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NA MOU KARIBU

MAYOTTE Politique

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MAYOTTE Politique

Message par Maadabass le Mer 19 Mar - 0:03

Rappel du premier message :

Lundi 17 Mars 2008



Mis à part Saïd Omar Oili réélu dès le 1er tour dimanche 9
mars, tous les ténors du Conseil général sont tombés dimanche 16 mars lors du
2nd tour des élections cantonales. Mansour Kamardine, Maoulida Soula,
Chihabouddine Ben Youssouf et Bacar Ali Boto n'ont pas été réélus. Le point
canton par canton.
Mansour Kamardine ne siègera
plus au Conseil général. Après sa défaite à Sada hier, l'ancien député ne compte
plus aucune mandat électoral.


Dernière édition par vahibenien le Mar 11 Déc - 0:35, édité 2 fois
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Re: MAYOTTE Politique

Message par Maadabass le Ven 15 Aoû - 0:16

MAYOTTE Justice
Mayotte : Saïd Omar Oili mis en examen ?
Samedi 14 Juin 2008



Dans son édition de jeudi 12 juin, Le Quotidien de la Réunion
révèle que l'ancien président du Conseil général, Saïd Omar Oili, pourrait être
prochainement mis en examen pour une affaire remontant au temps où il dirigeait
la collectivité départementale.

<table width="100%" cellpadding="0" cellspacing="5"><tr><td class="pointvertical" width="350" align="middle"> </td></tr>
<tr><td class="pointvertical" align="middle">Saïd Omar Oili pourrait être
mis en examen par un juge de la Réunion
</td></tr></table>




<table width="100%" border="0" cellpadding="10" cellspacing="0"><tr><td valign="top" align="left">
"L'ancien président du conseil général de Mayotte, Saïd Omar Ali
devrait prochainement être convoqué par un juge d'instruction de Saint-Denis
dans le cadre d'une information judiciaire portant sur des malversations
présumées, notamment des détournements de fonds publics
", révèle Le
Quotidien de la Réunion. Selon le journal réunionnais, "la justice mahoraise a demandé le dépaysement du
dossier en mettant en avant le manque de moyens et la nécessaire sérénité pour
instruire ce genre de dossier. C'est la doyenne des juges d'instruction de
Saint-Denis, Brigitte Lagière qui doit lui signifier. Dans sa requête, le
procureur du tribunal supérieur de Mayotte rappelle notamment que magistrats et
élus sont amenés fréquemment à se renc! ontrer à Mayotte pour des raisons
protocolaires ou institutionnelles ou encore à cause des partenariats entre la
collectivité et la justice en matière d'aides aux victimes. En clair, tout le
monde se connaît à Mayotte, et plus encore entre Mamoudzou et Dzaoudzi, où sont
concentrés tous les pouvoirs.
"

Selon Le Quotidien, "l'information judiciaire porte principalement sur des
détournements de salaires versés par le Centre des études et des formations
supérieures de l'Education nationale, organisme dépendant du conseil général.
Des emplois fictifs dont auraient profité S2O et quelques proches. Ce que nie
catégoriquement l'ancien président du conseil général.
"

Un membre du Parquet nous a précisé que d'autres
personnalités politiques de l'île sont concernées par cette instruction, issues
de divers bords politiques.

VM </td></tr></table>


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Re: MAYOTTE Politique

Message par Maadabass le Ven 15 Aoû - 0:22

MAYOTTE Tourisme
Mayotte : la bataille du CDTM se poursuit au CG
Mardi 10 Juin 2008
Ahmada Madi Chanfi devrait
être le futur président du Comité du tourisme.

Les élus du Conseil général ont élu lundi 9 juin les deux membres du bureau du
Comité du tourisme de Mayotte (CDTM). Mirhane Ousseni et Ahmada Madi Chanfi,
candidat à la présidence, l'ont emporté devant Fadul Ahmed Fadul, autre
prétendant à la présidence



Les deux premiers ont recueilli respectivement 12 et 13 voix,
contre 8 au troisième. Ils feront donc partie du bureau, duquel sortira le futur
président du CDTM qui succèdera à Mustoihi Mari.

Le vote, a priori anodin, revêtait un intérêt
majeur. D'abord pour l'avenir du CDTM, dont le futur président devrait être
Ahmada Madi Chanfi. Deuxième vice-président du Conseil général, ce dernier est
le candidat de la majorité. Mais depuis plusieurs semaines, Fadul Ahmed Fadul,
qui fait lui aussi partie de la majorité, lui contestait la présidence. Tous
deux ont été nommés en avril parmi les représentants du Conseil général au sein
du CDTM, de même que Mirhane Ousséni et Mhamadi Abdou, tous membres de la
majorité UMP/MDM. L'éviction de Fadul lui interdit de prétendre à la
présidence.
Mais au-delà, l'enjeu de ce vote qui s'est déroulé à bulletin secret au cours
de la deuxième séance plénière de l'assemblée territoriale depuis l'élection
d'Ahmed Attoumani Douchina à sa tête, était politique. Si Ahmed Attoumani
Douchina l'a nié –"jusqu'à preuve du contraire, je dirige la majorité et pour
moi, il y a trois candidatures", a-t-il déclaré-, les autres membres du groupe,
dont Hadadi Andjilani, troisième vice-président, l'ont reconnu. "Il y a deux
candidats de la majorité", a-t-il lâché en pleine session

Fragilisée par ses échecs au Smiam et au Sieam
(où les candidats de la majorité n'ont pas emporté la présidence), la majorité
se devait d'emporter la présidence du CDTM. Le résultat du scrutin a démontré sa
cohésion et la capacité des troupes à écouter le chef. Mais cette victoire
pourrait n'être que de façade. En renvoyant Fadul dans les cordes, les leaders
de la coalition UMP/MDM prennent le risque de le voir rejoin! dre les rangs de
l'opposition. Ces derniers, lundi, n'ont pas! hésité à affirmer qu'ils allaient
bientôt s'étoffer. "Il est possible que certains membres de la majorité nous
rejoignent", a déclaré Saïd Omar Oili, leader de l'opposition même s'il n'est
pas le président du groupe. Outre Fadul, plusieurs noms circulent parmi les
mécontents des premiers mois de la majorité : le conseiller général de Mtsapere,
Zaïdou Tavanday, et celui de Bandrele,Mustoihi Mari.
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Re: MAYOTTE Politique

Message par Maadabass le Ven 15 Aoû - 0:22

L'opposition demande des comptes

Dans un courrier
adressé au président du Conseil général et rendu public lundi 9 juin, le groupe
de l'opposition (cinq membres contre 14 à la majorité) demande des comptes quant
au financement de l'intronisation très décriée du président du Conseil général,
le 4 avril dernier. Ils réclament également des informations concernant la
composition du cabinet, limité statutairement à quatre membres, mais qui en
compterait six actuellement. Enfin, l'opposition s'étonne que les
vice-présidents aient à leur disposition des voitures de fonction, et que les
élus voyagent désormais systématiquement en classes Club ou Alizé, plus
onéreuses que la classe économique


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Re: MAYOTTE Politique

Message par Maadabass le Ven 15 Aoû - 0:36

MAYOTTE Justice
Mayotte : Saïd Omar Oili mis en examen pour "prise illégale d'intérêt"

Lundi 23 Juin 2008

<table width="100%" cellpadding="0" cellspacing="5"><tr><td class="pointvertical" width="350" align="middle"> </td></tr>
<tr><td class="pointvertical" align="middle">Said Omar Oili, alors
Président du Conseil Général de Mayotte (Photo kashkazi).
</td></tr></table>


L’ex-président du Conseil général de la collectivité
départementale de Mayotte, Saïd Omar Oili, a été mis en examen vendredi 20 juin
par une juge d'instruction de la Réunion, pour "prise illégale d'intérêt". A son
retour à Mayotte samedi 21 juin, il a été accueilli à l'aéroport par une foule
de ses partisans.





