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Comores:1ERes coups de feu à Anjouan entr l'AND et les FGA

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Comores:1ERes coups de feu à Anjouan entr l'AND et les FGA

Message par Maadabass le Mer 19 Mar - 0:18

Rappel du premier message :

Lundi 17 Mars 2008
<table border="0" cellpadding="10" cellspacing="0" width="100%"><tr><td align="left" valign="top">
Des soldats de l'Armée nationale de développement (AND) ont
affronté sporadiquement samedi 15 mars au petit matin des membres des Forces de
la gendarmerie anjouanaise (FGA), lors d'une incursion de quelques heures de
l'armée comorienne dans le sud de l'île d'Anjouan</td></tr></table>
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Re: Comores:1ERes coups de feu à Anjouan entr l'AND et les FGA

Message par Maadabass le Dim 30 Mar - 14:10

Mohamed Bacar a quitté Mayotte

JEUDI 27 MARS 2008


Un avion militaire français transportant le président déchu
d'Anjouan, le colonel Mohamed Bacar, a décollé jeudi soir de l'île de Mayotte
pour celle de la Réunion, où il devrait être remis à la justice.
Sur le tarmac de l'aéroport
de Dzoudzi, le Transall qui emmènera l'ex-président Bacar vers la Réunion (photo
Kashkazi).


Mohamed Bacar a décollé de Mayotte hier vers 19 heures en
compagnie de ses 22 compagnons de fuite, en direction de la Réunion, à bord d'un
Transall de l'armée française. Il sera "remis à
la justice
" dès son arrivée dans l'île de la Réunion, notamment pour
"détention d'armes", avait affirmé à
Saint-Denis-de-la-Réunion le secrétaire d'Etat français à l'Outre-mer Yves Jégo,
quelques heures plus tôt (lire ci-contre). Ce départ marque la fin d'un passage
éclair de 24 heures des 23 fuyards anjouanais à Mayotte, mais peut-être pas
celle des manifestations de colère (lire par ailleurs).


La fuite de Mohamed Bacar débute mercredi 26
mars, en fin de matinée. Assiégé dans sa résidence de Barakani par les forces de
la coalition AND/UA, le pr! ésident déchu s'enfuit avec 22 de ses hommes, parmi
lesquels sont frère Abdou et de nombreux militaires. Le groupe rejoint le
village d'Ajao, situé sur la côte nord-est de l'île, où il prend une vedette
dont on ne connaît pour l'heure l'origine.

Vers 18 heures, l'embarcation accoste sur la
plage de Mzouazia, village du sud de Mayotte où vit le frère de Mohamed Bacar,
Daniel Bacar. Ce dernier héberge le groupe mais l'information est éventée.
Rapidement, des Anjouanais assiègent la maison. Vers 21 heures, le directeur de
cabinet de la préfecture, M. Faure, et le lieutenant-colonel de gendarmerie, M.
Martinez, se rendent sur place, où se trouvent deux pelotons de gendarmerie.
"Les hommes de Bacar ont rendu leurs armes sans
résistance et M. Bacar a demandé l'asile
", rapporte le préfet de Mayotte.


En début de matinée jeudi 27 mars, c'est par la
mer, à bord d'une vedett! e de la gendarmerie, que les fuyards sont acheminés
jusqu'à l! 'aéroport de Pamandzi, en Petite Terre, où ils arrivent vers 7 h 30.
L'aéroport, un temps assiégé par quelques 150 manifestants, est alors totalement
bouclé. Les vols commerciaux d'Air Austral et Comores Aviation sont annulés.
Pendant plus de douze heures, les 23 demandeurs d'asile patientent dans un
hangar de l'armée, situé dans l'enceinte de l'aéroport.

A 15 heures, la préfecture rend publique la
décision de Paris concernant la demande d'asile de M. Bacar et ses proches :
"Elle sera étudiée, mais pour des raisons de
sécurité, et pour M. Bacar, et pour les Mahorais, ils sont envoyés à la
Réunion
", indique le préfet M. Bouvier. "Il a demandé l'asile politique. Le droit d'asile est
un droit constitutionnel. Or nous sommes dans un Etat de droit. Nous devons
étudier sa demande comme nous l'ordonne la Constitution
", dit M. Bouvier.
Qui ajoute : 'Le gouvernement souhaite étudier sa demande le plus
rapidement possible. Nous ne pouvions pas nous dispenser de cet examen. Pour
cela, il fallait le faire dans des conditions sereines", donc loin de
Mayotte, selon M. Bouvier.

Réclamé par les autorités comoriennes, qui ont
demandé jeudi aux autorités françaises de leur remettre le dictateur déchu (lire
par ailleurs), M. Bacar est parti à 19 heures vers la Réunion à bord d'un des
deux Transall de l'armée arrivés à 17 h 30, en compagnie de ses proches.

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Re: Comores:1ERes coups de feu à Anjouan entr l'AND et les FGA

Message par Maadabass le Dim 30 Mar - 14:10



L'ex-président
d'Anjouan, le colonel Mohamed Bacar, sera "remis" à la justice "dès son arrivée
sur le territoire de la Réunion", notamment pour "détention d'armes", a déclaré
jeudi à Saint-Denis-de-la-Réunion le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer, Yves Jégo.
"Le colonel Mohamed Bacar sera remis entre les mains de la justice dès son
arrivée sur le territoire de la Réunion", a indiqué à l'AFP M. Jégo. Une
information judiciaire sera ouverte et un juge d'instruction désigné, a-t-il
ajouté. L'ex-homme fort d'Anjouan devrait notamment être poursuivi "pour
non-respect de la législation française, dont l'entrée clandestine à Mayotte, la
détention d'armes", a expliqué M. Jégo, pour qui "il appartiendra à la justice
de décider de son sort". Le secrétaire d'Etat à l'Outremer doit se rendre à
Mayotte ces 28 et 29 mars.
(avec AFP)
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Re: Comores:1ERes coups de feu à Anjouan entr l'AND et les FGA

Message par Maadabass le Dim 30 Mar - 14:12

Bacar en comparution immédiate


VENDREDI 28 Mars 2008


Après son escale mouvementée à Mayotte hier jeudi, l'ancien
dictateur Mohammed Bacar est arrivé à la Réunion où il sera jugé samedi en
comparution immédiate.

Le gouvernement de l'Union des Comores continue à exiger que la
France extrade le colonel Bacar vers son pays d'origine où il devrait répondre
de plusieurs chefs d'inculpation, notamment pour "rébellion et tortures". Un mandat d'arrêt
international a d'ailleurs été lancé par le gouvernement comorien.


La demande d’asile du colonel Bacar sera
examinée, "de manière tout à fait
réglementaire
", a expliqué le député socialiste français Daniel Goldberg,
président du groupe d’amitiés France-Comores. Selon M. Goldberg, il n’existe pas
d’ac! cord d’extradition entre la France et les Comores. Toutefois, le président
du groupe d’amitiés France-Comores soutient que la priorité, pour les Comoriens,
c’est le retour d’une stabilité qui permettra le développement économique de
l’archipel
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Re: Comores:1ERes coups de feu à Anjouan entr l'AND et les FGA

Message par BABA.net le Dim 30 Mar - 14:24

27 Mars 2008 : Scènes de violences centre ville et vol d'Air Austral annulé

Plusieurs centaines d'anjounais hostiles à la présence de Mahomed Bacar à
Mayotte se sont regroupés ce matin au rond point de la barge provoquant des
embouteillages. La tension est montée d'un cran, avec l'arrivée de gendarmes
mobiles de Petie Terre, tandis que les barges du STM cessaient leurs rotations.
Des tirs de lacrymogènes ont eu lieu quai Colas et vers le marché et très vite
la tension est encore montée avec des barrages sur les roues près du marché et
des exactions commises sur des véhicules...

Des m'zungus ont été agressés et les scène de violence ont continué vers le
marché où les forces de l'ordre sont intervenues pour ramener le calme. Alors
que la situation semblait calmée centre ville à Mamoudzou, en Petite Terre aussi
des manifestants ont convergé vers l'aéroport entièrement bouclé. La compagnie
Air Austral a décidé d'annuler son vol Mayotte Réunion Paris aujourd'hui . Le
vol dont l'arrivée est prévue à 12H25 est annulé et par conséquent le départ de
16h10 également.

Source : Les Nouvelles de
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Re: Comores:1ERes coups de feu à Anjouan entr l'AND et les FGA

Message par Maadabass le Mar 1 Avr - 19:13

Les 18 émeutiers
arrêtés jeudi dans le cadre des violences consécutives à la présence sur le
territoire de Mohamed Bacar, ont été jugés en comparution immédiate vendredi en
fin d'après-midi. Cinq personnes accusées d'avoir participé à un "attroupement
armé" ont écopé de quatre mois de prison ferme ; deux autres ont été condamnées,
pour le même délit, à six mois de prison ferme. Deux personnes accusées
d'enlèvement et de séquestration (ils avaient tenté de "prendre en otage" deux
métropolitains) ont pris 14 mois de prison ferme. Deux autres personnes ont été
condamnées à 6 mois de prison ferme pour violences contre des agents de la force
publique avec arme. Trois mineurs qui avaient participé à la manifestation ont
été jugés ; quatre personnes qui comparaissaient ont été relaxées, faute de
preuves. Les sanctions prises par la Justice ont été qualifiées de "très fermes"
par le secrétaire d'Etat à l'Outremer, M. Jégo. L'un des avocats de la défense a
par! lé lui de "sanctions très sévères".
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Re: Comores:1ERes coups de feu à Anjouan entr l'AND et les FGA

Message par Maadabass le Mar 1 Avr - 19:14

Des manifestants réclament le départ des Anjouanais de
Mayotte


Dimanche 30 Mars 2008


L'extrême tension qui a marqué la journée de jeudi à Mamoudzou a laissé place,
en apparence, au calme –un calme émaillé de contre-manifestations réclamant le
départ des Anjouanais, et de l'omniprésence des forces de l'ordre, qui n'ont
cessé de sillonner la ville tout au long du week-end.


Le bilan de la journée de jeudi n'a semble-t-il pas évolué : il
reste selon la préfecture 18 blessés, dont deux sont encore hospitalisés, le
premier au Centre hospitalier de Mamoudzou, le second à la Réunion, où il a été
évacué dans l'après-midi pour y être opéré –il faut noter que, selon une source
hospitalière, il aurait été blessé par les forces de l'ordre. Des rumeurs selon
lesquelles les autorités dissimuleraient plusieurs décès n'ont toujours pas
cessé de circuler, sans qu'aucun nom ne soit avancé ni qu'aucune famille ne se
soit manifestée.

Alors que l'aéroport a repris son trafic
habituel, près du marché de Mamoudzou, les vendeurs à la sauvette sont restés
chez eux ces trois derniers jours. Nombre de Comoriens sans-papiers français ont
en effet préféré ne pas se montrer, craignant d'éventu! elles représailles.
"On a un peu peur", reconnaît Abdou, à
M'tsapéré, "mais on espère que les gens
comprendront que ceux qui ont fait des erreurs ne représentent pas tous les
Anjouanais
". Faissoil, qui vit à Cavani, a lui aussi préféré rester chez
lui. "Par mesure de sécurité",
dit-il.

Les métropolitains quant à eux ne cachaient pas
leur colère vis-à-vis des forces de l'ordre, coupables à leurs yeux de ne pas
être intervenues assez vite, et leur incompréhension quant à l'attitude des
manifestants. Parmi ces derniers, 18 personnes, 17 hommes dont trois mineurs et
une femme, ont été jugés vendredi soir en comparution immédiate (lire encadré).
"Désormais, il faut laisser faire la
justice
" a martelé le secrétaire d'Etat à l'Outremer, Yves Jégo, vendredi
soir, lors d'une intervention ! dans le journal de Télé Mayotte. Arrivé à 12h25
à Mayotte en ! provenance de la Réunion, M. Jégo a entendu les doléances des
élus, qui tous ont mis en avant la question de l'immigration clandestine.

La nature du débat public a en effet rapidement
évolué après les violences de jeudi. La question du bien-fondé ou pas de
l'extradition de Mohamed Bacar et de ses proches vers la Réunion a vite été
éclipsée par celle de l'immigration clandestine. Dès jeudi soir, la rédaction de
RFO mettait l'accent sur la présence à Mayotte de milliers d'Anjouanais en
situation irrégulière. "N'est-ce pas là que se
trouve le vrai problème ?
" a demandé le présentateur du journal du soir
au préfet de Mayotte, M. Bouvier, avant de s'interroger sur le fait que "les violences d'aujourd'hui représentent peut-être
l'échec de la lutte contre l'immigration clandestine menée par l'Etat
français
".

Dans la soirée de jeudi! , plusieurs meetings se
sont tenus aux quatre coins de l'île, notamment à M'tsapéré, et à Bouéni, dans
le sud. Organisés par des Mahorais "choqués" par les témoignages et les images
diffusées sur RFO de wazungu frappés par de jeunes manifestants, ils visaient à
évoquer les événements récents et les actions à mener. "Nous ne pouvons pas accepter ce qu'il s'est
passé
", affirmait hier un habitant de Cavani. "Nous devons réagir car nous avons eu très peur. Tous
ces gens qui n'ont rien à faire à Mayotte doivent partir.
"

Vendredi matin, une vingtaine de manifestants se
trouvaient sur le parcours du secrétaire d'Etat à l'Outremer, Yves Jégo, en
Petite Terre, et présentaient des banderoles dénonçant l'immigration
clandestine. "Les Mahorais et les mzungu
veulent vivre en paix chez eux
" ; ! "Mayotte ne doit plus souff! rir de la misère du
monde
", pouvait-on lire. Dans l'après-midi, des voitures circulaient dans
certains villages indiquant aux sans-papiers -à l'aide de haut-parleurs- qu'ils
avaient quelques jours pour quitter l'île. A M'tsapéré vendredi soir, des
Mahorais passaient dans les quartiers et indiquaient aux habitants qu'ils
étaient en train d'appeler la police et de livrer les adresses où vivent des
étrangers en situation irrégulière. Toujours à M'tsapéré, une manifestation a
rassemblé dimanche 200 personnes, selon RFO. Encadrés par les forces de l'ordre,
les membres du cortège, dont une délégation doit être reçue ce lundi par le
nouveau maire de Mamoudzou, ont réclamé le départ des Anjouanais et plus de
"sécurité". "Ils ont dit que demain, les enfants anjouanais ne
devront pas aller à l'école
", raconte Abdou qui pour l'instant n'envisage
pas de partir, d'autant plus que les liaisons maritim! es et aériennes vers
Anjouan sont suspendues.

