingt-huit personnes.

Selon des témoignages recueillis par les équipes de secours, les passagers auraient été au nombre d'une « trentaine ». Deux femmes n'ont cependant pas pu être sauvées et sont décédées, alors qu'un bébé serait porté disparu.

« Les rescapés ont été évacués au centre hospitalier de Mayotte et ont pu être pris en charge par une cellule d'urgence médico psychologique ».

La côte Sud de Mayotte est la seule qui ne soit pas encore couverte par un radar. Les passeurs sont donc tentés d'utiliser cette route pour déjouer la surveillance qui s'exerce sur les autres côtes protégées par une couverture radar. Nicolas Sakozy a confirmé la construction imminente d'un quatrième radar pour couvrir cette zone lors de sa visite éclair à Mayotte en janvier dernier. Cette route est pourtant particulièrement dangereuse en raison de la barrière de corail -de plus très éloignée de la côte- et de la présence de nombreux récifs.

En mars dernier, c'est également à Kani-Kéli qu'avait eu lieu un précédent naufrage qui avait tué neuf personnes dont cinq bébés. Cet accident faisait suite à plusieurs autres, toujours dans la même région.

Les deux passeurs ont été interpelés. Ils ont été présentés à la justice dès vendredi après-midi, à 15h00. Une information a été ouverte et un juge d'instruction a été désigné par le procureur de la République.

Ce naufrage est un nouvel épisode d'un sinistre scénario qui se renouvelle d'année en année depuis quinze ans. Jusqu'à cette date, les Comoriens des quatre îles pouvaient se rendre d'une île à l'autre. La mise en place d'un visa obligatoire pour venir à Mayotte à partir des autres îles de l'archipel, appelé visa Balladur, et les difficultés d'obtention ont poussé les habitants des autres îles à entrer illégalement à Mayotte. Ce visa était l'objet d'une vive discussion des élus de Mayotte lors d'une récente séance plénière du conseil général.

Le renforcement des moyens mis en place pour lutter contre l'immigration clandestine, qui coûtent 5 millions d'euros par an, pousse les passeurs à prendre de plus en plus de risques pour acheminer leurs passagers.

Combien d'accidents de kwassas chaque année? Combien de victimes? Personne ne peut donner de chiffres fiables. Le dernier recensement sérieux date de 2002. Ce rapport, réalisé par un collectif d'ONG présentes à Anjouan, faisait état de 17 accidents, ayant fait 407 victimes (183 morts ou disparus) et 224 rescapés entre juillet 2000 et février 2002. Depuis, on n'a connaissance que des accidents qui ont lieu à proximité des côtes mahoraises ou anjouanaises.

(Source : Malango Actualité)
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Re: Mayotte: IMMIGRATIONS CLANDINSTINE

Message par Maadabass le Mer 17 Nov - 20:20

Mayotte - Un kwassa dans la nuit

Par Annette Lafond
Mercredi 3 Novembre 2010 à 17:15:32

Spécificité de cette zone de l’océan Indien, la lutte contre l’immigration clandestine sur le lagon est une activité quotidienne de la Police aux Frontières. Nous avons pu embarquer avec une des patrouilles qui a interpellé un kwassa cette nuit là.

Le rendez-vous était donné à 17 h sur le ponton des croisiéristes en Grande-Terre. C’est sur la vedette Makini de la brigade nautique de la Police aux frontières (PAF) que nous embarquions, accueillis par Valérie Maureille, commissaire de Police et directrice de la PAF de Mayotte et par Christophe Peyrache, responsable de la Brigade nautique. Direction le nord sur la demande de l’Elément de base navale « qui coordonne les moyens de l’Etat en répartissant les bateaux autour de Mayotte ». Et pour l’heure, un écho favorable était détecté au radar dans le nord de Mayotte, à l’est de l’îlot M’tsamboro.
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Re: Mayotte: IMMIGRATIONS CLANDINSTINE

Message par Maadabass le Mer 17 Nov - 20:21

Un écho favorable en langage PAF, c’est la signalisation d’un bateau de type kwassa, qui ramène clandestinement et quotidiennement les ressortissants des autres îles des Comores vers ce qui est pour eux un Eldorado mahorais : accès aux soins, scolarisation pour les enfants et possibilité d’obtenir éventuellement un jour la nationalité française. « Ce sont à 93 % des anjouanais » glisse Valérie Maureille, qui rappelle que si la brigade est présente 7 jours sur 7, elle sort de manière aléatoire la nuit ou le jour pour « ne pas créer d’habitude, rapidement repérable par les organisateurs des traversées ».