L'ancien président du Conseil général entre 2004 et 2008 et actuel
membre de l'opposition a été entendu vendredi 20 juin par la doyenne des juges
d’instruction réunionnais, Brigitte Lagière, au palais de justice de
Champ-Fleuri, à Saint-Denis. L'affaire le concernant a en effet été délocalisée
par le procureur de Mayotte, afin d'échapper aux connivences propres à ce petit
territoire et de résoudre le problème récurrent du manque de moyens de la
justice à Mayotte. Le conseiller général de Dzaoudzi-Labattoir a été entendu
durant trois heures par la juge d'instruction, en présence de son avocat, Maître
Thani Mohamed. A l'issue de son audition, il a été mis en examen.

Il est cependant sorti souriant de sa rencontre
avec la juge. “En l’état du dossier, j’ai
ressenti un! soulagement, car depuis 2005 que cette affaire a débuté, je n’ai
jamais été entendu…
” a-t-il déclaré à la presse réunionnaise. Mais la
raison de son soulagement se trouve ailleurs. Me Thani a en effet révélé que
"le chef [le plus grave] de poursuite de
détournements de fonds n’a pas été retenu
” contre son client –celui que
l'opposition avait maintes fois brandi lorsqu'il était président. Selon Me
Thani, "mon client a été mis en examen pour
prise illégale d’intérêt
" dans l'affaire du journal Le Mawana.

En 2005, le Conseil général avait accordé, dans
le cadre de l'aide à la presse et de l'aide aux nouvelles sociétés, deux
subventions d'un montant total de 68.000 euros au journal à peine créé, alors
que la femme du président de l'époque en était la principale actionnaire. Si
certains médias mahorais avaient alors crié au scandale –notamment parce que la
! subvention avait été votée avant que le premier numéro du jou! rnal ne soit
publié-, Me Thani Mohamed relativise les griefs émis à l’encontre de son client
: “Il faut savoir que cette subvention de
68.000 euros a été votée à l’unanimité, par l’ensemble des conseillers généraux.
En outre, mon client n’a pas participé à cette délibération…

Conformément au règlement, il était sorti de la salle lors du vote. La défense
ajoute non sans malice que “l’ouverture de
cette information judiciaire découle d’une plainte de l’actuel président du
conseil général, Ahamed Attoumani [Douchina]"
, or "à l’époque, ce dernier était conseiller général et il
a voté et approuvé également cette subvention.


Au même moment, une autre société naissante,
Média Mayotte, dirigée par le journaliste Zaïdou Bamana, avait également
bénéficié du même type de subventions, pour un journal, Meso, aux parutions très
ép! isodiques –deux numéros ont été publiés depuis. Ironie du sort, le même
Zaïdou Bamana est désormais le directeur de la publication et actionnaire
principal du Mawana –dont Oili n'est plus actionnaire.

VM
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Re: MAYOTTE Politique

Message par Maadabass le Ven 15 Aoû - 0:37

Du "beau" monde

Cette affaire
pourrait concerner d'autres hautes personnalités politiques de l'île. Selon Me
Thani cité par la presse réunionnaise, "d’autres personnes et pas des moindres
seront entendues” par la juge d'instruction. Une source digne de foi à Mayotte
confirme que des responsables des principaux partis (UMP, PS) et des membres de
l'ancienne majorité pourraient aussi être mis en examen.
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Re: MAYOTTE Politique

Message par Maadabass le Ven 15 Aoû - 0:47

MAYOTTE Economie
Conseil général de Mayotte : une situation financière floue
Lundi 30 Juin 2008

<table width="100%" cellpadding="0" cellspacing="5"><tr><td class="pointvertical" width="350" align="middle"> </td></tr>
<tr><td class="pointvertical" align="middle">Selon Hadadi Andjilani,
président de la commission des finances, "ce n'est pas encore la catastrophe,
mais il faut arrêter les dérives du passé."
</td></tr></table>

<table width="100%" cellpadding="0" cellspacing="5"><tr><td rowspan="2" valign="top">
A l'occasion de la séance plénière de l'assemblée
départementale lundi 30 juin, les conseillers généraux ont eu à débattre sur la
situation financière de la collectivité : alarmante pour les uns, satisfaisante
pour les autres. Un audit indépendant devrait les éclairer d'ici peu.</td></tr></table>


Voilà plusieurs semaines que le bruit court, à Mayotte, que le
Conseil général n'a plus d'argent. La majorité qui a pris les rênes de
l'assemblée départementale en mars dernier ne cache pas son inquiétude quant à
la situation financière de la collectivité dont elle a hérité. Hadadi Andjilani,
président de la Commission des finances, a déclaré lundi 30 juin à l'occasion de
la quatrième séance plénière depuis les élections du mois de mars, que "la situation financière de la collectivité est très
fragile. Ce n'est pas encore la catastrophe, mais il faut arrêter les dérives du
passé.
" Par dérives, le cadre de l'UMP entend notamment la trop grande
générosité des élus quand il s'agit de subventionner les associations. Selon
lui, "la situation a commencé à se dégra! der
depuis la fin de l'année 2006 car personne n'a respecté les décisions des élus,
notamment au niveau des subventions aux associations. Or si on continue ainsi,
on va vers la catastrophe.
"

Se sentant visé, l'ancien président du Conseil
général Saïd Omar Oili a immédiatement riposté : "Entre 2004 et 2007, nous avons injecté 244 millions
d'euros dans la collectivité. Les problèmes que nous rencontrons aujourd'hui
sont liés d'abord à la dette de l'Etat, qui doit 63 millions d'euros à la
collectivité ; ensuite au fait que nous avons été foudroyés en 2007 par la
ponction [non prévue, ndlr] de 20% de notre budget au titre du FIP [Fonds
intercommunal de péréquation, ndlr]
". Autrement dit : ce n'est pas la
gestion chaotique de l'argent public par les services de la collectivité qui est
en cause, mais les méfaits de l'Etat.

C'est pour "avoir une photo précise"
de la situation que le no! uveau président, Ahmed Attoumani Douchina, a demandé
à un organisme indépendant de réaliser un audit sur les comptes de la
collectivité. "Les infos que nous avons sont
alarmantes, bien plus alarmantes que prévu. J'ai donc commandé un audit pour que
tout le monde sache de quoi il retourne
".

Une chose est sûre : la collectivité "a un trou de 26 millions d'euros dans ses recettes
car on nous a fait croire en des recettes qui n'existaient pas"
. "Il est logique que je me pose des questions",
s'est expliqué M. Douchina, partagé semble-t-il entre "deux versions" : l'une "très grave", l'autre "pas si grave".

La "très
grave
" émane ! du président de la commission des finances, cité plus
haut. La "pas si grave" provient des
propres services financiers de la collectivité. Lors de la présentation du
compte administratif de l'exercice 2007, adopté à l'unanimité par les élus, le
directeur financier a dressé un tableau plus optimiste de la situation (lire les
détails ci-contre). S'il reconnaît que "la
situation a commencé à se dégrader à partir de 2007
", il estime la
situation "satisfaisante". Si la dette a
augmenté de 32% entre 2006 et 2007, se montant aujourd'hui à 56 millions
d'euros, elle reste solvable sur une période de 3,5 ans, ce qui est "satisfaisant".

Remis à sa place de simple exécutant par M.
Douchina à la suite de cet exposé, le directeur s'est entendu dire qu'il était
temps que "les services arrêtent de décider pour
les élus" e! t que le vote d'un budget "est une décision politique qui revient à
l'assemblée politique".

Le conseiller général de Sada, Ibrahim Aboubacar,
s'est lui aussi ému de cette réalité. "On nous cache les pires situations",
a-t-il estimé.

L'audit commandé par le président, qui devrait
lui être communiqué vers la mi-juillet, tranchera le débat entre d'un côté, les
services administratifs et les partisans de Oili, et de l'autre la nouvelle
majorité. On saura alors si la collectivité est en état de réelles difficultés
financières.

VM

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Re: MAYOTTE Politique

Message par Maadabass le Ven 15 Aoû - 0:48

Selon le compte
administratif pour l'exercice 2007 :
- les dépenses en investissements sont
passées de 2006 à 2007 de 70 à 77 millions d'euros ; elles représentaient 271
euros par habitant en 2004, contre 407 euros par habitants en 2007
-
l'encours de la dette du CG a augmenté de 32% entre 2006 et 2007 ; il est lié au
premier emprunt depuis la décentralisation (en 2004) effectué en 2007
- les
dépenses augmentent plus vite que les recettes depuis 2007 ; elles sont de 178
millions d'euros en 2007 et les recettes sont de 197 millions d'euros
- les
dépenses se répartissent ainsi : masse salariale, 37% (64 millions d'euros),
subventions, 30%, etc…
- les recettes proviennent : des taxes douanières, à
hauteur de 55% et en perpétuelle hausse, de la fiscalité directe (20%), et des
dotations de l'Etat (27%), etc…
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Re: MAYOTTE Politique

Message par Maadabass le Jeu 23 Oct - 5:25

Redécoupage électoral :
l’outre-mer devrait passer
de 22 à 28 députés


Le nombre de députés d’outremer
devrait passer de 22
aujourd’hui à 28 à l’issue du
redécoupage électoral lancé
mercredi en Conseil des
ministres, a-t-on appris dans
l’entourage du secrétaire d’Etat
Yves Jégo.


Dans un communiqué, ce dernier s’est
félicité d’un prochain "rééquilibrage"
avec la métropole. "L’outre-mer qui,
jusqu’à présent, était sous-représenté
à l’Assemblée nationale (3,81% des députés
pour 4,23% de la population), va
voir sa représentation augmenter conformément
à sa croissance démographique",
s’est réjoui le secrétaire d’Etat.
Selon son ministère, le nombre de députés
pour l’outre-mer devrait être de
28 à l’issue du processus de redécoupage,
six de plus qu’actuellement.
La Réunion, dont la population, selon
l’Insee, passe de 706.300 habitants en
1999 à 784.000 en 2006, gagnerait
deux députés, la Polynésie et Mayotte
un chacune, et les îles de Saint-Barthélémy
et Saint-Martin verraient chacune
la création d’une circonscription.
28 SUR 577 : 4,85% DES DÉPUTÉS
REPRÉSENTERAIENT AINSI L’OUTREMER.
M. Jégo s’est félicité aussi "du maintien
du principe qui veut que chaque
collectivité d’outre-mer soit représentée
à l’Assemblée nationale". Le projet
de redécoupage électoral prévoit le
maintien du nombre de députés (577)
tandis que le nombre d’habitants
moyen par député devrait être de
125.000, contre 108.000 actuellement.
(AFP
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Re: MAYOTTE Politique

Message par Maadabass le Jeu 23 Oct - 5:38

L'opposition dénonce
l'attribution de véhicules
aux élus


Les membres de l'opposition ont adressé
lundi 29 septembre deux questions
écrites au président du Conseil général,
Ahmed Attoumani Douchina.



La première concerne l'attribution présumée
de véhicules de fonction aux élus. "A
plusieurs reprises lors de notre session
précédente, nous avions demandé des explications
sur l'attribution de véhicules de
fonction à certains élus de la majorité. A ce
jour, aucune réponse", indique le document,
qui rappelle "qu'une délibération du 21 juin
2006 prise [par l'ancienne majorité] pour
accorder des véhicules aux élus [avait] été
annulée par l'Etat" à l'époque. Dans un
document daté du 21 août 2006, la préfecture
avait indiqué que "si l'octroi de véhicules
de fonction aux cadres de la CDM
respecte bien les dispositions légales, il en
va différemment en ce qui concerne les
élus". En effet, "aucune disposition légale
ou réglementaire ne prévoit un tel avantage
en faveur d'un élu de la Collectivité départementale",
la fonction d'élu étant "réputée
gratuite". La préfecture avait par conséquent
"déclarée nulle" la délibération incriminée.
Et l'opposition de s'interroger :
"Monsieur le Président, quelles sont les mesures
que vous comptez mettre en place
pour le respect de la démocratie ?"
L'opposition a posé une deuxième question
écrite, à propos de la résidence du président
à Kani-Keli, le village de M.Douchina,
situé dans le sud de Mayotte. Selon l'opposition,
"il faut trois conditions pour que vous
puissiez bénéficier d'une résidence de la
collectivité. 1) La résidence personnelle du
président se situe en dehors de Mamoudzou
ce qui n'est pas le cas. Le logement
de fonction ne peut se situer que sur Mamoudzou.
2) Le domaine de la collectivité
doit avoir un logement de fonction.
Aujourd'hui, tous les logements de fonction
sont loués sur Mamoudzou et donc ne font
pas partie du domaine de la CDM. 3) Il faut
une délibération de l'Assemblée et à ce jour,
il n'y en a pas." Pour l'opposition, qui se
réfère à l'article L6134-10 de la réglementation,
"ces trois conditions ne sont pas réunies".
Or "au regard de l'aménagement
intérieur de cette résidence, celle-ci est faite
comme un logement de fonction et non
comme un site pour l'accueil d'autres personnes".
Cette résidence avait notamment
accueilli les délégations française et comorienne
à la veille des réunions du GTHN,
mi-septembre.
L'opposition attend une réponse du président
lors de la prochaine session.
RC
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Re: MAYOTTE Politique

Message par Maadabass le Jeu 23 Oct - 5:38

"Nous allons devoir
resserrer les vannes"


politique de l'Etat en cette période difficile.
Cependant, selon MM. Andjilani et
Douchina, la vraie responsabilité de cette
situation revient à l'ancienne majorité
présidée jusqu'en mars 2008 par
Saïd Omar Oili. "Nous n'avons pas les
moyens car pendant un certain temps,
il y a eu des dépenses et des investissements
au-delà du raisonnable", a déclaré
le président. "Pendant des années,
on a embauché, embauché, subventionné,
subventionné, les yeux fermés…
Mais maintenant il nous faut payer !
Nous avons hypothéqué les finances de
la collectivité en voulant faire de l'affichage."
Le rapport permettant à la collectivité
d'emprunter à hauteur de 70 millions
d'euros a finalement été adopté à l'unanimité.
RC
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Re: MAYOTTE Politique

Message par Maadabass le Mer 21 Jan - 21:10

Mayotte : l'éviction du président du Syndicat des eaux confirmée
Jeudi 11 Décembre 2008

Le tribunal administratif de Mamoudzou a rejeté lundi 9 décembre la demande de Madi Ahamada d'annuler le vote des conseillers municipaux de Mtsangamouji qui lui avaient retiré sa délégation au SIEAM, donc la présidence, en octobre dernier.
Madi Ahamada présidait le SIEAM depuis 2001.

