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Comores:1ERes coups de feu à Anjouan entr l'AND et les FGA

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Comores:1ERes coups de feu à Anjouan entr l'AND et les FGA

Message par Maadabass le Mer 19 Mar - 0:18

Rappel du premier message :

Lundi 17 Mars 2008
<table border="0" cellpadding="10" cellspacing="0" width="100%"><tr><td align="left" valign="top">
Des soldats de l'Armée nationale de développement (AND) ont
affronté sporadiquement samedi 15 mars au petit matin des membres des Forces de
la gendarmerie anjouanaise (FGA), lors d'une incursion de quelques heures de
l'armée comorienne dans le sud de l'île d'Anjouan</td></tr></table>
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Re: Comores:1ERes coups de feu à Anjouan entr l'AND et les FGA

Message par Maadabass le Ven 11 Avr - 20:29

ANJOUAN Défense - Conflits
Sambi veut augmenter le budget de l'Arm
Jeudi 10 Avril 2008



Le président de l’Union des Comores, Ahmed Abdallah Sambi,
envisage de revoir à la hausse le budget de la défense nationale pour permettre
à l’armée comorienne de mieux assurer sa mission.

"S’il faut que l’enveloppe budgétaire de la défense
soit accrue pour cela, je ne m’empêcherais pas de le faire
" a déclaré le
président Sambi au cours d’une cérémonie dédiée à la libération de l’île
d’Anjouan mercredi 9 avril. Le président comorien a, en outre, mis en garde
l’armée nationale contre tout excès de triomphalisme après le succès de
l’opération de rétablissement de l’ordre à Anjouan. "C’est maintenant que le plus dur reste à faire, parce
que vous devez assurer la paix et la sécurité des citoyen! s sur l’ensemble du
territoire national
", a-t-il affirmé.

Selon lui, l’histoire des Comores est
malheureusement une suite de coups d’Etat et de manœuvres de déstabilisation,
martelant : "Jamais nous n’avons vécu en paix
depuis l’indépendance. Il vous appartient désormais
", a-t-il ajouté à
l’adresse des militaires, "de faire en sorte
que les Comoriens, où qu’ils soient, se sentent en sécurité.
"

Sambi a dit vouloir instaurer de nouveaux
rapports entre l’Etat et le citoyen. "Nous
avons la fâcheuse manie de nous demander ce que la nation peut faire pour nous ;
nous devons aussi nous poser la même question s’agissant de notre propre
contribution au développement du pays
" a-t-il poursuivi. Le gouvernement
comorien s’est également engagé à doter l’Armée nationale de développement
(AND)! d’une unité marine, étant donné la nature géographique des C! omores.

(APA
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Re: Comores:1ERes coups de feu à Anjouan entr l'AND et les FGA

Message par Maadabass le Ven 11 Avr - 20:30

ANJOUAN Justice
Comores : le gouvernement Sambi "rassuré" par Kouchner
Jeudi 10 Avril 2008



La déclaration du ministre français des Affaires étrangères,
Bernard Kouchner, qui a affirmé mardi 9 avril que "notre souci, je ne sais pas
comment nous y parviendrons en termes juridiques, est de remettre le colonel
Bacar aux autorités comoriennes", a été "appréciée" par celles-ci.

"Nous saluons la déclaration de M. Kouchner qui a
démontré que la justice française ne s'oppose pas à ce que le colonel Bacar soit
remis à la justice comorienne. Nous avons apprécié cette prise de position
claire, qui rassure le gouvernement comorien sur le fait que la procédure ira
jusqu'au bout sans entrave
", indiquait en effet jeudi 10 avril Abdourahim
Said Bacar, porte-parole du gouvernement comorien, en réaction à la déclaration
du ministr! e français des Affaires étrangères.

Une mission française est par ailleurs attendue
prochainement à Moroni. Conduite par Alain Moureau, ambassadeur délégué pour la
coopération régionale pour l'océan Indien, et de Rémi Maréchaux, conseiller à la
présidence de la République elle devrait "mettre à plat les malentendus", espère
Abdourahim Said Bacar. Selon le porte-parole du gouvernement, cette visite
pourrait marquer "le début du
calendrier
" d'une réunion du "comité de
haut niveau
" qui avait été annoncée lors de la rencontre entre Ahmed
Abdallah Sambi et Nicolas Sarkozy. Le président comorien l'a en tous cas appelée
de ses vœux lors de son discours au stade de Missiri de Mutsamudu, à Anjouan, le
5 avril.
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Re: Comores:1ERes coups de feu à Anjouan entr l'AND et les FGA

Message par Maadabass le Ven 11 Avr - 20:31

ANJOUAN Justice
L'Union des Comores réclame à nouveau l'extradition de
Bacar
Mercredi 9 Avril 2008



Le gouvernement de l'Union des Comores a renouvelé mardi 8
avril sa demande auprès de la France pour que le président déchu de l'île
d'Anjouan, Mohamed Bacar, soit extradé et puisse être jugé à Moroni.

"Nous ne serons entièrement satisfaits que si Mohamed Bacar est
renvoyé aux Comores pour être jugé par la justice comorienne
", a indiqué
à l'AFP Abdourahim Said Bakar, porte-parole du gouvernement de l'Union des
Comores. "Nous faisons confiance à la justice
française pour suivre la logique judiciaire, qui est de renvoyer Mohamed Bacar
aux Comores pour y être jugé pour ses crimes
", a-t-il ajouté. Le colonel
Bacar, qui s'était maintenu au pouvoir à Anjouan après des élections jugées
illégales par le gouvernement fédéral et l'Union africaine (UA), est accusé
notamment de torture et est passible de la peine de mort.

Au cours! d'un meeting populaire qui s'est tenu
samedi à Mutsamudu (lire : Sambi à Anjouan), Ahmed Abdallah Sambi avait suggéré
que "si la France ne peut pas l'envoyer aux
Comores, alors elle pourrait le faire juger par le tribunal international de la
Haye
".

Incarcéré pour l'heure à la Réunion, Mohamed
Bacar, qui a été placé en cellule d'isolement (lire ci-contre) attend la
décision de l'OFPRA, organisme chargé d'étudier sa demande d'asile en France.
Elle devrait intervenir la semaine prochaine. Une requête du préfet de la
Réunion prévoit l'expulsion du colonel "vers un
pays où il serait légitimement admissible
".

Accusé par Moroni d'avoir aidé le colonel à fuir
les Comores, la France a réagi mardi par la voix de son mini! stre des Affaires
étrangères, Bernard Kouchner, qui a démenti! que les allégations de l'Union des
Comores. "Nous ne pouvons pas être suspects
d'avoir protégé M. Bacar
", a déclaré M. Kouchner lors d'une conférence de
presse, en soulignant que Paris avait appuyé l'opération militaire qui l'a
débarqué, en transportant au Comores des forces tanzaniennes qui y ont
participé. "Nous n'avons participé en rien à
son ascension ou à son maintien au pouvoir à Anjouan, au contraire
", a
ajouté le ministre en soulignant que Paris était "en accord complet" avec l'Union africaine sur
la nécessité de le faire partir.

"Notre souci, je
ne sais pas comment nous y parviendrons en termes juridiques, est de remettre le
colonel Bacar aux autorités comoriennes
", a-t-il terminé.

VM (avec AFP)
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Re: Comores:1ERes coups de feu à Anjouan entr l'AND et les FGA

Message par Maadabass le Ven 11 Avr - 20:31

Lundi 7 avril, Mohamed
Bacar a été placé en cellule d’isolement au centre pénitentiaire du Port, où il
est incarcéré depuis vendredi 4 avril. Selon les autorités, il a été décidé de
le placer en cellule pour sa sécurité. Des détenus comoriens de la prison
l'auraient en effet menacé.
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Re: Comores:1ERes coups de feu à Anjouan entr l'AND et les FGA

Message par Maadabass le Ven 11 Avr - 20:37

ANJOUAN Défense - Conflits
Moroni s'interroge sur l'après-débarquement
Jeudi 10 Avril 2008



Le débarquement, et après ? Passée l'euphorie des premiers
jours, c'est l'interrogation qui ressort des débats publics et de la presse
moronienne.

Si le directeur d'Al-watwan Mohamed Boudouri s'est dans un premier
temps enflammé sur la victoire "éclatante" et "merveilleuse" du président, de l'armée et du
peuple comorien tout entier, les éditorialistes du journal d'Etat ne cessent
depuis de dresser les enjeux auxquels sera prochainement confronté le pays.
Derrière le soulagement amené par le dénouement relativement paisible de
l'intervention armée, les journalistes traduisent l'inquiétude générale : et si,
alors que le pays semble avoir les cartes en main pour prendre un nouveau
départ, il ratait ce rendez-vous crucial ?!

Ali Moindjie (1) rappelle ainsi que parmi les
Anjouanais qui ont adhéré au séparatisme en 1997, "beaucoup étaient des citoyens ordinaires, lassés par
la pauvreté et l'absence de perspectives, et qui avaient cru effectivement bien
faire pour leur famille et leur descendance parce qu'ils en avaient assez d'être
piétinés, spoliés, méprisés, volés (…) Les masses populaires sont capables
d'accepter n'importe quoi pour espérer mettre fin à leur calvaire
quotidien
", poursuit le journaliste avant d'avertir : "Il reste à espérer que nos dirigeants ont assimilé
ces leçons et qu'ils ont bien inscrit sur leur tablette que la préservation de
l'unité et de l'intégrité nationale n'a de sens que si la nation se préoccupe de
tous ses membres sur le même pied d'égalité. Si on remet sur le feu les vieilles
recettes du chauvinisme et du favoritisme (…) alors d'autres Mohamed Bacar vont
réa! pparaître inévitablement avec des idées et des armes, peut-êt! re, encore
plus redoutables. Pas forcément à Anjouan.
"

Autre enjeu crucial : la réinsertion des membres
de la Force de gendarmerie anjouanaise, parmi laquelle "la rébellion a sapé tout repère républicain",
écrit Ahmed Ali Amir (1). Pour le journaliste, "cette réinsertion ne sera efficace que si les
militaires qui se sont rendus coupables d'exactions sont jugés. Mais il existe
surtout des centaines et des centaines de jeunes enrôlés dans ces forces et qui
ont servi à mettre en pratique les sales besognes du colonel. Pour eux, la
nation doit se préoccuper de leur apprendre un métier d'avenir rapidement et à
leur trouver des débouchés rapidement
". Il s'agit là, souligne-t-il,
"d'une des conditions pour (…) priver à jamais
les séparatistes, des éléments incontrôlés, éparpillés dans la nature,
détenteurs d'armes, et prêts à ! les reprendre pour assouvir des ambitions et
des intérêts qui les dépassent souvent
".
VM



