MAYOTTE: LE FORUM DES MAHORAIS d'içi et d'ailleurs
NA MOU KARIBU

MAYOTTE Politique

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MAYOTTE Politique

Message par Maadabass le Mer 19 Mar - 0:03

Rappel du premier message :

Lundi 17 Mars 2008



Mis à part Saïd Omar Oili réélu dès le 1er tour dimanche 9
mars, tous les ténors du Conseil général sont tombés dimanche 16 mars lors du
2nd tour des élections cantonales. Mansour Kamardine, Maoulida Soula,
Chihabouddine Ben Youssouf et Bacar Ali Boto n'ont pas été réélus. Le point
canton par canton.
Mansour Kamardine ne siègera
plus au Conseil général. Après sa défaite à Sada hier, l'ancien député ne compte
plus aucune mandat électoral.


Dernière édition par vahibenien le Mar 11 Déc - 0:35, édité 2 fois
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Re: MAYOTTE Politique

Message par bill le Lun 17 Oct - 21:10

on en revient
toujours a la meme chose rendons mayotte au comores la bas pas de
manifestations pour la vie chere il n'y a rien a acheter

bill
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Re: MAYOTTE Politique

Message par viaud le Lun 17 Oct - 21:11

par l'exemple
des résultats obtenus ou susceptibles d'être obtenus a titre personnel
et familial , selon l'investissement individuel en terme de temps et d'
imagination . réduire par tout moyen subjectif le prix de la contrainte
, le plaisir en est un , qu'on doit être a même de s'appliquer quand
on est traditionnellement et culturellement un oisif physiologique et
ignorant des solutions qu'ont du trouver les autres populations pour
vivre ou survivre dans des univers hostiles . Par une éducation
pragmatique et le développement de solutions locales et autarciques
dans le tout premier temps.

viaud
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Re: MAYOTTE Politique

Message par ABEL le Lun 17 Oct - 21:11

Messieurs, je suppose
que vous êtes tous des métros. Prêts à donner des leçons et à inculquer
les bonnes manières, n'est-ce pas ? Les mahorais ceci, les mahorais
celà...ignorants, oisifs physiologiques, etc. Eh ben franchement, on
aura tout entendu !
Et l'autre Marco qui pose la question de la productivité du travail à
Mayotte...commencez déjà par banir tous préjugés, ça serait un pas vers
l'avant ! Mais si nous sommes si mauvais que cela messieurs, et que vous
êtes si intelligents, montrez nous le droit chemin, éduquez nous, aidez
nous à nous en sortir. Il ne suffit pas de critiquer, il faut faire des
actes et être pragmatiques, n'est-ce pas !
Ah oui, merci beaucoup pour vos commentaires. Ils m'ont été d'une aide
précieuse dans mon travail de mahorais ignorant et oisif.

ABEL
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Re: MAYOTTE Politique

Message par jim le Lun 17 Oct - 21:12

bien dit
abel,marco , va dont voir ce qui se passe du coté de wall street , tu
vas t'appercevoir que des fois "la masse" n'a pas du tout envie
d'entendre les "leader" et pas forcemement les memes objectifs
respect Abel , on est pas tous comme lui.

jim
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Re: MAYOTTE Politique

Message par Maadabass le Mar 3 Juil - 4:07


La feuille de route des députés de Mayotte


Lundi, 02 Juillet 2012 09:57




Réhabiliter le sens du devoir


L’alignement inconditionnel des
parlementaires vis-à-vis des partis au pouvoir est une erreur politique.
L’opposition systématique est une faute morale.

Depuis 1958, les députés mahorais poursuivent un objectif majeur : l’ancrage de Mayotte
dans la France. Ainsi, la création du Mouvement populaire mahorais
(MPM) en 1966 a amené à la Chambre des députés des Comores des
personnalités charismatiques : Marcel Henry, Younoussa Bamana, Zoubert
Adinani, Abdallah Houmadi et Inoussa Ben Ali se battent, pendant la
période de l’autonomie interne, pour sortir Mayotte du joug comorien et
ancrer l’île dans la France.