Madi Ahamada n'est plus le président du Syndicat intercommunal de l'eau et de l'assainissement de Mayotte (SIEAM), un poste qu'il occupait depuis 2001. Après l'audience du jeudi 4 décembre, le Tribunal administratif de Mamoudzou a décidé de rejeter sa demande qui consistait en l'annulation de la décision des conseillers municipaux de Mtsangamouji datant du 4 octobre 2008.

Ce jour-là, les élus de la commune avaient voté l'annulation d'une délibération qu'ils avaient adoptée en avril dernier, nommant Madi Ahamada délégué de la commune au SIEAM. Ce dernier, retraité de l'armée française et président du syndicat intercommunal depuis 2001, était accusé de faire cavalier seul, voire d'outrepasser ses pouvoirs. "Nous avons pris cette décision car depuis les élections, il [Madi Ahamada] se comporte comme s'il était dans l'opposition. Il voudrait être le maire et prendre les décisions, alors que nous devons être unis", avait alors déclaré un conseiller municipal.

M. Ahamada avait alors déposé un recours devant le tribunal administratif. Selon son avocat, Me Thani Mohamed, "le délai de convocation des conseillers municipaux pour cette réunion du 4 octobre n'a pas été respecté" pour certains élus. En outre, "il y a eu des irrégularités lors du vote" et "le Conseil municipal n'est pas compétent pour annuler une délibération", affirme-t-il.

Des arguments rejetés par la Commissaire du gouvernement, qui a proposé jeudi 4 décembre de ne pas approuver la demande de M. Ahamada. Selon elle, "le Conseil municipal n'a pas annulé une délibération, mais l'a abrogée, ce qui est son droit." Le tribunal l'a suivie.

Suite à cette décision, le SIEAM devra donc élire un nouveau président, Madi Ahamada ne faisant plus partie des 34 délégués du syndicat. Si Maoulida Soula, candidat malheureux à la présidence en avril dernier, part favori, certains assurent qu'un front anti-Soula pourrait voir le jour au sein des partisans de Madi Ahamada.

L'enjeu dépasse le cadre du SIEAM, dont la présidence avait été négociée durant les accords de Tsingoni en mars dernier, qui avaient décidé, sous l'égide de Zoubert Adinani, de l'élection à la tête de la collectivité d'Ahmed Attoumani Douchina, et de celle à la tête du SIEAM de Maoulida Soula.

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Re: MAYOTTE Politique

Message par Maadabass le Mer 21 Jan - 21:54

Le Nema étrille le pacte pour la départementalisation de Mayotte
Mercredi 7 Janvier 2009

Dans un texte daté du 26 décembre, le Nema (Nouvel Elan pour MAyotte), mouvement créé par l'ancien président du Conseil Général de Mayotte, Saïd Omar Oili, s'en prend vertement au projet né autour de la rencontre entre Nicolas Sarkozy et les élus de Mayotte, le « pacte pour la départementalisation de Mayotte »,
Said Omar Oili, ancien président du Conseil Général de Mayotte et chef de file du Nema.

Après avoir chaleureusement remercié le chef de l'Etat « de l'accueil qu'il a bien voulu offrir le 16 décembre dernier à la délégation d'élus et responsables politiques de Mayotte » et marqué sa satisfaction « de la confirmation par le Chef de l'Etat d'organiser la consultation des Mahorais au mois de mars prochain », le ton change.

Le Nema s'en prend à ce pacte autant sur le fond : « il ne porte aucun engagement financier de l'Etat » que sur la forme : « ce pacte ressemble plutôt fort à un texte de discours de campagne. Il ne ressort rien de concret du travail de mobilisation des services de l'Etat commencé! en avril dernier ».

Le calendrier de cette feuille de route est également contesté : « c'est un pas en avant (la loi DSIOM) et trois pas en arrière, le calendrier repousse au prochain quinquennat les avancées, soit après 2012 ». « Sur le calendrier proposé, on repousse tout ce qui coûte et on nous met des conditions dont les moyens dépendent de l'Etat ».

Le Nouvel Elan pour Mayotte voit dans ce texte « piège politique » et propose plusieurs amendements tout en demandant « qu'une négociation soit programmée et entamée juste après [la consultation du 29 mars] ».

Ces amendements sont principalement relatifs aux prestations sociales, au calendrier de leur mise en place et à! l'alignement de leur montant sur celles des autres départem! ents. Le « Pacte pour la départementalisation » envisage d'étaler la mise en application des minimas sociaux sur « 25 à 30 ans ». Rappelons que lors de la création du RMI en 1988, à la Réunion son montant était inférieur de 22% à celui de la métropole. L'alignement n'a eu lieu qu'en 2002. Le Nema demande « un alignement au moins égal à 50 % du niveau de la métropole ou des DOM à compter de 2012 et une réduction du calendrier fixé »,

Le Nema se pose également de nombreuses questions quant au financement de ces réformes structurelles. Il s'interroge sur « le montant des dotations qui seront octroyées à [la] nouvelle assemblée unique » qui remplacera le Conseil Général actuel par une assemblée unique tenant lieu de Conseil Général et Régional.

Le mouvement de S2O s'inquiète également de « la non-extension à Mayotte de certains dispositifs économiques importants, telles les zones franches globales d'activités, ou les mesures d'exonérations fiscales et sociales pour les PME avec la volonté de promouvoir l'excellence de nos territoires pour assurer un réel développement économique endogène », et demande « la définition d'une véritable politique de l'emploi à Mayotte dont plus du quart de la population est au chômage » et demande des éclaircissements sur « les conditions et les modalités de prise en charge des chômeurs (indemnisation, etc.) ».

E.T.
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Message par Maadabass le Mer 21 Jan - 22:04

A Mtsamboro, Yves Jégo « explique » la départementalisation aux Mahorais
Vendredi 9 Janvier 2009

Yves Jégo a ouvert la campagne d'explication sur le Pacte sur la départementalisation vendredi 9 janvier, à Mtsamboro, au nord de Mayotte. Il a rappelé que la départementalisation, « ce ne sont pas que des avantages ».
Yves Jégo et le président du Conseil Général.

Après les interventions du maire et du conseiller général de Mtsamboro, qui ont tous deux mis l'accent sur l'importance de la jeunesse - ils ont réclamé un nouveau collège et des infrastructures sportives -, Yves Jégo a expliqué à près de 300 personnes venues l'écouter au centre du village les tenants et les aboutissants du Pacte sur la départementalisation. « Je vous le dis ici : le président de la République et le gouvernement veulent que si les Mahorais veulent le département, ils le deviennent à 100%. Mais cette départementalisation, pour ne pas bouleverser l'économie et les habitudes, doit se faire de façon progressive et adaptée. »

Le secrétaire d'Etat a ainsi rappelé que les prestations sociales rattraperaient progressivement celles de la France métropolitaine –« nous ne voulons pas mettre à genou les entreprises » a-t-il dit -, que la justice cadiale devrait disparaître – « il n'y aura qu'une justice, celle de la République » -, que l'égalité hommes/femmes serait instituée – « pour se marier, les femmes devront avoir 18 ans ». « Nous voulons respecter la tradition mais nous devons nous ouvrir au monde », a-t-il déclaré. Il a également réaffirmé que la départementalisation impliquerait l'arrivée d'un certain nombre d'impôts.

« Je sais que certains disent : 'cela ne va pas assez vite'. Mais ceux qui disent ça n'ont rien fait quand ils étaient au pouvoir ! » a-t-il lancé à l'adresse de Saïd Omar Oili, dont le parti a critiqué récemment le Pacte - même s'il n'est pas le seul : certains syndicats dénoncent « l'inégalité sociale » du Pacte.

