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COMORES! Environnement

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Message par Maadabass le Dim 30 Mar - 13:11

Comores: Validation du plan d'action de l'auto-évaluation des capacités
nationales à renforcer pour la gestion de l'environnement national et mondial



Mercredi 26 Mars 2008-
15:58:30
-

C’est le samedi 22 mars 2008 que s’est tenu dans la salle de
conférences de l’Université des Comores à Moroni, l’atelier de validation du
plan d’action de l’auto-évaluation des capacités nationales pour la mise en
ouvre des conventions issues du Sommet de Rio.
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Re: COMORES! Environnement

Message par Maadabass le Dim 30 Mar - 13:13

Des représentants des différents ministères et de la société
civile avaient pris part à la rencontre. Le coordinateur/ Expert national du
projet M. Aboulhouda Youssouf a présenté à l’assistance les grandes lignes du
plan d’action après avoir dans un premier temps brossé un tableau du processus
qui a abouti à ce résultat.

Il a précisé que l’Union des Comores a bénéficié
d’un appui financier et technique du Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM) et
du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) pour évaluer ses
besoins en développement des capacités pour élaborer et mettre en œuvre les
trois conventions post-Rio relatives à la conservation de la diversité
biologique, à la lutte contre la désertification et aux changements climatiques,
en conformité avec ses engagements en vertu de leurs ratifications
respectivement en 1994 pour la Convention sur le Diversité Biologique et les
changements climatiques et en 1998 pour la convention pour la lutte contre la
désertification.

Il a noté que le pays a pris des mesures sur tous
les plans en vue de relever la problématique de la dégradation des ressources
naturelles et assurer une meilleure gestion de l’environnement. Mais que ces
mesures n’ont pas été suffisantes pour stopper la dégradation de
l’environnement. Ainsi donc l’exercice qui a été réalisé, selon une démarche
participative, a permis, après avoir énoncé les capacités requises pour exercer
une fonction donnée et reconnu les lacunes et les contraintes au développement
de ces capacités, d’identifier les capacités à renforcer à tous les niveaux
(systémique, institutionnel et individuel) pour chaque fonction clé des
obligations de chaque convention qui ont été jugées prioritaires.

Le plan d’action élaboré vise à évaluer les
capacités existantes ou à renforcer pour la gestion de l’environnement.
L’objectif est d’aboutir à un programme d’actions de renforcement des capacités
qui doit obtenir l’engagement des autorités nationales et locales, des ONG et
des secteurs privés.

L’analyse des lacunes et des contraintes a permis
d’établir le diagnostic suivant :

Niveau systémique : (i) Le cadre politique (la
Politique Nationale de l’Environnement, le Plan d’Action Environnemental, la
stratégie et plan d’action) n’a jamais été révisé pour prendre en compte
l’évolution des besoins. Les politiques sectorielles des autres institutions
concernées par la gestion durable de l’environnement (agriculture, pêche,
tourisme, transport, éducation - recherche, finances, santé) n’intègrent pas
suffisamment la dimension environnementale ; (ii) le cadre juridique et
réglementaire est incomplet et ne répond pas à l’ensemble des préoccupations
actuelles en vue de constituer un cadre habilitant de mise en œuvre des
conventions ratifiées par le pays, les textes d’application de la loi cadre
relative à l’environnement ne sont pas tous promulgués. (iii) le cadre
économique n’a jamais pu relever le défi de promouvoir des solutions aux
problèmes de survie au quotidien des communautés de base en vue de contribuer à
la lutte contre la pauvreté; ce qui accentue la pression sur les milieux
naturels (déforestation, extractions de sable, pêche illicite; (iv) le cadre
consultatif, de concertation et participatif est inexistant (absence d’un organe
de haut niveau pour assurer la coordination et la concertation intersectorielles
et avec la population).
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Re: COMORES! Environnement

Message par Maadabass le Dim 30 Mar - 13:14

Niveau institutionnel :




  • les institutions en charge de l’Environnement ne remplissent pas un mandat
    clair qui réponde aux priorités nationales telles que définies dans la Politique
    Nationale de l’Environnement (PNE). Tout comme le reste de la fonction publique,
    elles ne sont pas efficaces ni efficientes dans leur fonctionnement interne.
  • La programmation scientifique des institutions de recherche nationale ne
    définit aucune priorité en matière de connaissances à acquérir.
  • Les ressources propres sont nettement insuffisantes pour assurer la maîtrise
    nationale des décisions en matière d’environnement. (iv) Le système
    d’information environnemental reste très incomplet, comporte des informations
    non actualisées et manque de données fiables pour assurer une gestion durable
    des activités d’exploitation des ressources naturelles.

Niveau individuel :



  • les autorités politiques, peu informées et peu sensibilisées sur les enjeux
    environnementaux, ne sont pas en mesure d’accompagner les initiatives en cours
    et de les défendre.
  • l’absence des spécialistes dans de nombreux domaines essentiels à la gestion
    durable de l’environnement (biologistes, environnementalistes, agronomes,
    forestiers, ingénieurs halieutiques, juristes, taxonomistes…),
  • les opportunités pour le développement des compétences et spécialisations
    sont très limitées.


A partir de ce diagnostic, les besoins en
capacités à renforcer ont été identifiés ainsi que les actions à mener pour
parvenir à la gestion durable de l’environnement de manière plus efficace et
efficiente notamment en ce qui concerne la mise en œuvre des trois conventions
post-Rio relatives à la conservation de la diversité biologique, à la lutte
contre la désertification et aux changements climatiques.