Encouragés par le Mouvement des femmes -
présidé par Mme Zéna M’déré -, qui leur font prêter serment de fidélité
à la cause séparatiste mahoraise,
les cinq députés resteront unis dans leur engagement patriotique tout
au long du processus conduisant vers l’indépendance autoproclamée des
Comores. La cohésion des élus mahorais et leur souci de l’intérêt
général seront un gage de confiance, le principal argument pour se faire
réélire à chaque scrutin. Cette solidarité leur permettra aussi de
convaincre l’Etat français, avec le soutien de solides amitiés dans
l’échiquier politique national, de ne pas "brader Mayotte" sur l’autel
d’une décolonisation prématurée, mal préparée et engagée
unilatéralement.

Grâce à un lobbying très actif en
métropole, la représentation nationale impose un décompte des voix "île
par île" lors du référendum d’autodétermination du 22 décembre 1974. Au
nom du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, le Parlement a permis
aux Mahorais de faire valoir leur différence malgré les pressions
internationales (ONU, OUA, Ligue Arabe…) qui prônent alors
l’indépendance "globale" de l’archipel et s’élèvent contre la
"balkanisation" du Territoire des Comores.


Stratégie d’affaiblissement du MPM


Après l’avènement en 1976 du statut
hybride de Collectivité territoriale, à mi-chemin entre le TOM et le
DOM, Younoussa Bamana est élu député à l’Assemblée nationale en mars
1977. Apparenté UDF, il siège ensuite sur les bancs des non-inscrits.
Pour rappel, la loi du 24 décembre 1976 créant le statut provisoire mis
en place par le Premier ministre Jacques Chirac et maintenu par son
successeur Raymond Barre (d’origine réunionnaise), prévoit la
consultation de la population sur le statut définitif en 1979. Lorsque
le gouvernement décide de proroger de 5 ans le délai de consultation,
Bamana quitte la formation du président Valery Giscard d’Estaing (VGE).
Il proteste ainsi contre le statu quo, le "provisoire qui dure".

Président du Conseil
général, il s’indigne également contre la stratégie d’affaiblissement
du MPM, manifestée par le préfet Jean Rigotard dont le pouvoir est
entièrement consacré au soutien du Front démocratique (FD), une mouvance
marxiste indépendantiste, à la promotion du Parti pour le rassemblement
démocratique de Mayotte (PRDM), partisan du statut autonomiste de
Territoire d’outre-mer (TOM) en collaboration avec les Comores, et à la
valorisation du Rassemblement mahorais pour la République (RMPR) dont
les fondateurs reçoivent toute l’aide nécessaire pour remporter les
premières victoires aux élections municipales et cantonales.



La défense des intérêts de Mayotte reste
le leitmotiv du député. Tout en martelant l’objectif de
départementalisation, Bamana dénonce l’abandon de l’île et réclame des
crédits pour remédier aux retards structurels. Ce premier mandat au
palais Bourbon est consacré à l’effort de sensibilisation des
parlementaires sur l’état du sous-développement de Mayotte. L’absence
d’affiliation du député à un parti ne l’empêche pas d’asséner à
l’Assemblée nationale que Mayotte a besoin d’un effort énergique de
l’Etat sur deux domaines particuliers : les communications intérieures
(les routes) et les communications avec l’extérieur (port, aéroport).
Par ailleurs, le député cite plusieurs axes d’intervention prioritaires
au nombre desquels la santé, l’enseignement, le développement de
l’agriculture et de la pêche.



Le mandat de Bamana s’achève avec
l’élection de François Mitterrand en 1981. La vague socialo-communiste
lui est néfaste. Pour éviter que le gouvernement d’union de la gauche et
la diplomatie française ne mettent à exécution les menaces de "largage"
de l’île, le MPM choisit d’investir Jean-François Hory, issu des
radicaux de gauche (PRG). Les Mahorais élisent donc un métropolitain
dont la mission est d’infléchir la volonté de l’Etat d’intégrer Mayotte
dans la République fédérale islamique des Comores (RFIC). Le mandat de
Jean-François Hory, contrarié par la froideur intellectuelle du jeune
Premier ministre Laurent Fabius, coïncide avec la période des reculades,
des rebuffades et des mauvaises manières faites à Mayotte.



Le territoire est en friche, aucun
chantier n’est entrepris. L’Etat se désengage et le conseil général fait
avec ses maigres moyens pour soutenir le développement
socio-économique. Puisque le chef de l’Etat prône le "lâchage" de l’île,
ordre est donné aux préfets successifs de saper l’influence du MPM, en
créant les conditions de l’émergence d’une opposition portée par les
jeunes "intellectuels". Ainsi naît le Parti socialiste mahorais, qui
deviendra une fédération du PS dirigé par les très austère Michel
Rocard.


La départementalisation à petits pas
Le mandat de Hory s’achève avec
l’arrivée de la droite au Parlement en 1986. Le MPM se cherche alors un
autre "cavalier" législatif. La solution viendra d’une rencontre avec
Alain Poher, président du Sénat, qui propose aux élus d’investir Henry
Jean-Baptiste, un énarque, ancien collaborateur de VGE et membre de la
Cour des comptes. Le candidat présente un triple avantage : c’est un
domien, un Martiniquais, qui connaît l’expérience de la
départementalisation aux Antilles, c’est un noir qui passera mieux aux
yeux des Mahorais et un technocrate. Henry Jean-Baptiste est donc élu
par le MPM pour trois mandats.
La tâche du député centriste paraît
toute simple : construire "la départementalisation à petits pas". Cette
approche prudente et modérée plaît. Jacques Chirac est le premier Chef
du gouvernement français à entreprendre une visite officielle à Mayotte
en 1986. Son ministre des DOM-TOM, Bernard Pons, intègre Mayotte dans la
loi d’habilitation pour l’Outremer. Et la ministre de la francophonie,
Lucette Michaux-Chevry, une antillaise, "amie" de Chirac, inaugure
l’arrivée de la télévision dans l’île.

Le premier mandat de HJB est donc
fructueux. Le second est fécond avec le premier train d’ordonnances
destinées à moderniser la législation applicable à Mayotte. Au
toilettage du cadre juridique s’ajoute la première Convention de
développement économique et social (CDES). Le rythme imprimé par la
droite pour mettre à niveau les infrastructures ne se relâchera pas. La
fin des années Mitterrand, marquée par l’ascension du Premier ministre
Edouard Balladur, correspond à un coup d’accélérateur en faveur de
Mayotte. Un nouvel élan est engagé lors des présidentielles de 1995,
avec la promesse faite par les candidats de consulter la population sur
son avenir statutaire "avant l’an 2000".

Lorsque Jacques Chirac devient président
de la République, Mayotte entre dans un septennat placé sous le signe
du progrès. Mais après trois mandats successifs, la côte de popularité
de Henry Jean-Baptiste baisse. A la faveur du changement de majorité au
Parlement, le retour de la gauche au pouvoir lui est fatal, malgré un
bilan très honorable. La cohabitation entre le président Chirac et le
Premier ministre Lionel Jospin marque un tournant. Les deux têtes de
l’exécutif engagent les discussions sur l’avenir institutionnel.
Toutefois, le débat sur l’évolution statutaire fait exploser l’échiquier
politique local.

Entre les partisans d’une
départementalisation "immédiate" et les tenants d’une
départementalisation "progressive", le MPM ne résiste pas à la discorde.
Le parti historique implose en deux factions rivales. La signature de
l’Accord sur l’avenir de Mayotte, préalable à l’adoption du statut de
Collectivité départementale de Mayotte (CDM) consacre la rupture
définitive entre Younoussa Bamana, le président du Conseil général et le
sénateur Marcel Henry. Les autres formations vont tirer profit de cette
brouille mémorable.


Un mandat mitigé et zéro bilan


Après la consultation du 2 juillet 2001,
la fédération locale du PS a le vent en poupe. Le RPR monte en
puissance. Le parti du chef de l’Etat va capitaliser cette recomposition
lors des élections législatives de 2002. Henry Jean-Baptiste n’étant
plus désiré, le scrutin oppose des locaux. Le temps de la
responsabilisation des Mahorais est venu. Le duel du second tour oppose
Mansour Kamardine (RPR-UMP) et Siadi Vita (MDM). L’engagement de Bamana
aux côtés des signataires de l’Accord sur l’avenir de Mayotte permet à
Kamardine de l’emporter.