Le récent naufrage au sud de l’île et les nombreuses interpellations dans ce secteur s’explique par la couverture radar déficiente à cet endroit. Le 4ème radar promis par le président Sarkozy lors de son passage à Mayotte « devrait être mis en place au premier semestre 2011. Nous essayons d’avoir une détection et une interpellation la plus précoce possible à l’arrivée du kwassa au large, car lorsque l’embarcation est trop proche de la côte mahoraise le pilote refuse d’obtempérer et prend des risques mettant la vie des passagers en danger. Lors de l’interpellation, les réactions les plus vives viennent d’ailleurs des pilotes » explique Valérie Maureille. Kwassas qui sont maintenant moins chargés : « à 15 ou 20, ils paient plus de 200¤ mais c’est plus raisonnable sur la mer. Il existe des kwassa VIP, de luxe, où les passagers paient autour de 800 ¤ ».
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Re: Mayotte: IMMIGRATIONS CLANDINSTINE

Message par Maadabass le Mer 17 Nov - 20:21

« Au milieu de la nuit noire, 31 passagers à bord d’un kwassa de 7 m»

« Il arrive que nous interpellions des embarcations qui, sous couvert de pêche, transportent des passagers clandestins ». L’écho radar du nord était un véritable pêcheur, nos narines s’en souviennent encore ! La Makini de la PAF décide alors de foncer vers un autre repérage, au sud ouest de Mayotte. Trois quarts d’heure plus tard, parcourus à 30 n½uds, nous arrivons de nuit sur le point donné par la base navale. Après un balayage infructueux du faisceau lumineux, les jumelles thermiques repéraient une embarcation : « Visuel ! Il y a du monde ! »

Et en effet, une barque de type kwassa, de 7 mètres de long est arrêtée : 31 paires d’yeux nous fixent dans un silence pesant, contrastant avec les décibels fournis par les moteurs de la Makini qui nous avaient abrutis pendant prés d’une heure. Les pares battages sont sortis et les passagers transbordés de leur embarcation à la vedette de la PAF : le premier à monter est un homme portant un petit garçon de 2 ans environ, perfusé… Un bras pour l’enfant, un pour le flacon… Ensuite, une femme enceinte de 7 mois qui souffre, soutenue par ses compagnes d’infortune : partis depuis 8 heures du matin d’Anjouan, ils sont tous épuisés. Il est maintenant 21h. Les 8 femmes sont maintenant assises ou allongées à l’arrière du bateau de la PAF, les hommes plus nombreux à l’avant. Chez ces derniers, on sent de la résignation, alors que les bouénis qui se sentaient si près du but se prennent la tête entre leurs mains en se lamentant...
Lors de l’arraisonnement, la réglementation oblige la PAF à considérer l’opération comme un sauvetage : « nous embarquons toutes les personnes à bord de notre bateau car le kwassa n’est pas homologué. Au premier semestre de cette année, nous avons interpellé un kwassa de 9 m sur lequel il y avait 63 personnes : cela a nécessité l’envoi d’un autre bateau de la PAF ».
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Re: Mayotte: IMMIGRATIONS CLANDINSTINE

Message par Maadabass le Mer 17 Nov - 20:22

« L’hôpital plutôt que le CRA »

C’est le retour vers Petite terre, en passant par la côte est de Mayotte. A l’arrivée à quai, les pompiers sont là, mais il faut trouver la mère du petit perfusé. Une bouéni prend l’enfant dans ses bras, « c’est la s½ur de sa mère » dit le père, mais elle ne veut pas en démordre « je suis sa mère »… les policiers, démunis, la laissent partir. Elle ira à l’hôpital plutôt qu’au Centre de Rétention Administrative (CRA), « elle peut donc se retrouver dans quelques heures dans la nature en laissant le petit à l’hôpital » murmure-t-on sur le quai.
Les autres attendent de partir par groupe de 10 pour le CRA. Ils retenteront la douloureuse traversée, puisqu’il y a plus de 50 % de récidive.

Au niveau des perspectives, les améliorations version PAF sont « le nombre croissant d’interpellations qui seront renforcées grâce notamment à l’installation du 4ème radar qui doit rendre le périmètre étanche. On en est à 257 interceptions, en augmentation par rapport à l’année précédente » relate Valérie Maureille, « sans qu’il y ait davantage de départs de kwassas à partir d’Anjouan ».

Mais au regard de la situation géopolitique, aucun espoir n’est à attendre : Mayotte ressemblera toujours à un Eldorado tant que des moyens financiers conséquents ne seront pas mis en ½uvre pour rehausser le niveau de vie à Anjouan, Mohéli ou même Grande Comore et y développer la coopération régionale. Moyens financiers qui doivent se chiffrer en plusieurs de dizaines de millions d’euros, mais dont le nécessaire contrôle de la bonne utilisation des fonds serait perçu comme une ingérence. Un flux exploité également par une économie parallèle qui se nourrit de la clandestinité, ici, à Mayotte. Une terre de paradoxes…

A.L.
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Re: Mayotte: IMMIGRATIONS CLANDINSTINE

Message par Maadabass le Jeu 10 Mar - 21:13

Mayotte - Les demandeurs d’asile africains campent au Secours catholique

Par Annette Lafond
Vendredi 4 Février 2011 à 05:47:12

Après leur expulsion programmée de leur campement devant les grilles de la Préfecture, les demandeurs d’asile africains se sont retrouvés à la mission catholique. Si la méthode pour faire aboutir leur revendication est contestable et contestée par une partie d’entre eux, une partie de leur revendication n’est pas insurmontable.