M. Jégo a enfin affirmé la « fermeté » du gouvernement au sujet de l'immigration. Il a cependant annoncé à l'audience que rien ne serait possible sans la coopération. « Je sais que c'est difficile de passer d'une période d'affrontement à une période de coopération. Mais nous y sommes arrivés en France, après dix siècles de luttes sanglantes contre l'Allemagne. Nous devons avoir l'espoir que les quatre soeurs pourront se retrouver à la table de la famille un jour », a-t-il affirmé, évoquant « une forme d'union » à inventer.

Quelques heures plus tard au cours d'une conférence de presse, il a indiqué espérer trouver un accord avec l'Union des Comores « dans le premier semestre 2009 ». « Il faut inventer une structure pour tourner la page de ces trente dernières année mais il faut que l'Union des Comores arrête de revendiquer Mayotte. Il faut faire cet effort. »

Quel que soit le choix des Mahorais le 29 mars, il a toutefois rappelé à Mtsamboro que « Mayotte est une terre française et restera une terre française ».

RC
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Re: MAYOTTE Politique

Message par Maadabass le Mer 21 Jan - 22:08

Départementalisation de Mayotte : Yves Jégo dévoile la question de la consultation
Vendredi 9 Janvier 2009
Le secrétaire d'Etat à l'Outremer a dévoilé vendredi 9 janvier la question qui sera posée aux Mahorais le 29 mars prochain, lors de la consultation sur le statut de Mayotte.

Au cours d'une conférence de presse tenue quelques minutes avant son départ de l'île, vendredi 9 janvier, Yves Jégo a indiqué que la question qui sera posée aux Mahorais le 29 mars, validée jeudi soir par le Conseil d'Etat, sera : « Approuvez-vous la transformation de Mayotte en une collectivité unique appelée département régi par l’article 73 de la Constitution et exerçant les compétences dévolues aux départements et aux régions d’outre-mer ? »

« C'est une question simple, comme le souhaitait le président (du Conseil général Ahmed Attoumani Douchina, ndlr), qui a l'avantage d'en comporter deux », a estimé M. Jégo. Les Mahorais auront en effet à se prononcer sur le statut de l'île en même temps que sur le fait que le territoire ne comptera qu'une assemblée unique, et non deux comme dans les quatre autres Départements et région d'outremer (DROM).

Cette question correspond au souhait des élus mahorais, notamment du Comité de suivi sur la départementalisation, qui réclamaient depuis plusieurs mois que la question soit « simple et claire » et que les électeurs puissent y répondre par « oui » ou par « non ». Ils demandaient également à ce qu'elle ne soit pas accolée à un texte.

L'intitulé de la question confirme ce que l'on savait déjà depuis la publication du Pacte sur la départementalisation le 16 décembre dernier : si les Mahorais votent pour en mars, l'île qui deviendra un département en 2011, sera régie par une assemblée unique.

Yves Jégo en a profité pour se prononcer en faveur de ce système dans les DOM. « Personnellement, je suis favorable à : une île, une collectivité, une assemblée. Une région plus un département, ce n'est pas dans l'air du temps », a-t-il affirmé, faisant référence aux propositions de la commission Balladur.

« Je crois qu'il faut éviter l'effet mille feuille sur des territoires restreints comme les territoires ultramarins », a-t-il renchéri. Il a cependant reconnu « qu'il faut faire preuve de souplesse » et que « cela ne pourra se faire qu'après une consultation des populations ». Si les Martiniquais semblent favorables à cette évolution, le secrétaire d'Etat a indiqué que les Guyanais et les Guadeloupéens y réfléchissaient. « Les Réunionnais, eux, sont contre ».

Sur ce point, a-t-il conclu, « Mayotte peut faire école. Si les Mahorais choisissent le département, elle pourrait devenir le modèle des DOM du XXIème siècle », notamment en matière de mode d'élection, « avec pourquoi pas un peu de cantonale actuelle et un peu de proportionnelle ».

RC
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Re: MAYOTTE Politique

Message par Maadabass le Mer 21 Jan - 22:09

La campagne financée par l'Etat
Yves Jégo a indiqué vendredi 9 janvier que la campagne des partis politiques en vue de la consultation des Mahorais serait financée par l'Etat. Celui-ci « restera neutre », a-t-il rappelé. « Après, les partis seront libres ». Dans quelques jours, les services de l'Etat enverront dans les boîtes postales de tous les électeurs deux brochures d'explication : une de 4 pages résumant le Pacte sur la départementalisation, et traduite en shimaore ; une autre de 28 pages reprenant le Pacte dans son intégralité, en français. M. jégo a en outre assuré qu’un débat sur la départementalisation aurait lieu au Parlement français en février prochain.
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Message par Maadabass le Lun 15 Nov - 20:51

Mayotte - Le maire de Koungou en garde à vue

Par Annette Lafond
Jeudi 2 Septembre 2010 à 06:26:45

Alors que la mairie s�enfonce dans les difficultés financières, Ahmed Souffou, le maire de Koungou, a été placé ce matin mercredi en garde à vue

C�est dans le cadre d�une enquête diligentée par la Police aux Frontières que le maire a été arrêté. Les motifs retenus contre le maire de Koungou sont l�aide à l�entrée et au séjour d�étrangers en situation irrégulière, la fourniture d�énergie au profit d�étrangers en situation irrégulière et la délivrance d�attestation d�hébergement de complaisance au profit de personnes de nationalité comorienne.

Plusieurs étrangers en situation irrégulières sont exploités dans la commune de Koungou, payant des loyers hors de prix.

On a découvert plusieurs personnes en situation irrégulière à son domicile.

Cela fait plus de deux ans qu�Ahmed Souffou est à la tête de la commune, et l�équipe municipale est en perpétuelle renouvellement. Les problèmes que nous avons dénoncés au cours de plusieurs articles ne sont toujours pas résolus : manque de fournitures scolaires, absence de ramassage des ordures. Depuis plusieurs mois les agents de la mairie ramassent les poubelles à la main chez les particuliers, la mairie n�ayant pas les finances nécessaires à la réparation du camion.

Difficultés qui avaient atteint leur point d�orgue lors de la fermeture de plus d�une semaine de la mairie en mars puisque l�électricité, l�eau et le téléphone avaient été coupés, pour cause de factures impayées.

D�autres griefs pourraient lui être reprochés lors de l�enquête. Une enquête avait déjà eu lieu la semaine dernière qui avait abouti sur l�interpellation de 8 personnes dans le cadre d�aide au séjour par fourniture d�énergie ou hébergement. Cinq d�entre elles ont été convoquées.

A.L
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Message par Maadabass le Mar 16 Nov - 0:12

Le sénateur de Mayotte demande plus de moyens à l'Etat

Par E.T.
Jeudi 16 Septembre 2010 à 08:44:54

Dans son intervention devant le Sénat, le 7 septembre, le sénateur de Mayotte, Soibahadine Ibrahim Ramadani, demande à l'Etat une plus grande implication financière pour accompagner la départementalisation.

Soibahadine Ibrahim Ramadani note avant tout un manque de visibilité dans le temps. « Le calendrier de la départementalisation de Mayotte s’arrête en 2014, tant pour le Pacte que pour le projet de loi ordinaire : au-delà de cette date, personne n’en sait rien ».

Il remarque également que le projet de loi ne dit rien du Fonds intercommunal de péréquation (Fip), qui alimente les finances des communes.