Après cinq ans de mandat, ce dernier
veut rempiler, mais les mouvements sociaux affaiblissent
considérablement l’influence du député sortant. Surtout, le bilan de la
mandature est mitigé. L’on retiendra principalement l’activisme du
"poulain" de Chirac en matière législative, avec la loi Kamardine sur
l’interdiction de la polygamie par exemple et les mesures votées par le
Parlement pour lutter contre l’immigration clandestine. Mais au plan du
développement, l’ami du Premier ministre Alain Juppé et le protégé de
Dominique de Villepin à Matignon n’a rien réussi de probant, notamment
au niveau de la réalisation des équipements structurants tel que
l’allongement de l’aéroport de Pamandzi, qui reste le grand projet
emblématique des progrès socio-économiques et culturels de l’île.

"Promesses tenues" avait titré crânement
l’avocat dans un livre dédié à sa gloire. Illusion d’optique et
autosatisfaction péremptoire car un autre ouvrage, "Discours de la
République pour Mayotte", faisait comprendre que l’Etat RPR n’était
guère pressé à mettre les moyens de la politique de rattrapage des
retards de l’île. Suffisance et imprévoyance de l’enfant de la Chiraquie
ont fini par lui coûter cher. Sa proximité avec les puissances de
l’argent, du Medef barricadé par le sulfureux Michel Taillefer en
passant par la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) verrouillé par
le très controversé Serge Castel, a fait le reste. Alors qu’il avait
adopté pour slogan "le député des Mahorais", par opposition à son
prédécesseur perçu comme "le député des Créoles", une députation par
procuration à la faveur du patronat a précipité le divorce entre les
citoyens et son représentant.



Mandataire du président de l’UMP,
Nicolas Sarkozy, le parlementaire est désavoué par la population lors du
deuxième tour de l’élection présidentielle, avec un fort plébiscite
pour Ségolène Royal. Le conflit social durable des instituteurs et la
colère des agents de la fonction publique compromettent sa réélection.
Et pour couronner le tout, son premier adversaire pour le siège au
Palais Bourbon n’est autre qu’Ahamed Attoumani Douchina, un UMP
insoumis, ancien secrétaire départemental du parti, frappé par une
mesure suspensive. Il dit regretter le refus du député sortant, qualifié
d’autocrate, d’organiser des primaires pour le choix du candidat. Le
premier tour du scrutin place Kamardine en ballottage favorable par
rapport à son concurrent, Abdoulatifou Aly, investi par le "MDM force
d’alternance".
Soutenu par les forces de progrès et par tous les
déçus de la législature, le challenger est élu le dimanche 17 juin 2007.
Mais son positionnement au centre avec le Modem de François Bayrou, qui
ne compte que deux députés, est complètement stérile pour Mayotte. Un
mandat pour rien et un bilan "zéro" vilipendé par les électeurs et
stigmatisé par une marionnette aux Guignols des infos de Canal +. Malgré
un mandat négatif pour l’image de l’île, le chef de l’Etat, Nicolas
Sarkozy, magnanime et en rupture avec la doctrine de ses prédécesseurs,
consent à accorder enfin la départementalisation à Mayotte.
Ce sera
chose faite en mars 2011, au grand dam de la politique africaine de la
France et du contentieux franco-comorien : la revendication territoriale
des Comores sur Mayotte est désuète puisque l’île est désormais le
101ème département de France, le 5ème DOM et s’apprête à devenir la 8ème
Région ultrapériphérique de l’Europe (RUP) en 2014.




Un devoir de responsabilité


Depuis 1977, date de la première
élection législative pour disposer d’un siège à l’Assemblée nationale,
Mayotte a connu 5 députés. Leur mandat respectif peut être caractérisé
par quelques slogans : un devoir d’unité et de rassemblement avec
Younoussa Bamana (UDF-non inscrit), un devoir de sensibilisation avec
Jean-François Hory (PRG), un devoir de représentation avec Henry
Jean-Baptiste (Centre-UDF), un devoir de responsabilité avec Mansour
Kamardine (RPR-UMP) et Abdoulatifou Aly (Modem). C’est cette
responsabilité locale qui a pâtit des deux dernières mandatures, deux
quinquennats durant lesquels le rythme de développement de Mayotte a
considérablement décéléré, avant d’être impacté par la crise économique
et financière qui a secoué la planète toute entière et qui menace encore
la zone euro. Les deux députés sortis des urnes dimanche 17 juin,
Ibrahim Aboubacar et Boinali Saïd, ont donc pour mission de réhabiliter
le sens du devoir, avec pour feuille de route la relance de l’économie
mahoraise et l’égalité sociale au sein d’une République fragilisée par
la dette publique et les déficits de la Sécurité sociale.