(1) Al-watwan du
mercredi 9 avril 2008
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Re: Comores:1ERes coups de feu à Anjouan entr l'AND et les FGA

Message par Maadabass le Ven 11 Avr - 20:38

ANJOUAN Justice
Douze proches de Bacar emprisonnés
Jeudi 10 Avril 2008



Dix-sept membres et proches de la famille de Mohamed Bacar, et
deux membres de la Force de gendarmerie anjouanaise (FGA) ont été arrêtés mardi
8 avril en début d'après-midi à Hajoho, le village anjouanais d'où le colonel
s'est lui-même enfui le 26 mars (lire l'enquête
sur sa fuite dans
Kashkazi n°71, en kiosques à
partir du 10 avril
) en direction de Mayotte. Parmi eux, la mère de
l'ancien président, son frère aîné Ibrahim, directeur de l'enseignement
supérieur sous le régime déchu, son beau-frère, et les enfants de sa sœur
Fatima, présidente de l'Université de l'île, et introuvable jusqu'à ce jour.


Selon notre correspondant sur place! , le groupe,
qui comptait au moins un enfant en bas âge, s'apprêtait à embarquer sur une
vedette à destination de Mayotte lorsque d'autres candidats au départ se sont
approchés. L'un des quatre soldats qui accompagnaient les fuyards –deux d'entre
eux étaient armés- a ouvert le feu pour les disperser, semant la panique et
attirant l'attention des militaires soudanais postés à l'entrée du village. Deux
seulement des quatre FGA ont été arrêtés, les deux autres ayant réussi à
s'enfuir.

Parmi les personnes interceptées, douze proches
de Bacar ainsi que les deux soldats capturés ont été conduits en prison

VM
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Re: Comores:1ERes coups de feu à Anjouan entr l'AND et les FGA

Message par Maadabass le Mer 16 Avr - 15:41

ANJOUAN Mouvements sociaux,
Syndicalisme
Des cailloux jetés sur la voiture de Christian Job
Mardi 15 Avril 2008


Christian Job, ambassadeur de France aux Comores depuis
2005, a vu lundi 14 avril son véhicule caillassé par des jeunes lors de son
passage dans le quartier d'Itsandra plage.Le pare-brise de sa voiture a été cassé. Les recherches pour
trouver les coupables n'ont pour l'instant rien donné. Seules les premiers
pierres lancées ont été saisies par la gendarmerie en attendant que leurs
lanceurs soient rattrapés. Un incident qui fait suite aux mouvements de tension
contre les wazungu (occidentaux) en Grande-Comore comme à Mayotte le 27 mars
dernier après l'affaire Mohamed Bacar.
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Re: Comores:1ERes coups de feu à Anjouan entr l'AND et les FGA

Message par Maadabass le Mer 16 Avr - 15:44

ANJOUAN Justice
Bacar : la FCDH prépare un dossier à charge
Mardi 15 Avril 2008



Le président de la Fédération comorienne des droits de
l'Homme (FCDH), Nassur Mohamed Riziki, a annoncé vendredi 11 avril que son
organisation mettait la dernière main à un rapport qu'elle rendra public dans
les prochains jours sur l'univers du président déchu de l'île d'Anjouan, Mohamed
Bacar, en matière des droits de l'Homme.


"Nous ne prétendons pas tout savoir sur l'univers Bacar", a
dit le secrétaire général de la FCDH, Kaled Saïd, qui a fait état de 15 cas de
viol et de violences sexuelles recensés, 400 cas de tortures de détenus portant
les stigmates de brûlures de cigarettes et cinq personnes brûlées au troisième
degré de manière volontaire.

Selon le numéro deux de la FCDH, son organisation
a recensé aussi une centaine d'enfants traumatisés par les arrestations musclées
qu'opéraient les milices dans leurs foyers, tandis que 200 prisonniers
politiques libérés souffrent de malnutrition. D'anciens détenus ont révélé
qu'ils pouvaient être laissés sans manger ni boire pendant ! deux à trois jours.


"Les
tortionnaires avaient une technique bien à eux
", a ajouté Echati
Chadhouli, une militante anjouanaise de la FCDH, qui a expliqué que les tortures
à la cigarette commençaient par une question banale posée par des miliciens aux
victimes, dans le genre : "Combien
chaussez-vous
" ? La question répondue, selon Mme Chadhouli, le prisonnier
se fait indiquer un nouveau numéro, désigné comme sa future pointure. "C'est après que les tortures commencent", a
dit la militante de la FCDH. Selon elle, les tortures se poursuivront jusqu'à ce
que les deux pieds du supplicié enflent au point de ne plus pouvoir entrer dans
ses chaussures.

D'après Mme Chadhouli, les miliciens se servaient
de câbles de courant dégainés pour flageller leurs victimes, notamment les
femmes qui leur re! fusaient leurs charmes. "No! us nous constituerons partie civile contre
Mohamed Bacar et ceux de ses compagnons identifiés comme auteurs ou complices
des nombreuses tortures subies pendant le règne des rebelles
séparatistes
", a-t-elle conclu.

(Panapress)

Lire à ce sujet Kashkazi n°70, mars 2008 : le récit des victimes du
régime Bacar.
Disponible sur www.kashkazi.com
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Re: Comores:1ERes coups de feu à Anjouan entr l'AND et les FGA

Message par Maadabass le Jeu 17 Avr - 21:43

ANJOUAN Droits de l'homme
Anjouan : la FCDH évoque 300 cas de torture

Jeudi 17 Avril 2008



Dans un rapport publié lundi 14 avril, la Fédération
comorienne des droits de l'Homme (FCDH) indique avoir recensé 300 cas de
tortures et de violences physiques sous le régime Bacar.