Concernant l'éducation, alors que l'accueil des enfants de deux ans en maternelle est reporté à 2014, le sénateur de Mayotte note que « la généralisation progressive de l’accueil des enfants de 4 ans en 2010 et de 3 ans en 2011 en maternelle n’a pas prévu de ressources supplémentaires au profit des communes pour la construction des classes correspondantes ». Il juge donc « impératif » de prolonger jusqu’au 31 décembre 2013 la dotation de construction et d’équipement d’établissements scolaires du 1er degré et d’inscrire dans ce projet de loi le fonds d’aide à l’équipement communal, créé par le CIOM (Comité interministériel de l'Outre-mer) du 6 novembre 2009.

Soibahadine Ibrahim Ramadani demande, tout comme l'a fait dernièrement le député de Mayotte, Aly Abdoulatifou, la mise en place de la fiscalité locale qui aurait dû être installée en 2011.

Il interpelle également ses collègues sénateurs sur les difficultés financières que traversent les collectivités locales de Mayotte au moment où l'île s'engage dans la dernière ligne droite de la départementalisation. « Le Conseil général est soumis à un plan de redressement drastique sur 3 ans, la plupart de nos communes et de nos EPCI [Établissement public de coopération intercommunale, ndlr] sont en situation financière difficile, les ressources connues entre 2011 et 2014 sont plutôt limitées en attendant la rupéisation. Le passage de Mayotte au statut de Rup (région ultra-périphérique) permettra en effet d'accéder à des fonds européens, mais ceux-ci ne concernent que les investissements structurels, comme les routes.

Soibahadine Ibrahim Ramadani conclut en affirmant qu'il est « urgent que l’Etat soutienne davantage nos collectivités au cours de cette période transitoire ».

(Source : Malango Actualité)
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Re: MAYOTTE Politique

Message par Maadabass le Mar 16 Nov - 0:13

Le projet de loi de départementalisation



Les deux projets de loi qui sont soumis au Sénat, reclassent la place de Mayotte dans le Code général des collectivités territoriales, précisent les conditions d’application des lois et règlements de droit commun et enfin définissent l’organisation et le fonctionnement du département de Mayotte. Ainsi, à compter du mois d’avril 2011, le régime législatif applicable sera l’identité législative, de manière immédiate et intégrale, ou avec des adaptations tenant aux caractéristiques et contraintes particulières de Mayotte. Ces adaptations peuvent revêtir plusieurs formes : dérogation, progressivité, application différée, prolongation d’une disposition transitoire etc. Par exemple, le projet de loi ordinaire maintient les dispositions dérogatoires au droit commun relatives au droit d’entrée et de séjours des étrangers et le droit d’asile à Mayotte ; étend les prestations sociales de façon progressive en 2010 et 2012 ; diffère l’entrée en vigueur de la fiscalité locale et douanière, du schéma départemental de l’intercommunalité, de l’organisation des services d’incendie et de secours ainsi que de l’accueil des enfants de 2 ans à l’école maternelle en 2014 ; maintient jusqu’en 2012 l’IFM de Dembéni, et prolonge jusqu’en 2013 les diverses dotations des communes crées par la loi du 11 juillet 2001 et l’ordonnance du 12 décembre 2002, à l’exception de la dotation relative à la réforme de l’état-civil. En revanche, dès 2011, les indemnités des élus locaux, pourront être alignées sur le droit commun, si les conseils municipaux le décident ; le fonds de développement économique, social et culturel sera créé. Enfin, tout un pan de la législation nationale sera étendue à Mayotte par voie d’ordonnances dans les 18 mois suivant la publication de la loi ordinaire, et notamment des matières relevant de la spécialité législative dans la loi du 21 février 2007 dite DSIOM (dispositions statutaires et institutionnelles relatives à l'outre-mer) et des habilitations déjà étendues dans le cadre de la loi du 27 mai 2009 dite LODEOM (loi d'orientation des états-généraux de l'outre-mer).
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Re: MAYOTTE Politique

Message par Maadabass le Mer 17 Nov - 20:10

Mayotte - Réponse du préfet au leader de l’opposition

Par Annette Lafond
Jeudi 28 Octobre 2010 à 08:11:21

Une nouvelle fois, Said Omar Oili, conseiller de Dzaoudzi-Labattoir et le préfet Hubert Derache échangent par le biais de communiqués.

«Ce projet de budget de l’année 2011 est inquiétant pour Mayotte. Il ne correspond pas aux priorités contenues dans le processus de départementalisation » avait signalé lundi dans un communiqué SaïdOmar Oili à propos du projet de budget de l’Etat remis à l’Assemblée nationale.

Et c’est le Fonds mahorais de Développement, qui en pâtirait le plus puisque « doté de seulement 2,9 M¤ au lieu des 10 M¤ annoncé par an », et alors que « les collectivités locales ont des besoins immenses sur ce territoire en matière d’infrastructures, d’équipements publics, d’accueil touristique, de logements ».

Le leader de l’opposition au Conseil général rajoute que l’Etat a revu ses crédits de paiement en baisse de 32 % pour 2011, soit 9,3M¤ contre 29 M ¤ attendus. Et cela paraît crédible dans le climat de rigueur qui ne veut pas dire son nom entourant la proposition de budget de la part du gouvernement.

Mais dans un communiqué envoyé à la presse, le préfet Hubert Derache contredit Saïd Omar Oili, notamment sur le chiffre de réduction de crédits de 32 % qui « ne correspond à aucune réalité dans la mesure où la masse des crédits d’intervention (investissement et fonctionnement) que l’Etat consacrera à Mayotte en 2011 sera sensiblement identique à 2010 alors que le contexte budgétaire national reste particulièrement dégradé », et chiffre à l’appui : « Mayotte continuera à bénéficier du Fonds exceptionnel d’investissement de 6M¤pour la seconde année consécutive et sera la seule collectivité d’Outre-mer à se voir doter d’un Fonds de développement économique et social de 30 M¤ sur 3 ans ».
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Re: MAYOTTE Politique

Message par Maadabass le Mer 17 Nov - 20:10

« Tutelle or not tutelle ?… »

« On peut toujours faire plus (.) mais l’effort annuel que la Nation consacre à la départementalisation de Mayotte ne peut être balayé d’un simple revers de main au gré des déclarations politiciennes et des effets de manche » concluait le préfet sur ce point.

Mais Saïd Omar Oili avait également mis en cause le représentant de l’Etat lors de la séance plénière de lundi, « dénonçant une tutelle déguisée, puisque le préfet devait arrêter le budget de la Collectivité sur les grands chapitres et non dans les détails, ce qu’il a pourtant fait et ce qui n’est pas dans ses prérogatives ». Charge contre laquelle s’était élevé Hadadi Andjilani, en charge de la commission des finances à la Collectivité, expliquant que « l’arrêté du préfet concernait notre demande de dérogation aux préconisations de la Chambre territoriale des Comptes (CTC)».

Et dans son communiqué, Hubert Derache rappelle qu’il n’a agi que sur demande de la CTC, que les quelques modifications opérées « ont été faites toujours au niveau du chapitre », et que « compte tenu du principe constitutionnel de libre administration des collectivités territoriales, il n’existe pas de tutelle de l’Etat dans le cadre du contrôle administratif du représentant de l’Etat ». Hubert Derache rappelle par ailleurs qu’ « au terme de cette procédure, la Collectivité dont le budget a été réglé et rendu exécutoire par le préfet retrouve sa liberté en matière budgétaire ».

A.L.
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Re: MAYOTTE Politique

Message par Maadabass le Jeu 10 Mar - 21:17



Mayotte – Dépôt des candidatures pour les élections cantonales
Jeudi 3 Février 2011 à 12:19:17

Dans le cadre des élections cantonales des 20 et 27 mars prochains, les dates d’ouverture et de clôture du délai de dépôt des candidatures ont été fixées par la préfecture.