S’il y a un enseignement à tirer de
l’expérience des législatives à Mayotte, c’est que les gouvernements
successifs ont largement contribué à façonner le paysage politique
local, les querelles partisanes aiguisées par Paris ayant retardé le
décollage économique et l‘aménagement du territoire. Les progrès réels
engrangés par Mayotte ne l’ont été que pendant les périodes de
cohabitation. Il est donc essentiel que les élus locaux demeurent
vigilants. Les parlementaires, qui ont pour principal rôle de défendre
les intérêts légitimes de leurs circosncriptions, ne doivent pas céder
trop facilement à la tentation de l’angélisme favorisé par l’hégémonie
d’un clan au pouvoir à l’Elysée, à Matignon, au Sénat ou à l’Assemblée
nationale.

L’alignement inconditionnel des
parlementaires vis-à-vis des partis au pouvoir est une erreur politique.
Le mandat de l’avocat Mansour Kamardine l’a démontré. L’opposition
systématique est une faute morale. Le bilan calamiteux de l’avocat
Abdoulatifou le prouve. La neutralité bienveillante à l’égard du
gouvernement en place est une posture qui a jusqu’à présent assez bien
réussi à Mayotte. Ainsi, tout le jeu subtil de nos deux nouveaux
députés, l’un hollandophile, l’autre hollando-compatible, est d’amener
le gouvernement à mobiliser les financements du développement de l’île.
Cela nécessite une posture critique, une analyse objective des réalités
socio-économiques du territoire, déconnectée de tout esprit idéologique,
une approche pragmatique des solutions à apporter aux problèmes du
sous-développement et de la mauvaise gouvernance des collectivités
locales, une grande capacité de travail et une force de persuasion.


Zaïdou Bamana

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Re: MAYOTTE Politique

Message par Maadabass le Mar 11 Déc - 0:38



Blocage démocratique ou institutionnel


Mardi, 27 Novembre 2012 09:45




SÉANCE PLÉNIÈRE DU CG

Lundi matin, les conseillers généraux
étaient réunis en séance plénière pour examiner des rapports de la plus
haute importance : la prolongation de la convention de gestion
temporaire du second quai de Longoni et les décisions modificatives
relatives au budget du département, du service d'incendie et de secours
(Sis) et du Service de transport maritime (STM). Au lieu de cela, les
élus de l'opposition ont décrété que la séance était illégale en
l'absence de commission permanente. Afin de manifester leur
mécontentement, ils se sont levés et ont déserté l'hémicycle sans autres
formes de procès.

Après le départ de l'opposition, la séance s'est poursuivie sans
anicroche, les quelques rapports présentés hier ont été adoptés sans
opposition et seule la motion présentée en début de séance par Mirhane
Ousséni concernant l'application du Revenu de solidarité active (RSA) a
été amendée. Les élus ont eu à se prononcer sur la prolongation par voie
d'avenant de la convention de gestion du second quai de Longoni -une
convention passée avec la Chambre de commerce et d'industrie (cci) de manière temporaire. La suite dans le flash info d'aujourd'hui...
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Re: MAYOTTE Politique

Message par Maadabass le Lun 11 Nov - 3:04

Jean-François Copé : « regardez ce qu'il se passe à Mayotte »
Par  [url=http://www.malango-actualite.fr/auteurs/Eric Trannois.htm]trannois [/url]
Mercredi 23 Octobre 2013 à 00:42:26

Jean-François Copé relance la polémique à propos du droit du sol en proposant que ce principe soit remis en cause pour les enfants d'étrangers en situation irrégulière. « Regardez ce qu'il se passe à Mayotte » avance-t-il sans détailler davantage.