Le rapport porte sur la situation humanitaire à Anjouan sous le
régime du colonel Mohamed Bacar, déchu du pouvoir le 25 mars dernier à l'issue
d'une opération de rétablissement de l'ordre à Anjouan menée par l'armée
comorienne et les forces de l'Union Africaine (UA). "Il suffisait d'avoir un proche au sein du pouvoir de
l'Union ou de l'armée nationale pour être taxé d'anti-Bacar, embastillé et
soumis aux pires tortures qu'on puisse imaginer
" a déclaré Ahmed Mohamed
Allaoui, conseiller à la FCDH, lundi 14 avril. "La plupart des arrestations se faisaient la nuit,
vers minuit. Les FGA entraient par effraction dans les foyers anjouanais,
enlevaient des gens et les conduisaient en prison pour les faire subir des actes
ignobles et abjects
" a-t-il poursuivi,! corroborant les témoignages
recueillis par la presse (AFP, Kashkazi, Al-watwan) en février et mars. Selon le
mensuel Kashkazi qui a recueilli plusieurs témoignages en mars (1), la torture
la plus souvent pratiquée consistait à frapper pendant des heures avec un bâton
en bois la plante des pieds et le bas des jambes, ainsi que les côtes. D'autres
personnes affirment avoir été frappés au visage, piqués avec une seringue ou
menacées d'être exécutées en pleine nature si elles ne répondaient pas à
certaines questions portant sur leurs activités politiques supposées.

Les lieux de détention de ces prisonniers
politiques qui n'ont jamais vu de magistrat ou d'avocat durant leur détention,
étaient les prisons de Koki et Domoni, et les camps militaires de Ouani et
Sangani. Certains ont été incarcérés une nuit, d'autres plusieurs semaines.

Selon Khaled Said, secrétaire général de la FCDH,
une fillette de 16 ans, orig! inaire de la ville de Sima, à l'ouest de l'île
d'Anjouan, aur! ait été violée par trois militaires des Forces de la gendarmerie
d'Anjouan (FGA).

Le colonel Bacar, aujourd'hui incarcéré à la
Réunion, est accusé par les autorités comoriennes de crimes et tortures contre
des civils. Il est sous le coup d'un mandat d'arrêt délivré par la justice
comorienne. Son extradition vers les Comores, réclamée par le président Sambi,
reste tributaire des négociations entre Moroni et Paris.

VM (avec APA)


(1) Kashkazi n°71, mars 2008, disponible sur www.kashkazi.com
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Re: Comores:1ERes coups de feu à Anjouan entr l'AND et les FGA

Message par Maadabass le Jeu 17 Avr - 21:44

Trois Bacaristes incarcérés à la Réunion

Trois hauts
dignitaires du régime Bacar sont actuellement incarcérés à la maison d’arrêt de
Saint-Pierre, à la Réunion. Il s'agit de Moumini Mimidiladji, lieutenant de FGA
et ancien commandant de l’aéroport d’Ouani; Mohamed Soumaïla, gendarme ; et
Ridjali Abdou, ancien directeur de cabinet du président Bacar. Arrivés en kwassa
à Mayotte quatre jours après la chute d’Anjouan, ils avaient été jugés en
comparution immédiate et condamnés à de speines de prison ferme par le Tribunal
de première instance de Mamoudzou pour entrée illégale sur le territoire
français et détention d’armes, avant d'être transférés à La Réunion.

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Re: Comores:1ERes coups de feu à Anjouan entr l'AND et les FGA

Message par Maadabass le Jeu 17 Avr - 21:56

ANJOUAN Relations internationales
Comores : Bacar et Mayotte au menu de la mission française
Jeudi 17 Avril 2008



"Ce n'est pas la question de Mohamed Bacar qui va affecter
les relations qui existent entre nos deux pays", a lancé le ministre des
Relations extérieures après sa rencontre avec la mission française arrivée lundi
14 avril aux Comores. Cette délégation est composée d'Alain Moreau, ambassadeur
délégué à la coopération régionale dans l'océan Indien, et de Rémi Maréchaux,
conseiller à la présidence de la République française.

Interrogé par les journalistes sur ce qui était
au menu de leur discussion, le ministre n'a pas voulu donner de précisions et a
laissé entendre qu'ils ont évoqué des sujets d'intérêt mutuel et des questions
relatives à la coopération entre les deux pays. Selon lui, cette délégation
dépêchée par l'Elysée entre dans le cadre du renforcement de la coopération
bilatérale.

Les deux émissaires français, qui ont été reçus
mardi 15 avril à 11 heures par l! e ministre de la Justice Mourad Saïd Ibrahim,
ont refusé, de leur côté, tout commentaire devant la presse. La question de
l'extradition de Mohamed Bacar vers les Comores était au centre de la
discussion. Dans ce contexte, le garde des sceaux a précisé que du côté du
gouvernement comorien, "le dossier qui demande
l'extradition de Mohamed Bacar dans notre pays et qui démontre les exactions que
Mohamed Bacar et ses acolytes ont commises, est déjà transmis aux autorités
françaises et c'est à elles de l'envoyer à la justice française qui doit se
prononcer au plus vite possible sur l'extradition
". Rappelons que
l'ex-chef rebelle d'Anjouan est toujours détenu dans le département français de
La Réunion et que la justice comorienne a lancé un mandat d'arrêt international
contre lui. "La France, pays des droits de
l'Homme, doit appliquer les règles du droit international et doit reconnaître la
souveraineté des ! Comores
", soutient un citoyen comorien.
Sur la question de Mayotte, le porte-parole et conseiller politique au
ministère des Affaires extérieures Mohamed Nafion déclare que ce n'est pas la
mission qu'ils attendent pour parler de Mayotte. Selon lui, le minimum
acceptable serait une rencontre au niveau ministériel. "Toutefois, la France et les Comores continuent de
travailler sur ce dossier pour trouver une solution qui soit satisfaisante pour
les deux parties
", poursuit- il. La délégation a également été reçue à 17
heures par le président de l'Union au palais présidentiel de Beit Salam, mais
rien n'a été rendu public quant au contenu des discussions entre les deux
parties. Elle a aussi rencontré le président de la Cour constitutionnelle
Mouzawar Abdallah pour évoquer l'organisation, au plus vite et dans les
meilleurs délais, de l'élection présidentielle dans l'île d'Anjouan. Selon une
source proche de la Cour, la délégation a montré la détermination de l! a France
pour que l'élection du président d'Anjouan se déroule dans la transparence et
d'une manière démocratique.

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Re: Comores:1ERes coups de feu à Anjouan entr l'AND et les FGA

Message par INCONNU le Jeu 17 Avr - 22:06

Les hommes de l'ombre du
débarquement




Anciens
miliciens du séparatisme, Stalone, Djib et les autres ont été de tous les
renversements de régime. Leur connaissance du terrain et leurs réseaux tissés
depuis dix ans ont été déterminants pour faire tomber le régime Bacar.
Reportage.




Stalone, Djib,
Amoros, Warka, Badian, Aziz... Des pseudonymes qui sonnent comme des noms de
code et dont raffolent les jeunes Anjouanais. Nous les avons rencontrés à Mwali,
une semaine avant l'intervention armée des forces comorienne et africaines à
Ndzuani. Leurs visages sont familiers. Ce qui ne l'est pas, c'est de les voir
errer dans cette île transformée en un gigantesque campement militaire, et
emboîter le pas à une armée pressée de monter sa stratégie de débarquement.




Certains se
trouvaient quelques semaines auparavant à Moroni. Fondus dans les rues
cosmopolites de la capitale, noyés dans le flot des "réfugiés" qui fuyaient les
affres du régime du colonel Bacar, leur présence se faisait plus discrète. Ils
faisaient effectivement partie de ces "déplacés"… "A un moment, nous avons
décidés de partir. Bacar, qui surveillait nos mouvements, avait décidé que le
temps était venu de nous arrêter car il savait que s'il ne nous écartait pas, il
aurait des problèmes pour résister à l'armée. Nous le connaissons, il nous
connaît. Il avait dressé une liste des personnes à arrêter. Mais des gens à
nous, infiltrés dans les rangs de son armée, sont venus nous prévenir", explique
Stalone, "l'artiste", auteur d'une chanson à la gloire de Sambi durant la
dernière campagne présidentielle. Dans le collimateur du régime, ils se sont
retrouvés à Moroni, "sans se concerter", ! disent-ils. Ils auraient préféré se
trouver à Ndzuani plutôt que de fuir.




"Ce n'était pas
de gaîté de cœur", assure Warka, qui lui n'est pas venu directement de
Mutsamudu. "J'étais à la Mecque. Et au retour, mes parents m'ont informé que les
soldats de Bacar avaient visité la maison et qu'ils me cherchaient. J'ai donc
prolongé mon escale à Moroni, jusqu'aujourd'hui" expliquait-il mi-mars. Aziz,
lui, a fait l'objet d'une perquisition dans sa maison. "Je savais que j'étais
surveillé. Un soir, j'ai dit à ma femme que je ne passerais pas la nuit à la
maison. Ça n'a pas manqué, ils sont venus fouiller, mais je n'y étais pas."
Djib, un jeune restaurateur, craignait que dans la foulée, son tour n'arrive, et
il a anticipé. Au fur et à mesure que l'option militaire de Sambi prenait forme,
ces jeunes devenaient en effet la! hantise de Bacar et de son ministre de
l'Intérieur, Djaafar Salim, originaire de la même ville qu'eux. Craintes
justifiées de part et d'autre, car leurs parcours se sont croisés au cours de la
décennie séparatiste sur l'île. Et comme tous les amis d'hier qui se sont
brouillés, chaque camp connaissait la capacité de nuire de l'autre et s'en
méfiait.




La trentaine passée
pour la plupart, ils s'étaient en majorité accrochés aux espérances séparatistes
dans les années 1990. Dans les périodes les plus folles de cette résurgence de
la revendication anjouanaise, ils formaient l'aile dure de la milice
sécessionniste. On les nommait à l'époque "les gens du bateau", cette enclave
mutsamudienne qu'ils avaient rendue imprenable, telle la citadelle qui veille
sur la ville. Aux avant-postes de ce combat qui les avait ramassés sur les bancs
du chômage, ils ont appris à connaître les rouages du système, ses forces, ses
faiblesses, ses enfants terribles. Ils ont surtout appris à défier
l'agressivité, les armes, et maîtrisent l'art de la guérilla urbaine, qui leur a
permis, en 1997, de vaincre les troupes de l'armée nationale, puis en 1998, de
repousser les assauts des factions séparatistes qui voulaient assiéger leur
ville. Mais ces combattants sans armes! , ces jeunes sans ambitions politiques,
sinon l'espoir d'assurer un quotidien difficile, sont les premières victimes de
toutes les "révolutions" dont ils ont été les acteurs. Une fois le combat livré,
ils se retrouvent relégués à la marge du pouvoir, rejetés sur les bancs de la
place Mnadzijou, contraints de noyer leurs déceptions accumulées dans
l'alcool.