En vue du premier tour, les déclarations de candidatures pourront être déposées à partir du lundi 14 février 2011, jusqu’au lundi 21 février 2011 de 8h30 à 11h30 et de 14h à 16h. Le samedi 19 février, l’accueil des candidats s’effectuera de 9h à 12h.

En vue du deuxième tour, les déclarations de candidatures seront à déposer à partir du lundi 21 mars 2011 jusqu’au mardi 22 mars 2011 de 8h30 à 11h30 et de 14h à 16h.

Le dépôt des déclarations de candidatures se déroulera auprès de la direction de la réglementation et des libertés publiques – bureau des élections de la Préfecture de Mayotte à Mamoudzou.

En ce qui concerne l’établissement des procurations, la liste des officiers de police judiciaires habilités est disponible auprès des mairies.

(Source : Malango Actualité)
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Re: MAYOTTE Politique

Message par Maadabass le Lun 27 Juin - 17:42

Mayotte - Sada :
Aboubacar contre UMP… l’usure des habitants


Par Annette Lafond
Lundi 18 Avril 2011 à 20:41:41


Le 28 avril le juge du tribunal administratif statuera sur une invalidation des élections cantonales de Sada et de Chirongui. Si c’est le cas, ce sera la 4ème fois que les habitants de Sada se rendront aux urnes en 4 ans… à force de recours de l’UMP. Une UMP qui renouvelle son bureau à la suite de l’échec des cantonales.

«C’est le ras le bol à Sada ! »… si Ibrahim Aboubacar ne veut pas s’exprimer sur une possible invalidation des élections qui l’avaient vu remporter le canton de Sada, il traduit tout de même la réaction des habitants qui ont défilé samedi dans les rues de Mamoudzou pour exprimer leur refus de retourner voter une 4ème fois en 3 ans et demi… pour réélire le maire et le conseiller général. Cela fait ainsi plus de trois ans qu’Ibrahim Aboubacar, qui était également le directeur des services de la Chambre de Commerce et d’Industrie, jongle avec ce poste et celui de « futur-ex » conseiller de Sada.

Recours déposés dans les deux cas par l’UMP, par les deux candidats malheureux, Ali Souffou pour Sada (49,26% contre 50,74% à Ibrahim Aboubacar, 1er vice-président actuel du Conseil général) et Mme Rahmatou Younoussa pour Chirongui (41,67% contre 45,14% à Ali Moussa Dvg). Précisons qu’Ibrahim Aboubacar avait gagné en 2008 contre l’avocat Mansour Kamardine, qui ne s’était plus représenté, mais qui défend les candidats UMP.

" Nous avons la population avec nous " glissait Ibrahim Aboubacar

Une UMP qui s’est retrouvée hier, groggy par la défaite des élections cantonales, au cours d’une réunion qui a commencé à 9h30, pour se terminer à 17 h sur un renouvellement du bureau demandé par les militants. Le secrétaire départemental Ali Souf avait présenté sa démission avant la journée d’hier, « je suis fatigué » nous a-t-il signalé, alors que pour d’autres « trop d’échecs lui sont attribués ». Le président Hassani a lui aussi démissionné devant des militants mécontents qui remettaient en cause l’ensemble de la direction de l’UMP. « J’approuve cette demande de changement » déclare Ahamed Attoumani Douchina, qui vient de perdre son fauteuil de président de la Collectivité, et qui signale ne pas être candidat à un quelconque poste du bureau.

Du côté des élections de Pamandzi, les 4 voix qui séparaient Daniel Zaïdani, nouveau président MDM de la Collectivité, et Ousseni Maandhui (DVD) ont incité ce dernier à déposer un recours « qui sera examiné en mai ou en juin » selon le greffe du tribunal administratif.

Si l’annulation était décidée, les élus du mois de mars, dont un président et un vice-président du Conseil général (!) auront la possibilité de faire appel, ainsi d’autres élections pourraient se tenir à nouveau dans un peu plus d’un an…

A.L.

(Source : Malango Actualité)
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Re: MAYOTTE Politique

Message par Maadabass le Lun 27 Juin - 17:51

Mayotte - Equipe Zaïdani :
revoir le pacte pour la départementalisation pour un RSA à 50%


Par Annette Lafond
Dimanche 15 Mai 2011 à 21:39:02


Ce qui devait être un petit point sur les minimas sociaux piloté par la 2ème vice-présidente Sarah Mouhoussoune, fut un dévoilement de la feuille de route de la nouvelle majorité : renégocier le pacte pour la départementalisation.

«Ce pacte, nous ne l’avons pas signé, c’est un engagement unilatéral et qui ne représente pas les valeurs de centre-gauche ! » s’exclamait Ibrahim Aboubacar, 1er vice-président qui souhaite « rencontrer l’Etat dans un débat dépassionné ».

Car en tant que capitaine du vaisseau Collectivité, Daniel Zaïdani ne veut pas porter le chapeau si les minimas sociaux ne sont pas appliqués au 1er janvier 2012 : « il n’y a eu aucune anticipation de la précédente majorité, aucun chiffrage de mise en place d’un RSA (revenu de solidarité active) qu’il faut appeler RSP, Revenu de solidarité Passive puisqu’il ne sera versé qu’aux personnes n’ayant aucune activité économique ! Alors qu’un coup de pouce vers les personnes ayant une activité professionnelle, dont le salaire est inférieur au SMIG, aurait incité les mahorais en situation régulière à travailler et s’insérer et dépenser à Mayotte, au lieu de partir à La Réunion ou en métropole en quête de prestations sociales, ce qui sature les services sociaux comme en Creuse. Mais ce vrai RSA ne sera étonnamment pas étendu à Mayotte… ».

RSA critiqué par le ministre des Affaires européennes, Laurent Wauquiez, bien qu’en métropole il soit attribué à des travailleurs à faible salaire ou à ceux qui ne travaillent pas. Créé pour réorienter les personnes titulaires d’un RMI vers le marché du travail, il les maintiendrait, selon le ministre dans un système d’assistanat : « Aujourd'hui, un couple qui est au RSA, en cumulant les différents systèmes de minima sociaux, peut gagner plus qu'un couple dans lequel il y a une personne qui travaille au Smic, a-t-il avancé. Ca c'est la société française qui tourne à l'envers » (AFP). Et de proposer un remède : « plafonner le cumul de tous les minima sociaux à 75% du Smic ».


Un dossier qui met tous les élus de la majorité "centre-gauche et gauche" sur la même longueur d'onde


« Un RSA au bout d’un chemin semé d’embûches »

Sarah Mouhoussoune en tant que conseillère en charge des affaires sociales rajoutait qu’une incertitude demeurait : « ce RSA qui n’atteindra que 25% de celui de la métropole, arrive-t-il en supplément ou en complément d’allocations familiales, auquel cas il serait d’un moindre montant pour ceux qui perçoivent déjà une aide ? »

La conseillère qui énumérait plusieurs autres inquiétudes légitimes quant à l’application de ce RSA et sur lesquelles les élus se sont mis au travail : « identifier la population éligible qui serait de 30 000 bénéficiaires, former le personnel qui prendra en charge les dossiers, acheter les logiciels » sans compter, comme le soulignait Daniel Zaidani, la condition essentielle : « avoir un état civil fiable pour monter les dossiers de prestation ». Or, selon le vice-procureur Yves Dupas qui reste malgré tout optimiste au regard de l’avancée actuelle, 50.000 actes d’état civil, correspondant à 18.000 décisions, restent à éditer d’ici le 31 décembre. Le plus gros écueil pour Daniel Zaidani : « il n’est noté nul part dans le pacte la durée pendant laquelle le RSA sera maintenu à 25%. Si ça se trouve, ça peut durer 30 ans ! »

En conséquence de quoi, les élus de la majorité centre-gauche et gauche demande une renégociation du pacte, « comme Marie Luce Penchard l’avait d’ailleurs modifié en revenant sur un renouvellement total de l’assemblée, et comme nous l’avions déjà fait le 26 décembre 2008 (voir Malango du 7 janvier 2009 « Le Nema étrille le pacte pour la départementalisation de Mayotte ») remémorait Saïd Omar Oili, conseiller Néma de Dzaoudzi Labattoir en égratignant l’opposition « qui n’a pas su anticiper lorsqu’ils étaient aux commandes ». « Nous devons rattraper leur retard » complétait Daniel Zaïdani qui rappelait que lorsque le pacte a été écrit en 2008, « le taux de chômage de 61 % (taux de population en âge de travailler qui est inactive, ndlr) n’était pas connu ».
« Aider les mahorais sur place avant qu’ils émigrent »

Demandant un RSA à 50% dès le 1er janvier 2012, les élus expliquent, Raos en tête, que « l’Etat peut le financer en réduisant de moitié le budget alloué à la lutte inefficace contre l’immigration clandestine, soit une économie de 25M d’euros » et Ibrahim Aboubacar soulignait qu’« il est incompréhensible que la politique budgétaire des collectivités locales, en employant plus de personnes que de raison, serve d’amortisseur social. Surtout que nous n’avons pas la même aisance financière qu’avant »…

Le conseiller de Sada qui appelait que si on appliquait les dépenses sociales à 100% du droit commun, elles se monteraient à 170 millions d’euros par an, alors qu’elle seront de 80 millions, en comptant le RSA : « la différence pourrait être injectée dans l’économie qui agirait comme une compensation du social ».

« Pourquoi aidons-nous les mahorais à l’extérieur et pas à Mayotte ? » se demande Daniel Zaïdani, « alors que nous avons 61% de chômeurs… ». En rappelant les chiffres : « 58 millions d’euros pour lutter contre l’immigration clandestine contre 300.000 euros seulement, alloués à la coopération régionale ».

Quelle issue ? La rencontre entre le président du Conseil général et la ministre Marie-Luce Penchard s’est mal passée : « la ministre m’a répondu « le pacte, rien que le pacte, tout le pacte ! », mais c’est un peu de notre faute nous, les élus : lorsqu’un ministre arrive à Mayotte, on ne lui montre que le meilleur, il ne voit pas la réalité, surtout lorsqu’il ne reste que 4 heures. C’est à nous de relayer la réalité locale ».

Daniel Zaïdani donnait rendez-vous à la presse mi juillet pour faire un nouveau point.

A.L.

(Source : Malango Actualité)
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Re: MAYOTTE Politique

Message par Maadabass le Lun 27 Juin - 18:15

Mayotte - Conseil général :
la majorité se décompose


Par Annette Lafond
Mardi 17 Mai 2011 à 18:52:49


La mésentente entre Ibrahim Aboubacar et Saïd Ahamadi, « Raos », conduit celui-ci à rameuter ses troupes sous la bannière progressiste, mouvement qui existe depuis 2009 et dont il est le porte-parole. Avant tout pour se démarquer, mais aussi parce que les deux hommes lorgnent la présidence du Comité départemental du tourisme.

«Ce mouvement progressiste devait être le grand vainqueur des élections cantonales puisque Daniel Zaïdani qui s’était rangé du côté de l’UMP, est venu nous rejoindre le mercredi 30 mars 2011, suivi quelques jours après, dans l’anonymat, par Mirhane Ousseni (conseiller Nouveau Centre de Boueni), qui fut la 11ème voix en notre faveur lors des élections des vice-présidents » déclare Raos.

Mais, ceux que Raos appelle « les gros bonnets », c’est à dire Ibrahim Aboubacar et Said Omar Oili, ont un peu trop d’emprise à son goût. Il est vrai que les tractations vont bon train entre le jeune Daniel Zaïdani et ces deux pointures de la politique sur les conseillers qui vont entourer le président. Si ce dernier tient le cap, ils sont obligés de trouver des compromis sur le directeur de cabinet, le directeur général des services, André Dorso et autres conseillers. « Ces deux gros bonnets avaient perdu le 29 mars et ne serait pas là où ils sont sans ma majorité ! ».

Lors de la conférence de presse sur le pacte et les minimas sociaux, Daniel Zaidani parlait d’une majorité centre et gauche. Raos a donc clarifié le tout : « j’ai demandé aux progressistes de se démarquer: Rastami Abdou, Saïd Salime, Ali Moussa et Mirhane Ousseni ont répondu à mon appel. On ne sait pas encore ce qu’a décidé Issoufi Ahamada ».

On retrouve donc une majorité composée de progressistes, de Néma, de MDM, et de Nouveau Centre, quant à Ibrahim Aboubacar, « il a adhéré au parti socialiste mais c’est sous l’étiquette « Union de Sada » qu’il a été élu… »

Alors que rapporte cette mise au point aux progressistes ? « A montrer à notre électorat que nous ne sommes pas sous le dictat du MDM. Nous sommes écartés des décisions importantes par Ibrahim Aboubacar et Saïd Omar Oili, comme lorsqu’ils sont partis avec le président Zaïdani chercher le DGS Dorso : on aurait pu donner le poste à un agent du Conseil général, pourquoi aller chercher un retraité ? Qui de plus est revendiqué comme un ami par Aboubacar !... c’est du copinage !!! ».

Il faut dire que jeudi 19 mai se tient l’assemblée générale du Comité de tourisme, avec l’élection du nouveau bureau, à la présidence duquel doivent postuler les deux hommes. Mais Raos est amer : « je ne suis pas précisément intéressé par la présidence de ce Comité, mais j’ai un projet territorial touristique que j’aimerais porter, en tant que diplômé de 2d cycle de Tourisme international ».

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Re: MAYOTTE Politique

Message par Maadabass le Mar 28 Juin - 19:10

Mayotte - 3ème invalidation d’élection à Sada

Par Annette Lafond
Mercredi 25 Mai 2011 à 20:17:20


Comme prévu, il faudra revoter à Sada où les élections municipales et cantonales ont été invalidées ce matin par le tribunal administratif. Le résultat est maintenu à Chirongui.

L’opposition UMP avait déposé cette plainte, et étant donné les malversations reprochées, les élections ont été annulées.

Ce n’est plus la peine d’essayer de joindre Ibrahim Aboubacar, conseiller général de Sada. Déjà pas très loquace habituellement, ce dernier ne commente pas le délibéré du tribunal administratif : s’il fait appel, comme le veut la logique, et qu’il l’emporte, ce sera la 4ème fois que les électeurs se rendront aux urnes en 4 ans…

Des échanges de communiqués avaient eu lieu entre le conseiller Néma, l’UMP et la Préfecture mise en cause. Cette dernière rétorquait que « près de 15% du corps électoral a voté par procuration, illustrant par là l'absence de fiabilité des listes électorales », et mettait en cause des radiations fantaisistes ou bien des votants qui ne sont plus sur les listes.

Une commission qui comprenait un représentant de la Préfecture avait pourtant été nommée pour le bon déroulement des élections.

« Nous avons la population pour nous » nous avait affirmé Ibrahim Aboubacar.

A Chirongui, la requête de l’opposition est rejetée, et les élections de Pamandzi, dont Daniel Zaïdani est le conseiller général élu, et Bandraboua seront jugées en septembre.

A.L.
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