Les demandeurs d’asile qui avaient passé leur première nuit devant les grilles de la Préfecture, nous demandant d’intercéder auprès des services pour obtenir l’accès aux sanitaires de la Préfecture… ont été délogés hier matin par la Police. « Nous avions été prévenu de cette intervention par le Capitaine Chammassy qui nous a évacués sans heurt. On ne peut pas en dire autant de tous les policiers qui étaient là et qui nous ont malmenés, une personne ayant perdu ses lunettes de vue dans la bousculade » explique Abdallah, l’ex président de la Communauté des rwandais. C’est justement ce que refusait Augustin, le président en exercice, en ne rejoignant pas ce mouvement, « tout en partageant leur cause, je ne cautionne pas les moyens utilisés : nous venons de la région des Grands lacs (Rwanda, Burundi, République démocratique du Congo, ndlr) où nous avons tous eu à subir des violences. Or une manifestation peut à tout moment basculer dans cette violence, surtout que plusieurs d’entre nous sommes fatigués ».

Après vérification des récépissés, titre provisoire de séjour, les policiers ont laissé partir les manifestants, non sans avoir auparavant jeté leurs matelas à la poubelle selon Abadallah : « l’un d’entre nous est reparti au commissariat pour demander son matelas, pour ses 2 enfants. Les policiers ont répondu qu’ils s’en fichaient, et notre ami s’est alors jeté de désespoir contre le mur, se fendant la tête. Il est actuellement à l’hôpital. Un autre demandeur d’asile a tenté de se suicider avant notre manifestation de lundi en absorbant du poison, il est également à l’hôpital ».
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Re: Mayotte: IMMIGRATIONS CLANDINSTINE

Message par Maadabass le Jeu 10 Mar - 21:14

« Attendre… jusqu’à quand ? »

Alors pourquoi ce refuge au Secours catholique, outre sa vaste cour ? « Je suis à Mayotte depuis 4 ans » répond Abdallah (*), « et en dehors du fait que le Secours catholique nous a toujours très bien accueillis, même quand ils n’ont rien pour nous ils le disent gentiment, nous voulions un endroit pour nous rassembler car la Police nous a divisés ». Précisons que Solidarité Mayotte, qui s’occupe également des demandeurs d’asile, a déposé plainte contre lui pour diffamation il y a plusieurs mois. Il n’avait donc d’autres choix, surtout que le Père Vincent de la paroisse Notre Dame de Fatima les a accueillis « nous allons partager le peu que nous avons » dixit Abdallah, en leur précisant toutefois qu’ils ne pourraient pas rester au-delà de dimanche. Et comme le rajoute avec malice Abdallah, « selon les principes de l’Eglise Catholique, on ne peut chasser les réfugiés ».

Alors qu’au Secours Catholique, toutes les activités d’accueil ont été suspendues comme l’alphabétisation de jeunes non scolarisés, les dirigeants considèrent que le lieu, privé et en dehors du regard public, n’est pas le plus propice pour une médiatisation de la revendication.

D’autre part, Christophe Vénien, le délégué du secours catholique pour Mayotte tient à souligner dans un communiqué aux médias (ci-joint) que le Secours catholique ne touche aucune aide de l’Etat français.

« Nous attendons une proposition de la part de la Préfecture » répond Abdallah. Rappelons que les réfugiés demandent outre le droit au logement et à la restauration, l’autorisation de travailler au bout d’un an de présence à Mayotte, ce qui est possible en métropole. Mais à l’image des autres domaines, la départementalisation n’est que progressive. Cette autorisation de travail ne priverait pourtant pas les mahorais d’emploi, tant les employeurs demeurent réticents à employer des personnes qui peuvent à tout moment obtenir le statut de réfugié et partir en métropole.

A.L.

(*) Après que l’OFPRA lui ait refusé le titre de réfugié sur examen du dossier en septembre 2008, il attend depuis sa convocation à la CNDA, sans avoir le droit de travailler

(Source : Malango Actualité)
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Re: Mayotte: IMMIGRATIONS CLANDINSTINE

Message par Maadabass le Jeu 10 Mar - 21:14

RECTIFICATIF



Suite aux manifestations de certains demandeurs d’asile ces derniers jours, il a été tenu des propos dans les médias laissant entendre que les associations Solidarité Mayotte et le Secours Catholique étaient aidées par l’Etat pour venir en aide à cette catégorie de personnes en difficulté sur Mayotte. Nous tenons à vous signaler qu’au niveau de Mayotte, la délégation du Secours Catholique n’est aucunement aidé par l’Etat et que l’ensemble des aides financières ou matérielles apportées aux personnes en difficulté se fait sur les fonds propres de l’association, provenant de la générosité publique.
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