INCONNU
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Re: Comores:1ERes coups de feu à Anjouan entr l'AND et les FGA

Message par Maadabass le Sam 19 Avr - 15:07

ANJOUAN Politique
Le président mohélien met en garde Sambi
Jeudi 17 Avril 2008




Le président de l'île de Mohéli, Mohamed Ali Said, élu en
juin 2007, vient de mettre en garde le chef de l'Etat comorien, Ahmed Abdallah
Sambi, contre "toute tentative" de modification de la Constitution de l'Union
des Comores, en vue de se maintenir au pouvoir.


Mohamed Ali Said, qui avait été soutenu par Sambi lors de la
campagne électorale de mai 2007, suspecterait Sambi de chercher à "tripatouiller la loi fondamentale des Comores, pour
se maintenir au pouvoir
", alors que c'est à l'île de Mohéli que doit
revenir, en 2010, la présidence tournante de l'Union (après la Grande Comore en
2002 et Anjouan en 2006).


Dans
une lettre ouverte adressée au chef de l'Etat comorien et rendue publique la
semaine dernière, des cadres originaires de Mohéli, toutes tendances confondues,
lancent un appel au président à se conformer aux textes en vigueur. "Nous demandons le respect strict de la consti!
tution. Nous avons supporté le mandat de quatre ans de l'île de Ngazidja et nous
supportons encore celui d'Anjouan. Il n'y a donc pas de raison de nous priver de
notre tour
" a dit M. Ali Said.


Depuis
la libération de l'île d'Anjouan le 25 mars dernier, de nombreux observateurs
estiment que Sambi devrait s'attaquer à la réforme des institutions du pays et à
une Constitution que nombre de personnes jugent ingérable et budgétivore.
Toutefois, au cours d'une fête populaire à l'occasion de la libération
d'Anjouan, le président avait réitéré sa volonté de respecter la Constitution.
"Certes, je crois que des aménagements
constitutionnels sont nécessaires, mais ce pouvoir-là ne relève pas de moi. Pour
ma part, je ne remettrai jamais en cause le principe de la présidence
tournante
", avait-il assuré.



(APA)
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Re: Comores:1ERes coups de feu à Anjouan entr l'AND et les FGA

Message par Maadabass le Sam 19 Avr - 15:08

ANJOUAN Justice
Anjouan : 47 membres de la FGA transférés à Moroni
Jeudi 17 Avril 2008

Quarante-sept militaires, officiers et sous-officiers de la Force de la
gendarmerie d'Anjouan (FGA), arrêtés après le débarquement de la coalition
AND/UA le 25 mars dernier, ont été transférés à Moroni par voie maritime
mercredi 16 avril.


Menottés deux par deux, les gendarmes anjouanais ont été débarqués
au port de Moroni mercredi dans la matinée. Ils ont été transférés péniblement
vers le camp militaire de Kandani, situé à 3 kilomètres de la capitale, Moroni,
dans un camion de l'armée avec leurs maigres bagages -quelques vêtements, une
natte, un panier- sous les huées de la foule et la protection plus ou moins
efficace de l'armée comorienne. Quelques uns ont pris des coups, d'autres se
sont fait tirer l'oreille. Un militaire de l'armée nationale qui protégeait
l'entrée du camion a également été bousculé par les badauds.

La raison invoquée par les autorités judiciaires
pour ce déplacement en masse de prisonniers est la surpopulation carcérale de la
prison de Koki à Anjouan. C'est au camp militaire de Kandani qu'ont été placés
ces militaires en att! endant l'ouverture de leur procès - en Grande-Comore ou à
Anjouan, le premier procès contre les artisans du séparatisme devrait donc
finalement avoir lieu.

A Anjouan comme en Grande-Comore, dans la rue,
certaines personnes ne cachent pas leur mécontentement lié à ce transfert. Ils
préfèreraient que l'on juge sur place les anciens membres de la FGA. C'est le
cas de Bacar Ahmed, originaire d'Anjouan : "Je
pense que ce n'est pas une justice qui va se faire mais un règlement de compte.
Pourquoi une partie est ici et une autre est restée à Anjouan ? Je demande à ce
que tous ces hommes soient jugés chez eux
", dit-il.

A noter que devant le port de Moroni, des
communautés villageoises venues des quatre coins de l'île se sont également
mobilisées pour accueillir en héros les militaires qui ont participé à
l'opération de rétablissement de l'ordre constitutionnel dans l'île d! 'Anjouan.
Selon le commandant Adinane, deux compagnies sont r! entrées en Grande-Comore,
soit un total de 200 hommes.

NEP
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Re: Comores:1ERes coups de feu à Anjouan entr l'AND et les FGA

Message par Maadabass le Sam 19 Avr - 15:09

Caambi hospitalisé

L'ancien
vice-président de l'Union des Comores sous le régime Azali (2002-2006),
également ancien Premier ministre sous Djohar et ancien président de la
Commission de l'océan Indien à la fin des années 1990, Caambi el-Yachourtui, qui
avait rejoint le gouvernement Bacar après les élections truquées de juin 2007, a
été hospitalisé au Centre hospitalier régional de Hombo, à Anjouan, en début de
semaine. Son état de santé serait assez préoccupant. Selon des sources médicales
citées par l'agence de presse HZK, M. Caambi souffrirait d'une fatigue générale
.
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Re: Comores:1ERes coups de feu à Anjouan entr l'AND et les FGA

Message par Maadabass le Sam 19 Avr - 15:12

ANJOUAN Justice
Mohamed Bacar remis en liberté
Vendredi 18 Avril 2008


Mohammed Bacar, l'ex-homme
fort d'Anjouan (archive)

La chambre d'instruction de la cour d'appel de Saint-Denis a
ordonné vendredi 18 avril la remise en liberté du colonel Mohammed Bacar,
président déchu de l'île d'Anjouan et de ses hommes, qui ont été aussitôt
assignés à résidence, selon la préfecture de la Réunion.

L'ancien homme fort d'Anjouan et 21 hommes qui
l'accompagnent avaient été placés sous écrou extraditionnel sur requête du
procureur de la République de Saint-Denis le 5 avril dernier. Cette décision
faisait suite à la demande d'extradition formulée par le gouvernement de l'Union
des Comores qui leur reproche des "détournements de fonds publics, homicides
volontaires, viols, tortures et autres violences contre les habitants
d'Anjouan".

Le colonel Bacar et ses hommes avaient fait appel
de cette! décision. Lors de leur audition par visioconférence devant la chambre
d'instruction de la cour d'appel, leurs avocats avaient expliqué que le seul
document adressé par les autorités comoriennes était un fax provenant de
métropole et ne comportant aucun élément sur les faits incriminés. "C'est du
n'importe quoi. Cette demande d'extradition fantaisiste n'aurait jamais dû être
prise en compte," avait alors déclaré Me Marie Briot.

Elle avait souligné que, faisant toujours l'objet
d'une assignation à résidence dans le cadre d'une procédure de reconduite à la
frontière, le colonel Bacar et ses hommes resteraient sous bonne garde à la base
aérienne 181, même si la cour décidait de leur remise en liberté.

Le procureur général avait requis le maintien en
détention, invoquant le manque de garanties de représentation du colonel Bacar
et de ses hommes ainsi que leur propre sécurité, en raison des manifestations
des m! embres de la communauté comorienne de la Réunion.
"Le gouvernement des Comores dispose jusqu'au 4 mai pour adresser un dossier
complet étayant sa demande d'extradition", a déclaré vendredi à l'AFP le
directeur de cabinet du préfet de la Réunion Didier Perocheau. La chambre
d'accusation sera alors à nouveau saisie pour donner un avis sur cette
demande.

(AFP)
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Re: Comores:1ERes coups de feu à Anjouan entr l'AND et les FGA

Message par Maadabass le Sam 3 Mai - 22:34

ANJOUAN Société
La libération d'Anjouan fêtée un mois après le débarquement

Mercredi 30 Avril 2008



Vendredi 25 avril, une célébration militaire a été organisée
à Moroni pour fêter la libération de l'île, un mois après le succès du
débarquement de la coalition AND/UA, débuté le 25 mars.

Le Président de la République, Ahmed Abdallah Sambi, a profité de
l'occasion pour rendre hommage à l’Armée nationale de développement (AND) et aux
forces de la coalition mandatée par l'Union africaine et élever Mohamed Bacar
Dossar, directeur de cabinet du Président, chargé de la Défense, Ahmed Ben Saïd
Jaffar, ministre des Relations Extérieures et de la Coopération, et le
lieutenant-colonel Salimou Mohamed Amiri, chef d’état-major de l’armée
comorienne, au rang de chevaliers de l’Ordre de l’Etoile d’Anjouan.

Le Président Sambi a également élevé Bernard
Kamilius Membe et Hussein Mwinyi! , respectivement ministre tanzanien des
Affaires étrangères et ministre tanzanien de la Défense, ainsi qu'Abdul Rahim
Mohamed Hussein, ministre soudanais de la Défense, au rang de chevaliers de
l’Ordre du Croissant Vert des Comores, la plus haute distinction du pays.

Au cours de la même cérémonie, le directeur de
cabinet du chef de l’Etat, Mohamed Bacar Dossar, a annoncé que le chef
d’état-major de l’armée comorienne a été promu Général de bataillon par le Chef
de l’Etat.
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Re: Comores:1ERes coups de feu à Anjouan entr l'AND et les FGA

Message par Maadabass le Ven 15 Aoû - 0:18

COMORES Justice
La libération de certains proches de Bacar soulève une vive polémique à
Anjouan

Mardi 10
Juin 2008


La récente libération de trois personnalités proches de
l’ex-homme fort d’Anjouan Mohamed Bacar suscite une vive polémique dans l’île
d’Anjouan, a constaté APA à Moroni, la capitale de l’Archipel.

Caambi El-yachroutu Mohamed, ancien vice-président de l’Union des
Comores et conseiller privé du colonel Bacar jusqu’à sa chute en mars dernier et
Ahmed Abdallah Sourette, ancien président de la Cour constitutionnelle avant son
ralliement au régime anjouanais ainsi que Said Omar Mirghane alias Makani,
directeur de l’EDA, la société d’électricité d’Anjouan et frère du conseiller
privé du président Sambi, Oumbade Mirhane, sont les trois homme élargis.