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Re: Comores:1ERes coups de feu à Anjouan entr l'AND et les FGA

Message par Maadabass le Mar 1 Avr - 19:15

Amalgame entre les auteurs de violences et les Anjouanais


Dimanche 30 Mars 2008



De nombreux Anjouanais ne cachent pas leur malaise face à la
situation inconfortable où les ont placés les derniers évènements. A M'tsapéré,
Abdou, qui n'a pas participé aux manifestations de jeudi, estime que "les
Anjouanais ont fait les cons.

"Casser les voitures, taper les
gens, ce n'est pas bon.
" S'il n'envisage pas de quitter Mayotte pour
l'instant, il reconnaît que "si ça devient
grave, il vaudra mieux partir.
" Soraya non plus n'a pas bougé de chez
elle pendant la journée de jeudi, effrayée par les "bagarres" entre des jeunes de son quartier,
Kaweni, et les forces de l'ordre. "Il y a des
gens qui ont fait n'importe quoi", dit-elle. "Il y a avait beaucoup de lacrymo, ça rentrait chez
nous.
" Vendredi, alors que "les
gendarmes de La Réunion patrouillaient à Kaweni
", Soraya a pris son
courage à deux mains pour se rendre à son travail. Mais elle appréhende son
prochain rendez-vous avec une assistante sociale. "Si je tombe sur une Mahoraise, comment elle va me
parler ? Est-ce qu'elle ne va pas m'insulter en voyant que je suis anjouanaise ?
Ça me fait peur…
" "Choquée" par
le comportement des jeunes caïds qui se sont livrés à des violences à la barge
et à Kaweni, elle a passé la journée de jeudi à s'inquiéter pour l'une de ses
amies mzungu…


Mais cela, de nombreux habitants de l'île ne
veulent plus le savoir, à l'image de cette villageoise de M'zouazia, la localité
du sud où aurait débarqué Mohamed B! acar, qui affirme que "les ! Anjouanais sont méchants", ou de cette
internaute métropolitaine qui écrit sur un forum : "Je ne comprends pas que les Anjouannais se soient
ainsi vengés sur la population "blanche lambda" perdant de ce fait tout espoir
de se faire accepter. Auparavant, j'étais choquée de voir les rafles.
Maintenant, je les verrai sans état d'âme.
"

Une propension à faire l'amalgame entre une
poignée de garçons violents et toute une communauté, qui rappelle les évènements
de septembre 2005. A l'époque, une manifestation de 800 personnes en situation
irrégulière demandant à être rapatriées vers Anjouan aboutit -dans des
conditions troubles- au saccage de la permanence de Mansour Kamardine. Trois
jours plus tard, 2.000 Mahorais se rassemblent à Mamoudzou pour dénoncer
l'immigration clandestine et les médias n'hésitent pas à publier des écrits tels
que celui de l'auteur Abdou Baco Mambo, qui parle de "horde sauvage de
clandestins" et affirme que le seul langage que "ces voyous comprennent, c'est la violence,
l'extrémisme, l'attitude outrancière
"…

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Re: Comores:1ERes coups de feu à Anjouan entr l'AND et les FGA

Message par Maadabass le Mar 1 Avr - 19:20

Jégo aux Mahorais : "Il n'y aura pas d'impunité"

Dimanche 30 Mars 2008


<table border="0" cellpadding="10" cellspacing="0" width="100%"><tr><td align="left" valign="top"><table cellpadding="0" cellspacing="5" width="100%"><tr><td rowspan="2" valign="top">
Le secrétaire d'Etat français à l'Outremer, Yves Jégo, est
reparti samedi 29 mars vers la Réunion après un séjour de 28 heures à Mayotte.
La départementalisation et les violences de jeudi 27 mars ont été les principaux
thèmes abordés lors de ce premier voyage dans l'île.</td>
<td class="EC_pointvertical" align="center" width="350"> </td></tr>
<tr><td class="EC_pointvertical" align="center">Yves Jégo lors de son
arrivée à Mayotte vendredi 28 mars. (Photo © Kashkazi)
</td></tr></table></td></tr></table>


Le temps fort de la visite du nouveau secrétaire d'Etat à
l'Outremer, nommé il y a deux semaines à la place de Christian Estrosi, devait
être la signature attendue depuis plus d'un an par les élus mahorais, du 13ème
Contrat de projet entre l'Etat et la collectivité, d'un montant de 588 millions
d'euros (dont plus de 300 millions fournis par l'Etat). La signature s'est
déroulée samedi soir à la case Rocher, à Dzaoudzi, en présence du préfet eu du
président du Conseil général. Elle a cependant été éclipsée par l'actualité.


Arrivé au lendemain des violences qui ont suivi
la présence sur le territoire mahorais du dictateur déchu d'Anjouan Mohamed
Bacar, jeudi 27 mars, Yves Jégo a légèrement modifié son programme afin de
rendre visite aux pompiers et policiers, qui avaient dû intervenir jeudi pour
ven! ir en aide aux wazungu menacés par les manifestants, et de rencontrer à
l'hôpital de Mamoudzou la seule victime des émeutes encore hospitalisée sur
place –l'autre ayant été évacuée vers la Réunion (lire par ailleurs).

"Il n'y aura pas
d'impunité
", a affirmé dès son arrivée le secrétaire d'Etat, rappelant
que "la machine judiciaire est en route"
(lire par ailleurs). "Rien ne justifie qu'il y
ait une déstabilisation de la sécurité des habitants de Mayotte
", a-t-il
déclaré sur RFO vendredi soir. "Nous allons
agir avec fermeté contre ceux qui croient pouvoir importer à Mayotte un conflit
ou des colères avec lesquels la France n'a rien à voir. La justice agira sans
faiblesse.
"

"Agir sans
faiblesse
", c'est auss! i l'attitude que le secrétaire d'Etat a promise
concernant le! sort de l'ancien président d'Anjouan, dont le passage à Mayotte
est à l'origine des troubles de jeudi. "Il n'y
aura pas de faiblesse, mais un strict respect du droit international. La France
ne sera pas faible vis-à-vis de Mohamed Bacar
", a-t-il insisté.

Le lendemain, lors d'une conférence de presse qui
a précédé son départ vers la Réunion, il s'est félicité de "l'efficacité des services de l'Etat" et du
"travail remarquable du préfet" lors de
ces émeutes, répondant ainsi aux très nombreuses critiques de métropolitains qui
estiment que les forces de l'ordre ont agi trop tard jeudi.

Concernant la lutte contre l'immigration
clandestine, M. Jégo a rappelé les chiffres d'arrêtés de reconduites à la
frontière de 2007 (14.000) et a annoncé la mise en place prochaine "d'un
troisième radar opérationnel avant cet été" ainsi que l'arrivée "de bateaux supplémentaires" et "la construction d'un nouveau Centre de rétention
administrative
". Il s'est en outre prononcé en faveur de l'acquisition
par l'Etat d'un hélicoptère. Il a cependant indiqué que "la lutte contre l'immigration clandestine passe aussi
par la coopération. La nouvelle situation aux Comores est une opportunité à
saisir car pour renvoyer les clandestins, il faut l'accord de leur pays
d'origine
".

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Re: Comores:1ERes coups de feu à Anjouan entr l'AND et les FGA

Message par Maadabass le Mar 1 Avr - 19:22

ANJOUAN Justice
Annulation des poursuites contre Bacar : le Parquet de
Saint-Denis fait appel



Dimanche 30 Mars 2008



Le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer français, Yves Jégo, a
indiqué ce dimanche que le parquet de Saint-Denis de La Réunion allait faire
appel de l'annulation des poursuites judiciaires contre Mohamed Bacar et les 22
hommes de sa garde rapprochée qui ont fui avec lui vers Mayotte, rapporte
l'agence AP.

"Les
informations que j'ai en ma possession tendent à démontrer la possibilité
d'incrimination
", a déclaré M. Jego à la presse tandis qu'un porte-parole
du parquet affirmait ne pas avoir d'informations sur cet éventuel appel.

Arrivés mardi dernier à Mayotte, fuyant
l'intervention armée de l'Unio! n africaine, Bacar et ses hommes auraient dû
être jugés samedi pour entrée irrégulière sur le territoire français et
infractions à la législation sur les armes de guerre. Mais le tribunal
correctionnel a annulé ces poursuites pour vice de forme. Pour annuler la
procédure, le tribunal s'est rangé à l'avis de l'avocate de la défense, Me Marie
Briot, qui avait mis en cause la prolongation de la garde à vue des prévenus
dans la nuit de vendredi à samedi, au commissariat de Saint-Denis. Me Briot
avait estimé que cette prolongation constituait une "atteinte aux droits de la défense", aucun acte
de procédure n'ayant été établi après qu'elle eut été décidée. Le colonel Bacar
et ses hommes avaient été placés en garde à vue dans la nuit de jeudi à
Saint-Denis, après leur arrivée dans un transall de l'armée de l'air française.
Le parquet dispose de dix jours pour faire appel.

"! Bacar est
actuellement placé sous surveillance de la gendarme! rie dans un bâtiment
militaire à La Réunion, et sous le coup d'un arrêté de reconduite à la
frontière. Le préfet Pierre-Henry Maccioni avait précisé samedi avoir décidé une
assignation à résidence administrative qui permettra à l'OFPRA (Office français
de protection des réfugiés et apatrides) d'examiner les demandes d'asile
politique du colonel et de ses hommes "dans les jours qui viennent
".
Dimanche matin, des manifestants d'origine comorienne ont rallié la préfecture
pour déposer une motion demandant que le colonel soit renvoyé et jugé aux
Comores.

Vêtu d'un polo et d'un pantalon beige, chaussé de
tongs, le président déchu, 46 ans, était lors de l'audience entouré sur le banc
des prévenus par les 22 militaires de sa garde rapprochée, la plupart pieds nus
et en bermuda. Cinq interprètes comoriens avaient été désignés pour les
assister, bien que la plupart d'entre eux parlent le français. Interrogé par des
journalistes pendant une i! nterruption d'audience, le colonel Bacar a déclaré
avoir un "moral d'acier". A la question
"avez-vous peur d'être renvoyé aux Comores
?
", il a répondu: "aux Comores,
oui
".

Avant le procès, une centaine de manifestants
comoriens avaient déployé devant le palais des banderoles sur lesquelles on
pouvait lire "stop à l'humilitation du peuple
comorien, la France complice
" ou "expulsez l'animal".

Avec AP et AFP
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Re: Comores:1ERes coups de feu à Anjouan entr l'AND et les FGA

Message par Maadabass le Mar 1 Avr - 19:25

ANJOUAN Mouvements sociaux,
Syndicalisme
Sambi : "De grâce, pas de jets de pierres"

Dimanche 30 Mars 2008


<table cellpadding="0" cellspacing="5" width="100%"><tr><td rowspan="2" valign="top">
Le président comorien s'est adressé jeudi soir à la nation.
Dans un discours imprégné de références à la religion, il s'est félicité de
"l'éclatante victoire" de l'Armée nationale de développement à Anjouan, mais a
également appelé à la retenue les manifestants contre la "protection" accordée
par la France à Bacar. </td>
<td class="EC_pointvertical" align="center" width="350"> </td></tr>
<tr><td class="EC_pointvertical" align="center">Le Président Sambi.
</td></tr></table>"Manifester est un droit et personne ne doit, ne peut vous en
empêcher
", a-t-il souligné. "Alors vous
pouvez manifester. Mais nous ne devons en aucun cas encourir des reproches en le
faisant. Ainsi, vous pouvez déployer vos banderoles et dire aux Français qu’ils
ne doivent pas accueillir un tel personnage. Mais de grâce, pas d’insultes, pas
de jets de pierres, surtout à l’encontre de ressortissants étrangers dans notre
pays. Des mandats d’arrêt ont été délivrés"
, a-t-il poursuivi. "Le gouvernement a demandé l’extradition. Il appartient
à la France de tenir compte de ce qui s’est passé à Ngazidja, à Ndzouani, à!
Mwali, à Maore ainsi qu’à la Réunion et en France. Le gouvernement français doit
comprendre que les comoriens soient mécontents. On nous rétorque l’existence de
la peine de mort dans notre pays. Alors je demande qu’il soit envoyé là il n’y a
pas de peine de mort, à Arusha ou à La Haye, mais qu’il soit jugé pour ses
crimes. J’ose espérer que ce message sera entendu. J’ai appris que le dossier
était à l’étude. Mais aucune réponse ne nous a encore été donnée. Alors
manifestez dignement : ne vous en prenez ni aux personnes ni aux biens. Donnons
l’exemple et faisons la démonstration que les Comoriens sont des gens civilisés
qui réclament leurs droits. Car certains n’attendent qu’un léger égarement de
notre part pour transformer notre victoire en défaite.
"

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Re: Comores:1ERes coups de feu à Anjouan entr l'AND et les FGA

Message par Maadabass le Mar 1 Avr - 19:27

ANJOUAN Justice
"Mjamawe" capturé par l'armée comorienne

Dimanche 30 Mars 2008


<table border="0" cellpadding="10" cellspacing="0" width="100%"><tr><td align="left" valign="top">
Mohamed Abdou Mmadi, alias Mjamawe, ancien premier ministre
sous la Présidence Djohar, ancien ambassadeur des Comores à Madagascar sous le
régime Azali, et ces derniers mois ministre de la Coopération et porte-parole du
régime de Mohamed Bacar, a été capturé vendredi à Anjouan par l'armée
comorienne, a été arrêté dans la région de Jéjé vendredi, a indiqué à l'AFP
Mohamed Bacar Dossar, directeur de cabinet chargé de la Défense de l'Union des
Comores.

De même source, l'ancien candidat malheureux à la dernière
présidentielle de l'Union des Comores, Ibrahim Halidi Abdrémane rallié au
régime, a lui aussi été arrêté. Capturé peu après le début de l'intervention
Caabi Elchroutoui, ancien vice-président de l'Union des Comores et ancien
secrétaire général de la Commission de l'Océn Indien, qui avait également rallié
le président déchu Mohamed Bacar, "est
actuellement chez lui sous surveillance
», a indiqué Dossar. Plusieurs
fois ministre et jusqu’en 2007 président de la Cour Constitutionnelle, Ahmed
Abdallah Sourette est lui aussi entre les mains des forces comoriennes.</td></tr></table>
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Re: Comores:1ERes coups de feu à Anjouan entr l'AND et les FGA

Message par Maadabass le Mar 1 Avr - 19:28

ANJOUAN Défense - Conflits
L'Union africaine veut "consolider la paix et la stabilité"


Dimanche 30 Mars 2008


Après la défaite de Mohamed Bacar, l'Union africaine (UA) va
étudier les voies et moyens d'aider le gouvernement d'Union des Comores à
consolider la paix et la stabilité, indique un communiqué du Conseil de la Paix
et de sécurité (CPS) de l'organisation continentale. "Le Conseil se réunira prochainement pour examiner les
modalités selon lesquelles l'Union africaine continuera à apporter un appui aux
efforts des autorités de l'Union et ceux des îles autonomes afin de consolider
la paix et la stabilité dans les Comores et faciliter la recherche d'une
solution adéquate aux problèmes institutionnels de la nouvelle entité
comorienne
", souligne le CPS. Réunit vendredi à Addis-Abeba, le Conseil a
salué la restauration de l'autorité de l'Union des Comores sur l'île d'Anjouan
grâce à la participation militaire de la Tanzanie et du Soudan. Il a également
exprimé la gratitude de l'UA aux gouvernements de la Tanzanie, la Libye, le
Sénégal et au Soudan pour avoir contribué à la restauration de la légalité à
Anjouan. Il s'est félicité de l'engagement pris par le gouvernement comorien
d'organiser des élections à Anjouan dés que possible conformément aux
dispositions constitutionnelles du pays.

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Re: Comores:1ERes coups de feu à Anjouan entr l'AND et les FGA

Message par Maadabass le Mar 1 Avr - 19:35


Situation calme à Mayotte







Lundi 31 Mars 2008-
19:50:48
-


<table border="0" cellpadding="5" cellspacing="0" width="99%"><tr><td width="70%"> Alors que les Comoriens en
situation irrégulière se font le plus discret possible depuis jeudi 27
mars, les représailles de certains Mahorais qui souhaitent leur faire
quitter le territoire n'avaient pas eu lieu lundi 31 mars. Les
patrouilles se multiplient dans l'île.


</td>
<td> </td>
</tr>
<tr> <td colspan="2"> <table border="0" cellpadding="3" cellspacing="5" width="100%"> <tr> <td valign="top">
Dans un communiqué envoyé à la presse lundi après-midi, la préfecture se réjouit d'un "retour à une situation normale". "Actuellement la situation est calme et sous contrôle des forces de police et de gendarmerie",
indique le document. L'escadron de la gendarmerie mobile (80 membres)
arrivé samedi soir à Mayotte en provenance de Toulouse, qui a remplacé
les deux pelotons venus en urgence jeudi soir de la Réunion –et
repartis samedi-, patrouille dans l'île. En effet, "le
Préfet de Mayotte a décidé de renforcer la sécurité en organisant de
nombreuses patrouilles des forces de l’ordre sur l’ensemble de l’île
", indique le communiqué. Ce dispositif sera complété, annonce la préfecture, "par
la mise à disposition d’un patrouilleur de la Marine Nationale et d’un
hélicoptère de l’Armée de l’Air chargés d’assurer la surveillances des
côtes mahoraises.
" Jointe par nos soins, la préfecture n'a
cependant pas souhaité préciser la nature de ses craintes –de nouvelles
manifestations de Comoriens en cas d'extradition de Bacar vers
l'Afrique du Sud ? ou des représailles de Mahorais à l'encontre des
sans-papiers ?...
Le préfet est
toujours vivement critiqué par de nombreux métropolitains qui accusent
les forces de l'ordre d'être intervenues tardivement jeudi, lors des
émeutes. Les rumeurs évoquant des morts ce jour-là continuent de
circuler. Aucune information n'est cependant venue les corroborer. Le
bilan officiel reste de 18 blessés.
A noter enfin que les délégués des 200 manifestants qui avaient demandé dimanche à M'tsapéré le départ des sans-papiers (lire article précédent)
ont été reçus lundi 31 mars par le nouveau maire de la commune de
Mamoudzou, Ladjo (UMP). Ils lui ont présenté une liste de
revendications parmi lesquelles la multiplication des contrôles
d'identité, l'interdiction faite aux vendeurs à la sauvette d'exercer
leur travail aux abords du marché, et l'interdiction de fréquenter la
rivière de M'tsapéré, sous le prétexte que les sans-papiers la
polluent. Ces deux derniers points devraient faire l'objet d'un arrêté
municipal, a affirmé sur les ondes de RFO le maire.
VM</td></tr></table></td></tr></table>





Dernière édition par vahibenien le Mar 1 Avr - 19:41, édité 3 fois
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Re: Comores:1ERes coups de feu à Anjouan entr l'AND et les FGA

Message par Maadabass le Mar 1 Avr - 19:37

M. Abdou Cheik nommé président par intérim d'Anjouan
Lundi 31 Mars 2008


Le président de la Cour d'appel d'Anjouan, Lailizamane Abdou
Cheik, est devenu lundi 31 mars président par intérim de l'île avec pour mission
d'organiser de nouvelles élections d'ici deux à trois mois.


"J'ai pour mission d'organiser l'élection du président
de l'île d'Anjouan d'ici deux à trois mois
", a indiqué M. Abdou Cheik peu
après sa prise de fonction, remerciant "l'armée
comorienne, les troupes tanzaniennes et soudanaises d'avoir restauré la paix
dans l'île
". Selon la constitution anjouanaise, l'intérim du pouvoir
exécutif est assuré, en cas de vacance, par le président de la Cour d'appel.
Lailizamane Abdou Cheik a prêté serment devant les membres de la Cour
constitutionnelle de l'Union des Comores qui se sont rendus à Anjouan pour la
circonstance.

Formé en Ukraine, le nouveau président d'Anjouan,
48 ans, est titulaire d'un DEA en droit international! obtenu à l'université
d'Etat de Kiev. C'est à l'Ecole régionale supérieure de la magistrature de
Port-Novo, au Benin, qu'il a complété sa formation. Il était jusqu'à sa
désignation à la tête d'Anjouan dimanche 30 mars, le président de la Cour
d'appel de l'île.
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Re: Comores:1ERes coups de feu à Anjouan entr l'AND et les FGA

Message par Maadabass le Jeu 3 Avr - 19:29

ANJOUAN Justice
Mohamed Bacar ne sera pas renvoyé aux Comores
Mercredi 2 Avril 2008


Le président déchu de l'île d'Anjouan, Mohamed Bacar,
assigné à résidence à la Réunion depuis samedi 29 mars, a vu son arrêté de
reconduite à la frontière transformé en arrêté de reconduite aux frontières,
mardi soir. Cette modification signifie qu'il ne pourra être renvoyé aux
Comores.



Pris mardi 1er avril à 22 heures par le préfet de la Réunion, le
nouvel arrêté concerne également les 22 hommes qui accompagnent l'ancien
dictateur d'Anjouan, depuis qu'il a quitté l'île après son renversement le 25
mars. Mercredi, le tribunal saisi d'un recours contre un précédent arrêté de
reconduite à la frontière, datant du 28 mars, a constaté que le préfet de la
Réunion l'avait abrogé, avant de le remplacer par celui qu'il a signé mardi. Le
premier arrêté prévoyait que Mohamed Bacar et ses hommes seraient renvoyés aux
Comores. Le nouveau indique qu'il pourra être envoyé dans n'importe quel pays
qui l'acceptera – on parle avec insistance de l'Afrique du Sud. Cela signifie
qu'il ne sera très certainement pas renvoyé aux Comores, où les autorités le
réclament pour pouvoir le juger pour, entre autres, des faits de torture. Les
avo! cates de Mohamed Bacar ont annoncé leur intention de déposer jeudi 3 avril
une requête contre cet arrêté devant le tribunal administratif de
Saint-Denis-de-la-Réunion.

Le tribunal de Saint-Denis a par contre rejeté la
demande des avocates de l'ex-président anjouanais visant à ce que ce dernier
obtienne une autorisation provisoire de séjour en France –ce qui lui aurait
permis de se rendre sur l'ensemble du territoire national.

Mohamed Bacar et ses hommes, hébergés sur la base
aérienne 181 de La Réunion, ont formulé lundi une demande d'asile politique à la
France et le préfet de la Réunion a demandé à l'Ofpra (Office français de
protection des réfugiés et apatrides) de l'examiner selon la procédure
d'urgence. "Je fais confiance à la justice
française
", a déclaré à l'AFP et aux médias réunionnais Mohamed Bacar
venu assister mercredi à l'audience du tribunal admi! nistratif. "La Réunion est ! une île démocratique, sécurisée, où
personne ne pourra attenter à nos jours. C'est aussi parce que nous sommes
menacés que nous demandons l'asile politique à la France
", a-t-il ajouté.
Si la procédure d'urgence est adoptée, l'Ofpra disposera de quinze jours pour
répondre à la demande de Mohamed Bacar et de ses hommes.

A sa sortie du Tribunal, l'ancien dictateur a été
hué par quelques dizaines de manifestants. L'éventuelle extradition de Bacar
dans un pays tiers pourrait entraîner des troubles importants dans les quatre
îles de l'archipel.

VM (avec AFP)
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Re: Comores:1ERes coups de feu à Anjouan entr l'AND et les FGA

Message par Maadabass le Jeu 3 Avr - 19:32

Djaffar Salim arrêté à Anjouan

Le ministre de
l'Intérieur du régime Bacar et ex-bras droit du colonel, Djaffar Salim, a été
arrêté lundi 31 mars à Mutsamudu, la capitale d'Anjouan. "Avec lui et
l’arrestation la veille de Réhéma Boinali, de Caabi, Mjamawé, Halidi, Sourette,
le premier cercle des acolytes du Colonel rebelle se trouve désormais sous les
verrous", indique la présidence de l'Union. Djaafar Salim était l'un des plus
proches et anciens collaborateurs de Bacar.
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Re: Comores:1ERes coups de feu à Anjouan entr l'AND et les FGA

Message par Maadabass le Jeu 3 Avr - 19:33

MADAGASCAR Justice
Mayotte : trois proches de Bacar condamnés à la prison
Mercredi 2 Avril 2008


Lundi soir, le Tribunal de première instance de Mamoudzou
présidé par Alain Mancini a jugé en comparution immédiate trois membres du
régime Bacar, dévoile dans son édition du 2 avril Flash Infos. Mohamed Soumaïla,
responsable de l'aéroport de Ouani, Mohamed Mikidadi, adjoint au commandant d'un
peloton de la gendarmerie, et Ridjali Abdou, directeur de cabinet de Mohamed
Bacar seraient partis d'Anjouan dans la nuit du vendredi 28 au samedi 29 mars,
rapporte le quotidien sur abonnement.

Ils sont entrés à Mayotte sans document valide (visa) et en
possession d'armes de guerre. Le procureur de la République, Gilles Rognoni, a
requis à leur encontre une peine de 6 mois de prison dont 4 fermes. Le juge
Mancini a condamnés Mohamed Soumaïla et Mohamed Mikidadi à 4 mois de prison
dont 2 fermes, alors que Ridjali Abdou, dont le président a estimé que la
détention d'armes n'était pas avérée, a été condamné à 2 mois de prison dont un
ferme. Selon Flash Infos, les trois condamnés seront mis en isolement à la
maison d'arrêt de Majicavo avant d'être transférés à la Réunion. Ils ont demandé
l'asile politique comme leur ancien maître, Mohamed Bacar.

Outre ces trois personnes, quelques partisans ou
dignitaires du régime Bacar sont arrivés clandestinement à Mayotte ces derniers
jours. En déb! ut de semaine, "six personnes se
sont présentées spontanément soit à la gendarmerie soit au commissariat de
police afin de solliciter l’asile politique
", informe la préfecture.
Cependant, affirmait mardi 1er avril la préfecture, l'on ne peut parler d'une
arrivée massive "de gendarmes
anjouanais
".

La préfecture affirme avoir renforcé son
dispositif de lutte contre l'immigration clandestine au large des côtes
mahoraises. Un dispositif qui n'avait pas permis de repérer la vedette
transportant Mohamed Bacar et ses 22 hommes de main, mais qui a permis
l'interception de deux kwassa avec à leur bord respectivement 12 et 9 passagers,
mardi.

Ces 21 personnes ajoutées aux six autres cités
plus haut "sont, soit gendarmes ou
fonctionnaires d’Anjouan soit des personnalités proches de l’ancien gouvernemen!
t d’Anjouan
", indique la préfecture, qui précise que "! toutes ont été placées en garde à vue à fur et à
mesure de leur arrivée à Mayotte
".

VM
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Re: Comores:1ERes coups de feu à Anjouan entr l'AND et les FGA

Message par Maadabass le Jeu 3 Avr - 19:35

ANJOUAN Défense - Conflits
Pretoria voit dans l’intervention militaire à Anjouan, une
leçon aux dictateurs
Mercredi 2 Avril 2008



L’Afrique du Sud a salué l’intervention militaire de l’Union
Africaine (UA) pour destituer Mohamed Bacar, président autoproclamé l’Ile
d’Anjouan, y voyant une leçon pour ceux qui pourraient être tentés de banaliser
et contourner les voies démocratiques d’accession au pouvoir, a appris APA lundi
à Dar es Salam.

S’exprimant lors d’une rencontre spéciale avec des directeurs de
publications, le Haut commissaire de l’Afrique du Sud en Tanzanie, Sindiso
Mfenyana a salué l’intervention militaire de l’UA, la jugeant « indispensable »
après l’échec des efforts pour une sortie pacifique de l’impasse.

La négociation est « le moyen idéal pour éviter
une effusion de sang » parmi les civils innocents de l’Ile, a admis M. Mfenyana,
reconnaissant toutefois qu’au vu de la situation qui ! prévalait dans l’Ile
comorienne, « une action militaire était devenue inévitable », pour libérer le
peuple du joug d’une dictature.

L’émissaire sud africain a souligné « la
nécessité de plus privilégier les voies pacifiques pour la résolution de
conflits à travers le continent, à l’instar du consensus trouvé dans la
situation politique au Kenya suite à la médiation de l’ancien secrétaire général
des Nations Unies, Kofi Annan et du président de l’UA, Jakaya Kikwete, chef de
l’Etat de Tanzanie.

Répondant à la question de savoir si l’UA devrait
intervenir militairement contre les régimes dictatoriaux ou les auteurs de
machinations pour accéder au pouvoir en contournant les voies démocratiques, M.
Mfenyana a estimé que « les moyens les plus nobles sont d’abord la négociation
pacifique ».

Pretoria s’était, dans un premier temps
clairement démarqué du projet d’intervention mili! taire, le Président Thabo
Mbeki insistant alors sur la nécess! ité de négocier pacifiquement avec
Bacar.
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Re: Comores:1ERes coups de feu à Anjouan entr l'AND et les FGA

Message par Maadabass le Dim 6 Avr - 14:45

ANJOUAN Justice
La France nie avoir exfiltré Bacar

Samedi 5 Avril 2008

<table border="0" cellpadding="10" cellspacing="0" width="100%"><tr><td align="left" valign="top">
La France a répondu jeudi 3 avril aux accusations du
parlement comorien d'avoir "exfiltré" l'ancien homme fort de l'île d'Anjouan,
Mohamed Bacar, en assurant que les conditions de son départ vers l'île française
de Mayotte étaient encore "non éclaircies".

"Malgré la présence à Anjouan d'importants contingents
militaires comoriens et africains, M. Bacar a pu en partir dans des
circonstances non éclaircies à ce jour et entrer illégalement à Mayotte
",
a déclaré la porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Pascale
Andréani, en réponse à "certaines
allégations
".

Le parlement de l'Union des Comores a accusé
mercredi 2 avril la France d'avoir "exfiltré" vers Mayotte le président
déchu de l'île d'Anjouan pour le "soustraire à
la justice comorienne
".

Mme Andréani a ajouté que M. Bacar était
aujourd'hui en résidence surveillée sur l'île française de la Réunion, et que sa
demande d'asile était "examinée en urgence par
l'Office Français des réfugiés et apatrides conformément aux règles de
droit
". La porte-parole a souligné que la France a "condamné dès l'origine la tentative sécessionniste de
l'île d'Anjouan et a suspendu depuis juin 2007 toute action de coopération avec
les autorités de fait de cette fraction de l'Union des Comores
". Elle a
rappelé que Paris avait apporté son soutien à l'opération militaire qui a permis
de le chasser, en assurant notamment le transport de troupes tanzaniennes entre
Dar es-Salam et la capita! le comorienne Moroni.

(AFP)! </td></tr></table>
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Re: Comores:1ERes coups de feu à Anjouan entr l'AND et les FGA

Message par Maadabass le Dim 6 Avr - 14:51

ANJOUAN Justice
Bacar a été écroué après une demande d'extradition

Samedi 5 Avril 2008


Vendredi, l'ex-président de l'île d'Anjouan Mohammed Bacar,
a été écroué à la Réunion après la "demande d'arrestation aux fins
d'extradition" formulée par la justice des Comores.

"Cette
incarcération fait suite à une demande d'arrestation aux fins d'extradition,
formulée par le ministre de la Justice des Comores, auprès du gouvernement
français
", a déclaré à la presse le procureur adjoint Jean-Robert
Dobanton.

La France et les Comores n'ayant pas signé
d'accord d'extradition, cette demande d'arrestation a suivi la voie
diplomatique. La justice comorienne dispose maintenant d'un mois pour faire
parvenir le texte de la demande, permettant alors à la chambre d'accusation de
la Cour d'Appel de Saint-Denis de la Réunion de statuer sur cette demande. Si
l'avis de la Cour est positif, la demande sera transmise au Premier ministre.

Les 21 personnes qui accompagnaient Bacar dans
son odyssée, également concernées par cette mesure d'écrou extraditionnel, ont
été réparties dans deux maisons d'arrêt de la Réunion.

La demande d'arrestation adressée par les
autorités comoriennes fait état de crimes et de délits tels que viols, meurtres,
actes de violences et vols reprochés aux 22 hommes.

Avec
AFP


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Re: Comores:1ERes coups de feu à Anjouan entr l'AND et les FGA

Message par Maadabass le Mer 9 Avr - 0:01

ANJOUAN Justice
Sambi à Anjouan : "Je vous appelle à faire confiance en la
justice"

Lundi 7 Avril 2008



Le président de l'Union des Comores s'est rendu à Anjouan
samedi, pour la première fois depuis un an, après la fuite de Mohamed Bacar.
"Il y a un peu plus de dix ans, quelqu’un a annoncé au
monde, au nom de tous les Anjouanais, qu’il a rompu d’avec la République des
Comores. Aujourd’hui, j’annonce au nom de vous tous, Anjouanais, que le
séparatisme est mort
". Telles ont été parmi les premiers mots du
président de l'Union des Comores, Ahmed Abdallah Sambi, samedi 5 avril, lors de
son retour très attendu à Mutsamudu. Cela faisait un an que Sambi, originaire de
Mutsamudu, n'avait pas posé sur le sol anjouanais. Moins de deux semaines après
le débarquement et de retour du Sommet de la Ligue arabe, il a ainsi mis fin à
un exil forcé quelque peu insolite, qui avait débuté lorsque des gendarmes
anjouanais aux ordres de Mohamed Bacar avaient empêché son avion d'atterrir le 2
mai 2007, en ple! ine campagne électorale.

Accueilli en "libérateur" sur l'île qui l'avait élu en tête
lors du scrutin présidentiel de 2006 –l'aéroport de Ouani avait été pris
d'assaut par des milliers d'Anjouanais dès l'aube- le président Sambi a répété à
plusieurs reprises lors d'un meeting au stade Missiri –plein à craquer- : "Le séparatisme est mort", avant d'ajouter :
"Les rebelles sont partis, certains en prison à
La Réunion, d’autres aux Comores grâce à vous, à notre armée et aux forces de la
coalition. Je vous en félicite
". "Je
sais combien vous avez souffert ; vous avez été torturés. Je vous appelle à
faire confiance en la justice. Nul n’a le droit de se faire justice. Gardez-vous
des règlements de comptes !
", a lancé le chef de l’Etat comorien dans un
élan lyrique.
Il a ensuite exhorté la communauté interna! tionale à faire renvoyer aux
Comores Mohamed Bacar, pour qu'il soit jugé "pour tous les torts qu’il a causés à la nation
comorienne et à la population anjouanaise
". "J’espère que Mohamed Bacar ne sera pas la cause de
brouille entre la France et les Comores unies par des relations de confiance et
d’amitié. Le cas de Mohamed Bacar ne doit pas mettre en danger l’entente entre
les Comores et la France
", a-t-il ajouté, convaincu que "la patrie des droits de l’homme ne protégera pas un
homme qui a fait tout ce que l’on sait à son pays
". "Ce que les Comoriens n’accepteront pas, c’est que
Mohamed Bacar ne soit pas jugé
", a-t-il conclu sur ce sujet, évoquant
une nouvelle fois la possibilité qu’il soit traduit devant la Cour pénale
internationale (CPI de La Haye), faute d’un procès aux Comores.
Le président Sambi a par la suite rendu hommage aux dirigeants des pays qui
ont fourni des troupes pour former la coalition de libération de l'île d'Anjouan
(Tanzanie, Soudan, pour les hommes ; la Libye pour son apport matéri el et
financier et le Sénégal pour la planification militaire). Il s’est dit
reconnaissant à l'égard du Maroc, de la France et des Etats-Unis, pour les
apports importants et "désintéressés"
pour la restauration de la légalité dans l’île d’Anjouan. Il a toutefois averti
qu’après la libération d’Anjouan, le vrai combat doit commencer : la remise
"du pays sur les rails du
développement
", annonçant ainsi la convocation par la Ligue des Etats
arabes, en octobre prochain au Qatar, d’une conférence de solidarité pour le
développement des Comores.

Dans les principales artères de Moroni et de
Mutsamudu, des posters géants d! u président Sambi sont accrochés aux murs, mais
aussi des pho! tos de Mouammar Kaddafi, de Abdoulaye Wade, d’Omar El-Bachir ou
encore de Jakaya Kikwete.

VM (avec Panapress et AFP)
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Re: Comores:1ERes coups de feu à Anjouan entr l'AND et les FGA

Message par Maadabass le Mer 9 Avr - 0:01

Le ministre de la Justice satisfait

Interrogé par Le
Quotidien de la Réunion samedi, le ministre de la Justice de l’Union des
Comores, Mourad Saïd Ibrahim, s’est ouvertement réjoui de la décision du
gouvernement français de placer Mohamed Bacar et 21 membres de son ancienne
garde rapprochée en état d’"arrestation provisoire aux fins d’extradition" (lire
article précédent). "Cette décision va dans le sens du dialogue franco-comorien.
Notre gouvernement a désormais un mois pour transmettre à la France les demandes
d’extradition", a-t-il indiqué. Une série de mandats d’arrêt internationaux ont
été transmis aux autorités françaises, rapporte le quotidien réunionnais. Si la
France et les Comores n’ont pas signé d’accord d’extradition, les deux pays ont
déjà coopéré sur le plan judiciaire. Concernant la peine de mort, "il est encore
trop tôt" pour parler des garanties demandées par la France aux Comores afin que
la sentence ne soit pas appliquée à l’ancien dirigeant anjouanais et à ses
milit! aires, en cas d’extradition, a affirmé M. Mourad. "Pour Mohamed Bacar, la
question ne se pose pas, souligne le ministre de la Justice. Car les faits qui
lui sont reprochés ne lui font pas encourir la peine capitale mais une peine de
prison allant jusqu’à perpétuité."
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Re: Comores:1ERes coups de feu à Anjouan entr l'AND et les FGA

Message par Maadabass le Mer 9 Avr - 0:03

ANJOUAN Justice
Bacar toujours sous la menace d'une reconduite à la
frontière

Lundi 7 Avril 2008



Le tribunal administratif de St-Denis-de-la-Réunion a rejeté
dimanche 6 avril la requête d’annulation de l’arrêté de reconduite à la
frontière prise le 1er avril à l’encontre de Mohamed Bacar et de ses hommes.

Après le rejet par le tribunal administratif de la demande
d’annulation de l’arrêté préfectoral de reconduite à la frontière effectué par
les trois avocats des 23 hommes, le colonel Bacar et ses 22 compagnons d’armes
se trouvent désormais sous le coup d’une mesure d’expulsion. “Dans ce dossier, le politique vient prendre le pas
sur le judiciaire
”, a précisé à l'audience Me Briot, avocate de M.Bacar.
Sa consœur Me Vimala Sandanom a pour sa part évoqué le fait que l’Ofpra (Office
français de protection des réfugiés et des apatrides) n'a toujours pas rend! u
son verdict concernant la demande d'asile des 23 hommes, et qu’à ce titre,
aucune mesure d’éloignement ne peut-être
prise.


Alors qu'une quarantaine de manifestants
scandaient des messages anti-Bacar à l'extérieur du tribunal, rapporte le
Journal de l'île de la Réunion, le président a rejeté les arguments de la
défense. L’ouverture des portes du tribunal administratif laisse filtrer par
à-coups le bruit des manifestants. Les 23 prévenus ont quitté le tribunal sous
forte escorte. 22 d’entre eux, dont M.Bacar, font l’objet d’un ordre d’écrou
extraditionnel depuis vendredi. Ils ont été renvoyés dans leurs cellules de la
prison de la Rivière-des-Galets et de la maison d’arrêt de Saint-Pierre.
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Re: Comores:1ERes coups de feu à Anjouan entr l'AND et les FGA

Message par ben_976 le Jeu 10 Avr - 21:42

si les anjounais veulent faire la loi à mayotte nou on est près à se battre déjà ils sont en situation irréguliers dc si j'etais eux moi je ne la ramenerais pas, ce qui s'est passé avec les blanc c pa tré malin ce qu'ils ont fait maintenan la chass o anjounai est ouvert c'est la loi de la jungle

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Re: Comores:1ERes coups de feu à Anjouan entr l'AND et les FGA

Message par Maadabass le Ven 11 Avr - 20:23

ANJOUAN Justice
Anjouan : Lasbadias en prison
Jeudi 10 Avril 2008



Le Français "Jean-Louis Victor Alexandre Gayout de Falco de
Puyraveau-Puybereau de Miglos et Casteldiai, XVe Baron-Seigneur et Roy de
Lasbadias", qui revendique la nationalité anjouanaise qui lui a été accordée en
1997 par le régime séparatiste, a été arrête à Anjouan il y a quelques
jours.

Selon une source gouvernementale, "de lourdes charges pèsent contre lui". Arrivé
avec son jeune fils en pleine genèse de l'Etat sécessionniste après avoir pris
contact avec le docteur Zaïdou, l'un des idéologues du mouvement basé à la
Réunion, cet original poursuivait dans l'archipel un vieux rêve séparatiste que
sa famille n'avait pu réaliser en Occitanie. Il participera à l'encadrement des
miliciens avant d'être nommé "ambassadeur
plénipotent! iaire extraordinaire itinérant de l'Etat d'Anjouan
", puis de
prendre durant quelques semaines la direction de la région de Domoni.

Marié dans cette même région, où il vivait avec
sa jeune épouse comorienne et leurs enfants, il n'avait pas renoncé à son rêve
et s'engageait ponctuellement aux côtés du régime de Mohamed Bacar, à la
dernière investiture duquel il n'avait pas manqué d'assister. Récemment, il
avait été nommé par le ministre de l'Intérieur du régime rebelle "conseiller juridique des communes du sud" de
l'île.

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