MAYOTTE: LE FORUM DES MAHORAIS d'içi et d'ailleurs
NA MOU KARIBU

COMORES atterissage forcé

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COMORES atterissage forcé

Message par Maadabass le Ven 21 Mar - 19:47

Atterrissage forcé d’un hélicoptère français à Anjouan


Jeudi 20 Mars 2008



Un hélicoptère en provenance de Mayotte, affrété par la
préfecture pour surveiller les côtes mahoraises dans le cadre de la lutte contre
l’immigration clandestine, s’est posé au large d’Anjouan « en catastrophe »,
dans la nuit de mardi à mercredi. Un incident qui n’a fait aucune victime selon
les autorités françaises, mais qui a courroucé les autorités comoriennes et a
alimenté les rumeurs sur une éventuelle exfiltration de Mohamed Bacar.
Le Robinson 44 permet
d'embarquer 3 personnes.
<table class="EC_cadre" bgcolor="#dbdde6" border="0" cellpadding="3" cellspacing="0" width="100%"><tr><td>Les autorités anjouanaises circonspectes
</td></tr>
<tr><td>
</td></tr>
<tr><td>Les autorités
anjouanaises qui ont recueilli les trois passagers français de l'hélicoptère
accidenté et les ont interrogés au quartier général des forces de gendarmerie
d'Anjouan durant la matinée, ont émis des doutes sur l'explication de la France,
rapporte l’envoyé spécial de RFI à Anjouan. « Nous étions sur le point d'abattre
l'hélicoptère quand il a chuté », a expliqué le porte-parole du gouvernement
anjouanais.
</td></tr></table>
<blockquote>

A l'annonce mercredi 19 mars de l'atterrissage forcé –longtemps on
a parlé de crash- de l'hélicoptère de la société Héli Mayotte au large de Sima,
dans l'ouest anjouanais, de nombreuses personnes ont évoqué une mission secrète
lancée depuis Mayotte, dont le but était d'exfiltrer Mohamed Bacar avant que les
troupes de l'Armée nationale de développement n'entament un débarquement que
l'on annonce imminent sur l'île d'Anjouan. La thèse paraissait d'autant plus
crédible que ce même hélicoptère, immatriculé en France et propriété du
directeur de la compagnie aérienne Comores Aviation, avait permis, en janvier, à
l'une des plus proches collaboratrices du dirigeant anjouanais, Roukia Ahmed,
directrice des douanes de l'île autonome, de regagner son île en catimini après
une courte (et mystérieuse) virée à Mayotte, malgré l'interdiction qui lui avait
été f! aite par l'Union africaine de sortir du territoire. D'autres rumeurs
évoquant la mort des occupants de l'hélico, indiquaient que l'appareil avait été
abattu par des tirs des Forces de la gendarmerie anjouanaise…

Que s'est-il réellement passé dans la nuit de
mardi à mercredi, au large d'Anjouan ? Selon la préfecture de Mayotte,
l'hélicoptère de type Robinson 44 a décollé vers 23 heures de l'aéroport de
Pamandzi, où il est basé, avec à son bord trois personnes : le pilote, un
mécanicien et un agent de la police aux frontières. Depuis quelques semaines, ce
petit appareil de quatre places est affrété par les autorités françaises pour
survoler les côtes mahoraises et repérer les kwassas, ces vedettes de pêches
chargées de passagers, dans le cadre de la lutte contre l'immigration
clandestine.

"L'appareil part
généralement pour 2 heures, 2 h 15
", affirme-t-on à la préfectu! re. Vers
00 h 40 mercredi matin, le pilote ne donne plus de s! igne de vie.
Immédiatement, indique la préfecture, un plan Secmar est enclenché, bientôt géré
par le Cross à la Réunion. Ce n'est qu'en fin de matinée que les trois membres
de l'équipage, que l'on a cru un temps disparus, donnent des nouvelles, à Sima.
Selon la préfecture, "l'appareil a connu une
panne technique ou de carburant et a dû se poser en catastrophe
" à 300
mètres de la terre. Rencontré mercredi soir à l'aéroport de Pamandzi, l'un des
trois passagers de l'hélico, le mécanicien, rapatrié avec le policier alors que
le pilote est resté à Anjouan avec les restes de l'appareil, corrobore cette
thèse. "Nous étions partis pour faire notre
travail de surveillance
", raconte-t-il, alors que le côté droit de son
visage est éraflé. "Au bout d'un moment, le
pilote nous a dit que ses instruments de positionnement ne fonctionnaient plus.
On ne savait plus où on était! . Puis on a eu un problème mécanique et on a dû
atterrir en catastrophe. On s'est posé sur l'eau, puis on a rejoint la côte à la
nage. Au matin, on a marché 10 km pour regagner la ville de Sima
".

Mercredi, les autorités comoriennes ont dénoncé
cette entrée dans leur espace aérien sans autorisation, évoquant un vol « à caractère militaire ». « Cette histoire d'hélicoptère n'est vraiment pas
claire
», a souligné dans les colonnes du Quotidien de la Réunion
(édition de jeudi 20 mars) le vice-président de l'Union des Comores, Idi
Nadhoim. L'appareil incriminé se serait selon lui « crashé non pas à Sima (nord-ouest d'Anjouan), comme
l'affirme la préfecture de Mayotte, mais à Moya (sud- Ouest)
». Même
dans le cas de figure où l'atterrissage forcé se serait produit à Sima, « on s! e demande vraiment ce que cet appareil faisait
là, si loin de! s côtes mahoraises
», pense Idi Nadhoim, qui n'écarte pas
l'hypothèse d'une tentative d'exfiltration manquée du président Mohamed
Bacar.

Une accusation que nient les autorités française.
"Cet incident n'a absolument rien à voir avec
la situation politique dans l'île d'Anjouan
", indiquait-on mercredi à la
préfecture de Mayotte. Cet atterrissage "ne
doit pas être lié à une quelconque opération militaire ou une exfiltration de
Mohamed Bacar
", a indiqué l'ambassadeur de France aux Comores, Christian
Job, selon qui il ne faut pas y voir "une
quelconque malice de la France
".

L'on peut toutefois s'interroger quant à la
position de l'hélicoptère au moment de l'incident. Sima se trouve en effet très
loin des côtes mahoraises et des lieux de départ des kwassas, situés à Domoni,
Bambao, Mo! ya ou dans le Nyumakele, mais pas à Sima. "Il n'y a aucune raison pour qu'ils se trouvent
au-dessus d'Anjouan
", note pour sa part un spécialiste des airs. "Normalement ils doivent rester dans l'espace aérien
français. Pour franchir la frontière ils doivent demander l'autorisation aux
autorités comoriennes, ce qui n'a pas été fait
". Alors que le directeur
de Comores Aviation était injoignable mercredi, l'explication du mécanicien
quant à l'absence d'instrument de positionnement laisse perplexe ce
professionnel des airs. "Anjouan est quand même
loin. Il faut avoir volé longtemps pour y arriver. Or sans instrument de
positionnement, la première chose qu'aurait dû faire le pilote était de
rebrousser chemin et revenir à Mayotte
". Surtout avec un appareil "qui ne dispose pas d'un éclairage suffisant pour
voler de nuit
" ! comme cet hélicoptère, affirme-t-il.
Au moment où la crise politique comorienne atteint son paroxysme, et alors
que Mohamed Bacar semble condamné soit à la fuite soit à une arrestation, cet
incident laisse perplexes nombre d'observateurs.

VM</blockquote>
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Re: COMORES atterissage forcé

Message par lizzie le Ven 21 Mar - 21:05

vahibenien a écrit:Atterrissage forcé d’un hélicoptère français à Anjouan


Jeudi 20 Mars 2008




Un hélicoptère en provenance de Mayotte, affrété par la
préfecture pour surveiller les côtes mahoraises dans le cadre de la lutte contre
l’immigration clandestine, s’est posé au large d’Anjouan « en catastrophe »,
dans la nuit de mardi à mercredi. Un incident qui n’a fait aucune victime selon
les autorités françaises, mais qui a courroucé les autorités comoriennes et a
alimenté les rumeurs sur une éventuelle exfiltration de Mohamed Bacar.
Le Robinson 44 permet
d'embarquer 3 personnes.
<table class=EC_cadre cellSpacing=0 cellPadding=3 width="100%" bgColor=#dbdde6 border=0><tr><td>Les autorités anjouanaises circonspectes
</TD></TR>
<tr><td>
</TD></TR>
<tr><td>Les autorités
anjouanaises qui ont recueilli les trois passagers français de l'hélicoptère
accidenté et les ont interrogés au quartier général des forces de gendarmerie
d'Anjouan durant la matinée, ont émis des doutes sur l'explication de la France,
rapporte l’envoyé spécial de RFI à Anjouan. « Nous étions sur le point d'abattre
l'hélicoptère quand il a chuté », a expliqué le porte-parole du gouvernement
anjouanais.
</TD></TR></TABLE>
<BLOCKQUOTE>

A l'annonce mercredi 19 mars de l'atterrissage forcé –longtemps on
a parlé de crash- de l'hélicoptère de la société Héli Mayotte au large de Sima,
dans l'ouest anjouanais, de nombreuses personnes ont évoqué une mission secrète
lancée depuis Mayotte, dont le but était d'exfiltrer Mohamed Bacar avant que les
troupes de l'Armée nationale de développement n'entament un débarquement que
l'on annonce imminent sur l'île d'Anjouan. La thèse paraissait d'autant plus
crédible que ce même hélicoptère, immatriculé en France et propriété du
directeur de la compagnie aérienne Comores Aviation, avait permis, en janvier, à
l'une des plus proches collaboratrices du dirigeant anjouanais, Roukia Ahmed,
directrice des douanes de l'île autonome, de regagner son île en catimini après
une courte (et mystérieuse) virée à Mayotte, malgré l'interdiction qui lui avait
été f! aite par l'Union africaine de sortir du territoire. D'autres rumeurs
évoquant la mort des occupants de l'hélico, indiquaient que l'appareil avait été
abattu par des tirs des Forces de la gendarmerie anjouanaise…

Que s'est-il réellement passé dans la nuit de
mardi à mercredi, au large d'Anjouan ? Selon la préfecture de Mayotte,
l'hélicoptère de type Robinson 44 a décollé vers 23 heures de l'aéroport de
Pamandzi, où il est basé, avec à son bord trois personnes : le pilote, un
mécanicien et un agent de la police aux frontières. Depuis quelques semaines, ce
petit appareil de quatre places est affrété par les autorités françaises pour
survoler les côtes mahoraises et repérer les kwassas, ces vedettes de pêches
chargées de passagers, dans le cadre de la lutte contre l'immigration
clandestine.

"L'appareil part
généralement pour 2 heures, 2 h 15
", affirme-t-on à la préfectu! re. Vers
00 h 40 mercredi matin, le pilote ne donne plus de s! igne de vie.
Immédiatement, indique la préfecture, un plan Secmar est enclenché, bientôt géré
par le Cross à la Réunion. Ce n'est qu'en fin de matinée que les trois membres
de l'équipage, que l'on a cru un temps disparus, donnent des nouvelles, à Sima.
Selon la préfecture, "l'appareil a connu une
panne technique ou de carburant et a dû se poser en catastrophe
" à 300
mètres de la terre. Rencontré mercredi soir à l'aéroport de Pamandzi, l'un des
trois passagers de l'hélico, le mécanicien, rapatrié avec le policier alors que
le pilote est resté à Anjouan avec les restes de l'appareil, corrobore cette
thèse. "Nous étions partis pour faire notre
travail de surveillance
", raconte-t-il, alors que le côté droit de son
visage est éraflé. "Au bout d'un moment, le
pilote nous a dit que ses instruments de positionnement ne fonctionnaient plus.
On ne savait plus où on était! . Puis on a eu un problème mécanique et on a dû
atterrir en catastrophe. On s'est posé sur l'eau, puis on a rejoint la côte à la
nage. Au matin, on a marché 10 km pour regagner la ville de Sima
".

Mercredi, les autorités comoriennes ont dénoncé
cette entrée dans leur espace aérien sans autorisation, évoquant un vol « à caractère militaire ». « Cette histoire d'hélicoptère n'est vraiment pas
claire
», a souligné dans les colonnes du Quotidien de la Réunion
(édition de jeudi 20 mars) le vice-président de l'Union des Comores, Idi
Nadhoim. L'appareil incriminé se serait selon lui « crashé non pas à Sima (nord-ouest d'Anjouan), comme
l'affirme la préfecture de Mayotte, mais à Moya (sud- Ouest)
». Même
dans le cas de figure où l'atterrissage forcé se serait produit à Sima, « on s! e demande vraiment ce que cet appareil faisait
là, si loin de! s côtes mahoraises
», pense Idi Nadhoim, qui n'écarte pas
l'hypothèse d'une tentative d'exfiltration manquée du président Mohamed
Bacar.

Une accusation que nient les autorités française.
"Cet incident n'a absolument rien à voir avec
la situation politique dans l'île d'Anjouan
", indiquait-on mercredi à la
préfecture de Mayotte. Cet atterrissage "ne
doit pas être lié à une quelconque opération militaire ou une exfiltration de
Mohamed Bacar
", a indiqué l'ambassadeur de France aux Comores, Christian
Job, selon qui il ne faut pas y voir "une
quelconque malice de la France
".

L'on peut toutefois s'interroger quant à la
position de l'hélicoptère au moment de l'incident. Sima se trouve en effet très
loin des côtes mahoraises et des lieux de départ des kwassas, situés à Domoni,
Bambao, Mo! ya ou dans le Nyumakele, mais pas à Sima. "Il n'y a aucune raison pour qu'ils se trouvent
au-dessus d'Anjouan
", note pour sa part un spécialiste des airs. "Normalement ils doivent rester dans l'espace aérien
français. Pour franchir la frontière ils doivent demander l'autorisation aux
autorités comoriennes, ce qui n'a pas été fait
". Alors que le directeur
de Comores Aviation était injoignable mercredi, l'explication du mécanicien
quant à l'absence d'instrument de positionnement laisse perplexe ce
professionnel des airs. "Anjouan est quand même
loin. Il faut avoir volé longtemps pour y arriver. Or sans instrument de
positionnement, la première chose qu'aurait dû faire le pilote était de
rebrousser chemin et revenir à Mayotte
". Surtout avec un appareil "qui ne dispose pas d'un éclairage suffisant pour
voler de nuit
" ! comme cet hélicoptère, affirme-t-il.
Au moment où la crise politique comorienne atteint son paroxysme, et alors
que Mohamed Bacar semble condamné soit à la fuite soit à une arrestation, cet
incident laisse perplexes nombre d'observateurs.

VM</BLOCKQUOTE>
Le gouvernement français se permet de violer l'espace aérien d'un pays et pas une excuse, rien. Qu'en serait il advenu si c'était l'inverse qui s'était produit. Avec un président bling bling et "maitre du monde" ce n'est que le début.

lizzie

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