L’annonce de la libération de ces figures du
séparatisme à Anjouan alimente la polémique aux Comores.
La Fondation comorienne des droits de l’homme (FCDH) parle de « libération politique ».

« Ces mesures
d’élargissement n’ont respecté aucune norme juridique
", a déploré Nassuri
Mohamed Riziki, président de la FCDH.

Selon lui, on vient de libérer les gros poissons
du séparatisme pendant que les plus petits croupissent toujours en prison.

"C’est
profondément injuste
", a-t-il dit, amer.

Mohamed Ali Dia, chef de la formation politique
Panaco (Parti national des Comores), s’étonne que ces personnalités politiques
aient été libérées sans que l’on sache exactement les principaux chefs
d’accusation retenus contre eux.

«Pourquoi
ont-ils été arrêtés et! pourquoi sont-ils aujourd’hui libérés
», s’est
demand! é Ali Dia.

Quelque 600 personnes, proches du dictateur déchu
Mohamed Bacar, sont encore incarcérées à Koky, la prison de l’île d’Anjouan.
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Re: Comores:1ERes coups de feu à Anjouan entr l'AND et les FGA

Message par Maadabass le Ven 15 Aoû - 0:33

COMORES Justice
La Justice française rejette la demande d'extradition de Mohamed Bacar



Mercredi 25 Juin 2008



<table width="100%" cellpadding="0" cellspacing="5"><tr><td class="pointvertical" width="350" align="middle"> </td></tr>
<tr><td class="pointvertical" align="middle">Le Colonel Bacar en juin
2007. (Photo Kashkazi)
</td></tr></table>


<table width="100%" cellpadding="0" cellspacing="5"><tr><td rowspan="2" valign="top">
La Cour d'appel de Saint-Denis de la Réunion a donné mardi 24
juin un avis défavorable à l'extradition du président déchu de l'île d'Anjouan,
Mohamed Bacar, et des hommes de sa garde rapprochée, réclamée par l'Union des
Comores.</td></tr></table>


La Cour a suivi les réquisitions de l'avocat général qui, à
l'audience du 5 juin dernier, avait considéré que l'intégrité physique du
colonel Bacar et de ses hommes serait menacée s'ils étaient renvoyés aux
Comores, citant une décision de l'Office français de protection des réfugiés et
apatrides (Ofpra), qui avait rejeté le 6 avril dernier une demande d'asile en
France du colonel Bacar tout en excluant son renvoi aux Comores en raison des
"risques de persécution".

L'extradition de l'ancien dictateur avait été
demandée par l'Union des Comores pour "atteinte
à l'autorité de l'Etat
" et "complicité
d'homicide volontaire, de coups et blessures volontaires, viols et détournements
des denie! rs publics
". Les autorités comoriennes avaient transmis aux
autorités françaises une série de procès-verbaux d'audition de personnes
déclarant avoir été victimes des hommes du colonel Bacar. "Ce sont des pures inventions" avait répliqué
l'ancien président à l'audience.

L'avocat général François Basset avait de son
côté estimé que "les autorités comoriennes
n'apportaient pas un début de commencement de preuves
" dans leur
dossier.

Défendant les intérêts de l'Etat comorien, Me
Jacques Vergès avait assuré que le dossier relevait du "pur droit commun". Il avait demandé à la Cour
de ne pas émettre un avis négatif qui aurait pour effet "d'empêcher le gouvernement français de prendre ses
responsabilités
". "Vous ê! tes là pour
servir la justice indépendante et pas le gouverne! ment et ses
magouilles
" avait lancé l'avocat.

Après cette décision de la Cour d'appel, Mohamed
Bacar, visiblement réjoui, a déclaré avoir "toujours eu confiance en la justice
française
". Son avocate s'est également montrée satisfaite : "Le plus important est fait : ils ne seront pas
renvoyés aux Comores. Mais ce n’est pas encore la fin de l’histoire. Il faudra
bien leur trouver un pays d’accueil, ils ne pourront pas rester ad vitam dans la
base aérienne 181 [où Bacar et ses hommes sont actuellement assignés à
résidence]
", a réagi Me Marie Briot.

Si d’autres procédures restent en cours (lire
ci-contre), le gouvernement français est tenu par cette décision de justice et
ne pourra renvoyer Bacar dans son pays. Il lui reste à trouver un pays
d'accueil. Selon une source diplomatique proche du dossier citée par Le
Quotidien! de la Réunion, des discussions sont en cours, notamment avec le
Bénin.

VM (avec AFP et Le Journal de l'île de la Réunion

<table border="0" cellpadding="0" cellspacing="2"><tr align="middle"><td width="32" height="32">



</td>
<td width="32" height="32">
</td></tr>
<tr align="middle"><td>
</td>
<td>
</td></tr></table>

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Re: Comores:1ERes coups de feu à Anjouan entr l'AND et les FGA

Message par Maadabass le Ven 15 Aoû - 0:34

Les autres dossiers

L’affaire de
l’entrée illégale avec armes, pour laquelle Bacar et ses hommes ont été
condamnés à trois mois de prison avec sursis début juin, fait l’objet d’un
recours devant la Cour de cassation. L’arrêté de reconduite à la frontière pris
par la préfecture de la Réunion sera examiné par la cour d’appel administrative
de Bordeaux. Quant à la décision de l’Ofpra de ne pas accorder l’asile à Bacar,
elle est également contestée par ses avocates
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Re: Comores:1ERes coups de feu à Anjouan entr l'AND et les FGA

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