Jean-François Copé ne craint pas relancer la polémique
© UMP


« Lorsque un enfant naît de parents qui sont illégalement sur le sol français, il ne peut pas y avoir d'automaticité à être français. Notre politique d'immigration date du XXème siècle : Les choses ont beaucoup changé depuis », explique Jean-François Copé pour justifier le dépôt éventuel d'une proposition de loi à laquelle réfléchit une commission au sein de l'UMP depuis mardi matin. A noter cependant que ce projet de réforme du droit du sol ne fait pas l'unanimité dans le parti de droite. Patrick Devedjian, par exemple est contre. Il rappelle que c'est un principe « constitutif de la France » et que « 25% des Français ont au moins un de leur grand parent de nationalité étrangère » appuyant sur la nationalité et pas la simple origine. Il sait de quoi il parle : « c'est naturellement mon cas et je ne suis pas le seul dans ce pays ».
Jean-François Copé a donc relancé le pavé du droit de la nationalité dans la mare pré-électorale. La gauche s'insurge l'accusant d'aller chasser sur les terres du Front national tandis que l'extrême droite de Marine Le Pen se gausse, le taxant une fois de plus de récupérationniste.
« On a une espèce de pétard lancé par l'UMP sur un sujet dont ils se sont bien gardé, dans les années où ils étaient au pouvoir, de le débattre. Il y a des opportunités qui montrent une fois de plus des concessions aux extrêmes. La droite française est malade d'être tirée par ses extrêmes », estime pour sa part le chef de file des députés socialistes, Bruno Le Roux. Pour Jean Pierre Chevènement, Jean-François Copé prend le risque de rouvrir un dossier « nauséabond ». « C'est un faux débat qu'on allume pour détourner l'attention du problème de fond » ajoute-t-il tout en estimant lui aussi que le nombre d'enfants concernés est « minime ».
''L'affaire'' de la jeune Léonarda qui agite la vie politique française depuis une semaine, forçant Manuel Valls à écourter son voyage en Caraïbes, voit là un nouveau prolongement et l’occasion d'entretenir la tension née de cette affaire, à l'origine de plusieurs manifestations. François Hollande, en montant au créneau lui-même a pensé clore le débat en proposant à la jeune Kossovarde de revenir poursuivre ses études sans sa famille alors que la raison avancée pour son expulsion avait été de ne pas la séparer de ses parents. Les critiques sur cette proposition sont venues de toutes parts, y compris de son propre camp provoquant une nouvelle crise à l'intérieur du PS.
En 2008 avec Christian Estrosi, puis en 2010, l'UMP avait déjà fait une proposition dans ce sens pour Mayotte et la Guyane. Le député des Bouches du Rhône Dominique Tian avait déposé en octobre 2010 un amendement qui remettait en cause ce principe du droit français en demandant que «sur le territoire de Mayotte et de Guyane, est français automatiquement l'enfant lorsque ses deux parents y sont nés», privant même un enfant né d'un Français et d'un ''Étranger'' de la nationalité française. La proposition fera long feu mais réapparaît aujourd'hui même si la proposition de Jean-François Copé ne va pas si loin puisqu'elle ne concerne que les enfants d'étrangers en situation irrégulière.
Le droit du sol, par opposition au droit du sang, est un principe du droit français qui permet à un enfant né de parents étrangers de demander la nationalité française lorsqu'il atteint l'âge de la majorité, à condition qu'il soit présent en France depuis un certain nombre d'années. Il ne s'agit donc pas d'un processus automatique, même s'il semble cohérent qu'un jeune qui a suivi sa scolarité en France pendant plusieurs années et n'a bien souvent plus beaucoup de liens avec le pays d'origine de ses parents entame les démarches.
Selon une estimation avancée par un des participants à un débat sur ce sujet organisé par la chaîne Public Sénat, les enfants de parents en situation irrégulière sur le sol français ne seraient qu'environ 50.000, un chiffre par définition très approximatif puisqu'aucune statistique n'existe, mais qui n'a pas été contesté par les autres participants parmi lesquels des partisans de ce projet de loi. Un chiffre qui ne tient malgré tout probablement pas compte de Mayotte et de la Guyane.
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