Cela devrait permettre aux uns et aux autres
d’adhérer à « la vision qui guide la conception
du programme de développement des capacités qui est que le pays soit en mesure
de concevoir et mettre en œuvre de manière autonome des initiatives de gestion
de l’environnement dans une perspective de durabilité écologique, économique et
sociale, assumant ainsi ses responsabilités envers sa population en respectant
ses engagements envers le reste du monde
».

Dans tous les cas de figure, le projet aura
permis de « sensibiliser et d’impliquer toutes
les parties concernées (institutions, décideurs et autres intervenants) dans
l’identification et la validation des capacités à renforcer pour assurer la
gestion durable de l’environnement. Le processus a mobilisé tous les acteurs
impliqués dans la gestion de l’environnement dans une réflexion visant à
comprendre les causes sous-jacentes expliquant l’état actuel des capacités
nationales et concevoir le chemin pour les développer pour être en mesure de
répondre aux priorités environnementales mondiales et nationales
».

Les responsables du projet souhaitent que « La démarche d’auto-évaluation poursuivie pour
concevoir une vision cohérente des capacités prioritaires à développer aux
niveaux individuel, institutionnel et systémique, dans une perspective d’avenir
et d’autonomie, constitue en soi une pierre fondamentale dans la construction du
pays, et pourra servir de modèle pour les autres secteurs. En se basant sur les
acquis ainsi développés, cette expérience se prolonge effectivement dans des
exercices parallèles au sein d’autres institutions nationales.
»

Il est en effet primordial que toutes les
structures du pays puisse faire leur, cette démarche, qui permet de toucher du
doigt là où le bât blesse pour essayer d’apporter les remèdes correspondant. Une
rencontre avec les décideurs est prévue cette semaine pour les sensibiliser sur
la question et voir dans quelle mesure ils pourraient apporter leur soutien dans
la recherche de financements au plan d’action. « Tsanga nge wutsagiwa » nous dit un adage
comorien. On peut espérer que l’appel sera entendu.

(Médiaterre)
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Re: COMORES! Environnement

Message par Soule le Dim 30 Mar - 13:19

salam
Les comoriens doivent écarter leur folie de grandeur et leur complexe ainsi que
la gourmandise et penser aux interets du pays,car cette situation precaire ne
doit pas durer trés longtemps. ils faut donner la chance à tout citoyen comorien
de se débarasser de la précarité et éviter la maltraitance que certains de nos
concitoyens sont entrain de subir à mayotte


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Re: COMORES! Environnement

Message par Soule le Dim 30 Mar - 13:20

effectivement vous avez parfaitement raison echa DJAFFAR les comoriens ont deux
problemes, ils aiment prendre des responsabilités or qu'ils n'ont pas le niveau
ni le courage d'assumer leurs responsabilités.je trouve odieux et ignoble de
voir les comores independant depuis 1975, les seychelles qui demandaient de
l'aide à cet époques qui ont avancés et les comoriens continuent toujours
d'aller droit au mur

Soule
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Re: COMORES! Environnement

Message par Soule le Dim 30 Mar - 13:23

LES VIEUX COMORIENS MALGRE LEUR ILLETRISME ONT SU ASSUMER LEUR RESPONSABILITES
EN ENCADRANT LEURS ENFANTS JUSQU A LA FIN DE LEURS ETUDES
(UNIVERSITAIRES):

Les comores détiennent ses ingénieurs dans tous les
secteurs, seulement les étudiants comoriens sont découragés par le système aux
Comores.
Souvent on attribue aux nouveaux arrivants des postes qui ne font
pas appel aux études entamés. On a tendance à négliger les connaissances et les
expériences acquises durant de longues années.

Souvent on entend parler
de médecin qui devient ministre de l'agriculture, alors que ses connaissances
font appel à l'anatomie du corps humain (biologie) et le dernier conserne
l'étude des plantes (Ecologie) ou l'étude des sols (Géologie).
Entendons nous
bien que le boulanger son rôle c'est la fabrication du pain, le mécanicien doit
réparer les voitures, le dentiste lui s'occupe des dents et des
gencives.

L'Ingénieur agronome doit savoir s'y prendre pour garantir
l'autosuffisance agricole aux Comores et dégager en même temps des
excédents
alimantaires pour l'exportation, sachant qu'aujourd'hui le commerce
équitable permet aux pays pauvres de prendre part au commerce international.
(Vente de la vanille uniquement).
L'ingénieur agronome est sensé connaître
tous les organismes compétents relevant de son secteur afin de garentir le
financement de ses projets, ne pas faire appel à l'Etat comorien alors que les
caisses sont vides.

De même l'urbaniste en aménageant son territoire,
quand il trace des routes, il doit tenir compte des zones côtières (Dégats
climatiques), déterminer les terrains constructibles, les zones en friche etc...
Des organismes relevant de son secteur peuvent lui donner un coup de main, ils
sont là pour ça.

Souvent les postes clès sont dirrigés par des illétrés.
On refuse de l'admettre pourtant c'est la réalité. Le vrai dirrigeant dans un
poste, c'est cellui qui maitrise les connaissances du domaine en
question.

On est entrain de bacler les études des jeunes générations
alors qu'ils ont passé des années de souffrance à etudier, pour se voir refuser
leurs efforts vers la fin . A quoi bon de faire les études puisque au 21 eme
siècle est toujours en vogue, même s'ils sont illétrés se sont eux qui
détiennent les postes de commande.
Qu'est-ce qu'ils dirrigent mal notre pays
!

Comment peut on se permettre de conduire un bateau alors qu'on ne sait
pas lire une carte, ni tenir une bousole? Tant qu'on refuse la réalité on
avancera pas.

Soule
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