MAYOTTE: LE FORUM DES MAHORAIS d'içi et d'ailleurs
NA MOU KARIBU

Mayotte : le PADD adopté par les conseillers généraux

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Mayotte : le PADD adopté par les conseillers généraux

Message par Maadabass le Dim 2 Mar - 13:54


Saïd Omar Oili, le président du Conseil général de Mayotte,
avait fait du Plan d'aménagement et de développement durable (PADD) l'une de ses
actions phares à la tête de la collectivité départementale. Vendredi 29 février,
lors de la dernière séance plénière avant les élections cantonales des 9 et 16
mars dans lesquelles il remet en jeu son mandat, le PADD a été adopté par les
quelques conseillers généraux présents. Non sans mal.
<table cellpadding="5" cellspacing="5" width="100%"><tr><td align="right" valign="bottom">
Hadadi Andjilani a remis en cause le fond du PADD. "Les maires ne sont
pas d'accord avec tout ce que dit le PADD, les a-t-on consultés avant les
modifications ?" a-t-il demandé.
</td>
<td class="EC_pointvertical" align="center" width="350">
</td></tr></table>
<table align="right" border="0" cellpadding="5" cellspacing="5" width="35%"><tr><td class="EC_pointvertical" valign="top" width="200"><table class="EC_cadre" bgcolor="#dbdde6" border="0" cellpadding="3" cellspacing="0" width="100%"><tr><td>Absentéisme </td></tr>
<tr><td>
</td></tr>
<tr><td>Cela n'a pas
étonné grand monde. Soiderdine Madi, conseiller général (majorité) d'Acoua, l'a
cependant regretté lors de la séance : seuls 10 élus sur 19 étaient présents
vendredi. Il a également dénoncé l'absentéisme lors des commissions. "Depuis
plusieurs semaines, la commission des appels d'offre n'a pas pu statuer faute du
quorum atteint. C'est dommageable pour le développement de l'île." Si
l'absentéisme des élus n'est pas un phénomène nouveau à Mayotte, il est exacerbé
ces derniers temps par la prochaine élection. Dix des 19 conseillers généraux
remettent en jeu leur mandat, et nombreux sont ceux qui ne sont pas sûrs d'être
réélus.
</td></tr></table></td></tr></table>

Adopté dans un premier temps
le 17 décembre 2004 par les conseillers généraux, au début de la présidence de
Oili –il a succédé à Younoussa Bamana en avril 2004-, ce document indispensable
à l'aménagement de l'île avait disparu dans les cartons ministériels jusqu'en
septembre 2007. Visé depuis par les ministères concernés puis par le Conseil
d'Etat (lire l'article "MAYOTTE
Le PADD bientôt adopté
")

), il devait être une nouvelle fois adopté par
les élus avant d'être définitivement validé. Vendredi 29 février, dans un
hémicycle à moitié plein –le quorum a été tout juste atteint avec seulement 10
élus sur 19, lire ci-contre-, les échan! ges concernant les dernières
modifications apportées par le Conseil d'Etat et la préfecture de Mayotte ont
été vifs, dépassant les clivages politiques.

Plusieurs élus, de la majorité comme de
l'opposition, ont regretté le peu de temps accordé pour étudier les
modifications apportées par la préfecture. "Nous sommes le 29 février, et on
nous demande de voter des modifications qui nous ont été transmises par la
préfecture le 28 février. Nous avons eu moins de 24 heures ! Moi, je n'ai pas eu
le temps de les lire, et je ne veux pas être ridicule", s'est insurgé Fadhul
Ahmed, conseiller général (UMP, opposition) de Pamandzi. Mhamadi Abdou,
conseiller (MDM, majorité) de Bandraboua s'est également ému de ce manque de
temps. "Encore une fois, on va prendre une décision sans vraiment savoir ce que
l'on vote. On nous demande d'être d'accord, mais on ne sait pas vraiment ce que
représentent ces modifications. On ne peut pas décider aujourd'hui à ! bon
escient". Et d'en rajouter une couche : "Je ne veux pas ê! tre inscrit au
palmarès des élus qui auront pris une mauvaise décision !"

Après avoir lu les modifications –portant sur des
points de détails- apportées par la préfecture, Saïd Omar Oili est monté au
créneau pour défendre sa proposition. "Si on fait encore une révision, on va
repousser l'adoption du PADD à des délais très longs. On va donc ralentir tout
l'aménagement du territoire. Le Conseil d'Etat a approuvé le PADD, mais il nous
a demandé de l'adapter aux nouvelles dispositions législatives, car depuis 2004
il y a eu des évolutions. Les modifications de la préfecture ne touchent pas au
fond, mais seulement à la forme. Si on ne l'approuve pas aujourd'hui, il ne sera
jamais approuvé !" Et de rappeler que sans PADD, les communes ne pourront mettre
en place le Plan local d'urbanisme (PLU), outil essentiel au développement des
communes.

Son directeur général des services, André Dorso,
l'a soutenu en rappelan! t que "le Conseil d'Etat a accepté de réserver neuf
sites pour des projets touristiques, alors qu'il en souhaitait cinq à la base.
Mais en échange, il nous a demandé des modifications sur la forme. Si on ne le
valide pas, les neuf sites [situés en bord de mer, ndlr] ne pourront être
constructibles, car seul le PADD peut déroger à la loi du littoral." Mustoihi
Mari, conseiller (MDM) de Bandrele et président du Comité du tourisme, a
également soutenu son adoption, car "en attendant, certains projets touristiques
sont bloqués".

Pour sa part, Hadadi Andjilani, conseiller (UMP)
de Ouangani, a émis des réserves quant au fond du document. "Les maires ne sont
pas d'accord avec tout ce que dit le PADD, les a-t-on consultés avant les
modifications ?" a-t-il demandé. Fadhul a lui aussi rappelé les points de
désaccord qui existent quant au document –notamment l'interdiction de construire
de nouvelles routes dans les dix prochaines années. Ce à quoi le ! président de
l'assemblée a rétorqué que "l'urgence, c'est d'a! dopter ce document. Après, on
pourra toujours le modifier." Le document dans sa mouture finale a été adopté à
8 voix pour –il y a eu deux abstentions.



VM
avatar
Maadabass
Modérateur
Modérateur

Age : 117
Date d'inscription : 16/10/2007
Localisation : st andré (CAMBUSTON)
Messages : 891
Points : 720

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum