MAYOTTE: LE FORUM DES MAHORAIS d'içi et d'ailleurs
NA MOU KARIBU

AFRIQUE:L'AFRICOM

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

AFRIQUE:L'AFRICOM

Message par Maadabass le Ven 21 Mar - 19:29

Jeudi 20 Mars 2008-
02:38:19
-

Lors d'un important compte-rendu devant le Congrès, le 13
mars, le général William « Kip » Ward, commandant en chef de l'AFRICOM, le
commandement régional américain pour l'Afrique, a, au cours d'une séance de
remarques préliminaires de quatre minutes trente, consacré quinze secondes aux
missions humanitaires éventuelles que l'AFRICOM pourrait être amenée à remplir.

<table cellpadding="5" cellspacing="5" width="100%"><tr><td align="right" valign="bottom">
La
mission de l'AFRICOM sera axée sur l'entraînement militaire et la lutte contre
le terrorisme (Photo CJTF-HOA)
</td>
<td class="pointvertical" align="center" width="350">
</td></tr></table>
<table border="0" cellpadding="3" cellspacing="5" width="100%"><tr><td valign="top">
Plutôt
axées sur l'entraînement militaire, le renforcement de la sécurité et la lutte
contre le terrorisme, ses remarques contrastaient nettement avec l'annonce,
faite il y a un an par les autorités américaines, et selon laquelle l'AFRICOM
concentrerait ses opérations sur l'aide humanitaire. Des informations qui
avaient suscité des réactions de la part de bon nombre d'organisations
humanitaires, inquiètes à l'idée que l'implication de l'armée américaine dans le
domaine de l'action humanitaire puisse porter atteinte à leur neutralité.

« Nos forces
soutiennent également les opérations humanitaires. Les programmes de l'armée
américaine viennent en appui de l'action de l'Agence américaine pour le
développement international [USAID]
», a déclaré le général Ward devant
la Commission des forces armées de la Chambre des représentants américains. Les
forces armées américaines ont également mené des opérations de déminage et
encouragé la mise en ouvre de programmes de sensibilisation au VIH/SIDA au sein
de certaines armées africaines, a-t-il ajouté.

Malgré le changement d'objectif, bon nombre d'ONG
restent plutôt sceptiques quant à la dimension humanitaire que pourrait avoir la
mission de l'AFRICOM.

Linda Poteat, directrice des programmes de
gestion des catastrophes au sein d'InterAction, un consortium d'organisations à
but non-lucratif, basé aux Etats-Unis, a indiqué qu'elle attendait encore de
savoir quel était le mandat exact de l'AFRICOM, soulignant que l'énoncé des
objectifs de la force américaine n'avait toujours pas été communiqué.

Quant à Jim Bishop, président du service des
politiques et pratiques humanitaires à InterAction, il a eu de longs entretiens
avec les autorités américaines sur le mandat de l'AFRICOM. Le mois dernier, il a
affirmé que le commandement de l'AFRICOM maintenait qu'il allait s'engager dans
des opérations qui relevaient plus des compétences des agences civiles du
gouvernement américain et des ONG.

« L'image que
doit présenter l'Amérique à ceux qui ont besoin de développement économique et
d'une aide humanitaire devrait être celle d'un travailleur humanitaire coiffé
d'une casquette de baseball, plutôt que celle d'un soldat ou d'un marine portant
un casque
», a expliqué M. Bishop à IRIN, après un débat officiel sur la
militarisation de l'aide devant la Commission des Relations extérieures du
Sénat, en février.
Changement de priorité



Selon J. Stephen Morrison, directeur du programme
Afrique au Centre des études stratégiques et internationales (CSIS) et co-auteur
du récent rapport du CSIS sur l'AFRICOM, il y a un changement de priorité.

« Ils n'ont pas
abandonné l'idée selon laquelle l'armée américaine a sûrement des capacités
opérationnelles spécifiques qui peuvent être exploitées dans les domaines de la
santé publique et des secours d'urgence
».

« Ce qu'ils
suggèrent est [.] qu'ils ne veulent en aucune façon être perçus comme une force
cherchant à se substituer aux organisations civiles ou à usurper le rôle de ces
dernières dans les opérations humanitaires ou de développement. Ils veulent
recentrer une bonne partie de leurs ressources sur le type de partenariats
sécuritaires bilatéraux qu'ils maîtrisent mieux et qui correspond à leur
principale vocation
», a-t-il ajouté.

epuis que l'AFRICOM a été lancé et qu'on en a
fait un commandement militaire américain spécifique à un continent autrefois
partagé entre le commandement de l'Europe, le commandement central et le
commandement du Pacifique, l'accent mis sur sa vocation humanitaire et
développementale a suscité bien des inquiétudes. Le nouveau commandement
militaire compte plus de diplomates et d'experts humanitaires que les autres
Etats-majors de l'armée américaine.

« Nous sommes en
train de changer notre organisation parce que nous pensons que grâce à cette
nouvelle structure, nous serons plus opérationnels sur le continent
»,
a-t-elle affirmé, ajoutant que certaines incompréhensions avaient pu se
développer lors des premières étapes de la planification.

« Nous allons
certainement avoir un rôle de soutien aux programmes humanitaires et d'aide au
développement déjà [en cours] d'exécution sur le continent
», a-t-elle
indiqué, tout en soulignant que la plupart des programmes de développement
étaient menés par l'USAID et les organisations non-gouvernementales (ONG)
partenaires. « Nous continuerons simplement à
apporter notre soutien aux actions qu'ils mènent déjà sur le terrain
»,
a-t-elle ajouté.

Comme exemple de scénario d'intervention
humanitaire, Mme Yates a cité le cas de catastrophes naturelles où des experts
civils des Etats-majors peuvent planifier plus efficacement les interventions et
la logistique. L'armée américaine peut se prévaloir d'une longue expérience en
matière d'aide humanitaire dans ce type de situations, comme cela a été démontré
lors du tsunami de 2004, qui a ravagé certains pays de l'Océan indien.
Une aide aux ONG



Comme autre exemple d'interventions, Mme Yates a
cité l'opération médicale humanitaire menée à bord d'un bâtiment de la marine
américaine et qui a permis de soigner quelque 2 000 personnes par jour au Ghana.
De tels programmes, espère-t-elle, pourraient être multipliés en dépêchant
auprès de l'AFRICOM le personnel du département des services sociaux et de santé
ou des Centres de contrôle et de prévention des maladies.

Le général Ward a fait référence à ce projet au
cours de son audition devant la Commission, soulignant que l'ONG Project Hope «
participait [déjà] à l'opération humanitaire
lorsque nous sommes intervenus et aidait le pays d'accueil en couvrant ses
besoins médicaux
», qualifiant ce système de « mélange des puissances
douces avec ce que nous faisons, nous ».

Pour Project Hope, l'aide de l'armée américaine
est perçue comme une occasion à saisir. Pour d'autres ONG en revanche, ce «
mélange des puissances douces [et dures]
» est précisément un sujet de préoccupation car localement les
populations peuvent confondre les rôles de l'armée et des humanitaires.

Selon M. Bishop d'InterAction, l'AFRICOM ne doit
s'engager dans des actions humanitaires que « s'il est le prestataire de dernier recours, mais doit
éviter toute implication dans les opérations d'aide au développement. Nous
pensons que son rôle de soutien se justifie en matière d'aide humanitaire, mais
pas dans le domaine de l'aide au développement. Ce n'est pas de son ressort, il
n'a aucun avantage concurrentiel et a très peu d'expérience dans ce
domaine
», a-t-il souligné.

A la suite des déclarations du général Ward, M.
Morrison du CSIS a affirmé qu'en cas de catastrophe naturelle, le commandement
pourrait être en mesure d'offrir des services exclusifs.

« Dans le cas
d'une situation urgente et grave, nécessitant une intervention rapide dans un
contexte instable, l'armée à des capacités opérationnelles spécifiques. Les ONG
le reconnaissent et peuvent bénéficier de cette rapidité d'action et de la
couverture sécuritaire que ce type d'opérations suppose
», a-t-il fait
remarquer.

« Je pense que
ce que les ONG ne veulent pas, c'est voir l'armée jouer les premiers rôles dans
des situations plus stables, où les organisations civiles devraient plutôt
apparaître en première ligne [.] Je pense que cela amène à s'interroger sur les
conditions générales dans lesquelles l'armée interviendra et sur le type de
partenariats qu'il faut établir avec elle
», a-t-il indiqué.

</td></tr></table>
avatar
Maadabass
Modérateur
Modérateur

Age : 117
Date d'inscription : 16/10/2007
Localisation : st andré (CAMBUSTON)
Messages : 891
Points : 720

Revenir en haut Aller en bas

COMORES! Environnement

Message par Maadabass le Ven 21 Mar - 19:31

Lancement officiel du Projet de Centre de Conservation du
Coelacanthe et de son Environnement du Sud Ouest de la Grande Comore





Jeudi 20 Mars 2008



L'association pour la Préservation du Gombessa (coelacanthe)
_ APG organise un atelier de lancement officiel du Projet de Centre de
Conservation du Coelacanthe et de son Environnement financé par le Programme de
micro-financement du Fond pour l’Environnement Mondial.
La cérémonie aura
lieu le Jeudi 20 Mars 2008 à Itsoundzou Badjini à partir de 15h30.
Le coelacanthe, un poisson
"dinosaure" qu'on ne trouve à peu près que dans les eaux comoriennes
<blockquote>

En effet le coelacanthe est une espèce apparu il y a environ 400
millions d’années mais on le croyait disparu comme les dinosaures il y a 70
millions d’années.

La pêche d’un coelacanthe en Afrique du Sud en
1938 a été considérée comme l’événement majeur du siècle dans la communauté
scientifique.

Les observations scientifiques réalisées dans
l’Océan Indien ont ensuite révélé que c’est aux Comores où se trouve la
population de coelacanthes la plus viable et la mieux connue.

Le coelacanthe constitue ainsi une image de
marque pour les Comores et une valeur symbolique au niveau mondial pour avoir
survécu jusqu’à nos temps.


Cependant les captures de plus de 200 individus
depuis 1953 font que l’espèce est mondialement menacée. Aujourd’hui la
population de coelacanthes aux Comores est estimée à moins de 500 individus. Le
problème principal que le projet veut résoudre est la menace de déclin de la
cette population liée à la pêche accidentelle avec ligne de fond.


Sa conservation représenterait donc une
contribution majeure à la préservation du patrimoine naturel mondial.

Pour sauvegarder le coelacanthe, la communauté
scientifique internationale considère la mise en place du centre de conservation
de l’espèce et de son environnement au sud ouest de la Grande Comore comme étant
une piste de solution prioritaire.

Le Programme régional environnement COI/UE avait
réalisé une étude de faisabilité d’un parc régional pour le coelacanthe avec
comme composante principale le centre d’information sur le coelacanthe et la
promotion d’AGR en matière de pêche et d’écotourisme.

Le même programme a également appuyé la création
de l’association de préservation du Gombessa regroupant douze villages du sud
ouest de la grande Comore.

Cette association a mené plusieurs activités de
sensibilisation et de développement d’AGR pêche.

Elle a également entamé la construction du centre
d’éducation d’information et de conservation du coelacanthe avec l’appui du
créateur du site web www.dinofish.com, Mr Jerome Hamlin des USA.

L’association ne disposait pas des moyens
suffisants à la finition des travaux de construction et d’animation du
centre.

C’est ainsi qu’une demande d’assistance technique
et financière a été soumis et accepté par le le Programme de Microfinancement du
Fond pour l’Environnement Mondial FEM/PNUD.


Les résultats attendus de ce projet sont :

  • Une meilleure prise de conscience sur l’importance du coelacanthe et de son
    environnement marin et côtier
  • L’adoption d’un comportement de gestion durable des ressources marines et
    côtières.
  • L’amélioration des connaissances sur les processus et les tendances
    socioéconomiques et biophysiques de la zone
  • les coelacanthes capturés accidentellement sont relâchés dans le milieu
    naturel
  • un accroissement des revenues des pêcheurs par le développement de la pêche
    pélagique et la promotion de l’ecotourisme et abandon de la pêche avec ligne de
    fond



La population des pêcheurs du sud ouest de la
grande Comores a ainsi était le gardien de notre héritage commun durant
plusieurs siècles et a donc eu le mérite d’être appuyé dans ses efforts de
conservation de ce fossile vivant et dans l’amélioration des conditions de vie
des habitants de cette région.</blockquote>
avatar
Maadabass
Modérateur
Modérateur

Age : 117
Date d'inscription : 16/10/2007
Localisation : st andré (CAMBUSTON)
Messages : 891
Points : 720

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum